Les enfants, Laura, Kinder et les autres
Par Shalima • 29 juil 2010 • Catégorie: À la Une • 13 blablas •
Il y a tant de choses à raconter sur ces deux jours passés au Village Kinder. Un vrai condensé d’émotion, de joie, de belles rencontres et d’adrénaline sur 48 heures. Ce n’est pas facile d’en parler sans tomber dans l’excès, la complaisance. Dès lors qu’une marque s’investit dans un projet caritatif, cela paraît toujours un peu suspect, n’est-ce pas ? Et pourtant, quel beau projet que celui-là ! 1000 enfants venus de milieux défavorisés qui ne partent jamais en vacances et qui se retrouvent, tout au long de l’été, le temps d’une semaine, dans un lieu magnifique, paisible et coloré, au bord de l’eau pour faire du sport, du sport et encore du sport. Un bel exemple qu’une entreprise peut se rendre utile et s’engager socialement de manière intelligente.
Le récit de ces deux jours est sur la page Facebook, mais ce séjour m’a tellement touchée que j’avais envie d’en parler ici aussi, un peu autrement.
J’ai été bluffée par l’organisation et la logistique que cela demande. Impressionnée par l’implication constante des animateurs, des moniteurs de sport, de l’équipe d’encadrement… Telle une petite souris, je me suis baladée sur le Village toute la journée, de la salle de repos où des enfants jouaient au Uno entre deux activités, à la piscine où s’ébattaient de joyeux poissons, le long des rives du Lot pour contempler au loin les cours d’optimist ou de canoë kayak. J’ai pu partager un repas avec les moniteurs. Je n’oublierai pas le sourire d’Assia qui se démenait comme un petit korrigan du haut de ses 8 ans lors d’une battle de hip hop, l’émotion d’Erwan soufflant ses 12 bougies au milieu des acclamations des 148 autres enfants, je n’oublierai pas la patience de Jean-Luc à la voile, la pêche de Marianne la prof de danse, le flegme de Mathieu et la gouaille de Philippe à l’aviron. Ni le sourire des enfants. Parce qu’ils sont heureux d’être là, et ça se voit. Et c’est tout ce qui compte, finalement.
Et puis il y a eu Laura. Laura Flessel, la grande championne d’escrime, une femme magnifique, impressionnante mais d’une gentillesse confondante. Un regard, un sourire, un petit mot pour chacun des enfants. Si passionnée et passionnante lorsqu’elle parle de son art. Les enfants étaient scotchés (et moi aussi, trépignant d’envie de reprendre le fleuret, près de 20 ans après avoir arrêté)
Alors voilà, j’ai passé deux jours à courir partout, je me suis levée aux aurores le lundi matin pour rentrer tard dans la nuit le mardi soir, je suis revenue sur les rotules, mais c’était tellement riche et exaltant que je repartirai sans hésiter dès demain s’il le fallait ! Je n’ai pas vraiment atterri depuis mon retour… et je ne me lasse pas de regarder mes photos.
+ et pour finir, un merci tout spécial à Béatrice qui m’a accompagnée durant ces deux jours +
































