
Quoi de mieux pour se remonter le moral que de changer un peu d’air ? C’est ce que j’ai fait ce week-end, c’était prévu depuis longtemps, et j’aurais été bien bête de rater ça.
Mon petit Frangibus Teutonibus a eu 30 ans cet été, et comme sa vie professionnelle n’est pas toujours très coopérative, nous n’avions pu fêter ça ensemble pendant les vacances. Qu’à cela ne tienne, ma cousine Noute lui a proposé de venir passer un petit week-end début octobre chez elle, en Auvergne, pour marquer le coup. Mon autre Frangibus s’est greffé à l’invitation, ma cousine Poux a également réservé la date dans son agenda. Pour ma part, quand j’ai eu vent de l’évènement, j’ai comploté avec Noute pour pouvoir en être moi aussi. On a décidé de ne rien dire à mon Frangibus histoire de lui faire une petite surprise.
C’était l’opération “32 septembre”, il ne manquait que ma cousine Sandie pour que cela vire à la parfaite cousinade (tu nous as manqué poulette !)
Vendredi, donc, j’ai laissé mes Korrigans aux bons soins de leur papa chéri et j’ai pris l’avion un peu en catastrophe à Nantes. À 21h je posais le pied sur le tarmac de Clermont Ferrand, en criant “surpriiiiiise” à mon petit frère, plus que prête à passer un week-end de folie. Je n’ai pas été déçue, j’ai passé 36h comme dans un monde un peu parallèle, dans une ambiance limite étudiante où tu manges des spaghettis bolo jusqu’au bout de la nuit tandis que les bouteilles s’accumulent sur la terrasse, où tu chantes des bêtises à tue tête, où tu refais le monde jusqu’à pas d’heure, vautrée dans le canapé, où tu te couches tard tard tard, où tu essayes de dormir sur un matelas dans le salon, à côté de tes frangins qui ronflent comme des tronçonneuses, où tu décides qu’avant midi ce n’est pas la peine de se lever, où le doliprane est ton meilleur ami et où tu passes ta journée à glandouiller gentiment en attendant de refaire la fête le soir.
Pendant quelques heures, j’ai pu laisser de côté ma vie d’épouse et de maman, sortir un peu de la routine du quotidien, retrouver ma famille dans un contexte bien plus joyeux que mercredi dernier, et rire à n’en plus pouvoir. La vie continue et c’est drôlement chouette.