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Mes chaussettes de main

Par Shalima • 11 jan 2011 • Catégorie: À la Une, bazar, girly girly27 blablas

scroodges

Alors ces ravissantes petites choses en cachemire duveteux, sur la photo, là, ce ne sont pas des chaussettes de tong, ni des jambières d’autruche, encore moins des manches de pull qui auraient perdu le reste de la panoplie. Non, ce sont des sortes de longues mitaines sans doigts (leur créatrice appelle ça des Scroogies, mais vous admettrez que c’est moyen mignon comme appellation) (un mix entre shcrounch shcrounch et huggies, peut-être ?) (berk).

Enfin bref.

J’ai déniché ces confortables petites chaussettes de main au détour d’une balade sur Etsy. J’avais tout d’abord repéré un modèle très chouette mignon sur la liste de Noël de KRiSS, mais ces mitaines-là me semblaient un peu courtes, et surtout elles n’étaient pas en pure laine. J’ai donc fouillé, farfouillé, et très rapidement, parmi les centaines de paires disponibles aux quatre coins du globe, j’ai jeté mon dévolu sur ces… gniii… Scroogies… (respire, respire) torsadées et 100% cachemire.

Elles ont peut-être un nom (et un look) approximatif mais j’en suis folle. Désormais, elles ne me quittent plus de la journée. Ah oui, parce que je ne vous ai pas précisé un truc… En fait ce sont des chaussettes de main d’intérieur. Je les mets exclusivement lorsque je travaille. Parce que malheureusement, le clavier auto-chauffant et la souris à moumoute n’existent pas encore, alors c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas geler des mains en tapant à l’ordi, tout en gardant les doigts libres.

Je ne pense pas être en mesure de lancer une mode, parce que là, ya du challenge, mais n’empêche, si vous aussi vous caillez au bureau, sérieux, je recommande !

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(une tronche de déterrée se cache sur cette photo, saurez-vous la retrouver ?)



Régime auto-entrepreneur : comment l’URSSAF m’a tueR

Par Shalima • 21 déc 2010 • Catégorie: À la Une, c'est moche120 blablas

Attention, aujourd’hui billet coup de gueule à forte teneur en termes incompréhensibles et mesquineries administratives… vous êtes prévenus !

On m’avait pourtant mise en garde : se lancer à son compte, c’est bien, mais gérer les tracas administratifs, c’est l’enfer. Mais moi, voyez-vous, je me croyais plus maline que tout le monde. J’avais opté pour le régime le plus simple qui soit (auto-entrepreneur), et je ne comptais gruger personne. Il me suffisait donc simplement, pensais-je, de déclarer mon chiffre d’affaire tous les 3 mois, et de payer mes 21% de cotisations rubis sur l’ongle, et je serai tranquille. HaHaHa, la bonne blague. Quelle naïve petite couillonne j’étais. Parce que évidemment, ça ne s’est pas du tout passé de la sorte. Et au bout de deux années d’activité, je me retrouve dans une merde pas possible.

Je vous raconte ?

Tout a commencé en octobre 2008, quand mon congé parental s’est terminé. Comme j’avais été licenciée économique l’année précédente, je me suis inscrite direct au chômage. A cette époque, grâce à mon blog, j’avais déjà des projets rédactionnels sur le feu, qui m’étaient alors payés en droits d’auteur et que je déclarais simplement aux impôts. Mais ça devenait de plus en plus compliqué à gérer, et on me proposait de nouveaux contrats. Vu le marché de l’emploi, l’idée de me lancer en free-lance a donc germé et je me suis dirigée vers la CCI (chambre de commerce et d’industrie) de Vannes. Là on m’a conseillé d’attendre le début de l’année 2009, car un nouveau statut allait voir le jour, auto-entrepreneur, qui allait tout simplifier et qui était particulièrement adapté à mon cas. En effet, ne payer de cotisations qu’en fonction de ce qu’on gagne, c’est l’idéal pour se lancer, et tester son activité. Compatible avec le chômage, pas d’inscription au registre du commerce, dispensée de TVA, comptabilité simplifiée (et ouais, pas besoin d’être diplômé en DCG pour comprendre tout ca). L’idéal, je vous dis !

Alors j’ai attendu quelques mois, et le 1er février 2009, je me suis lancée. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps, mes premiers contrats étaient effectifs, et pour me faire payer, j’avais besoin d’un numéro SIRET pour émettre des factures en bonne et due forme. Très rapidement, j’ai pu me rémunérer, j’ai donc voulu sortir du dispositif chômage. Pour ça, là encore c’était magique, il me suffisait de demander l’ACRE. On me payait la totalité de mes indemnités chômage en deux fois, et je les employais comme bon me semble : je pouvais investir dans du matériel ou garder les sous pour compléter mes revenus les mois où je ne facturais pas suffisamment.

Mais bien évidemment, c’était trop beau pour être vrai. Parce que les huiles qui ont pondu ce magnifique dispositif n’avaient pas prévu le cas auto-entrepreneur + ACRE. Très vite, ils se sont fait tirer les oreilles et ont planché pour réparer cet oubli. Et le 1er mai 2009, ayé, un joli décret est sorti : on pouvait être auto-entrepreneur et bénéficier de l’ACRE. Ouf.

Sauf que, BIEN SÛR, un décret n’est PAS retro-actif. Ces messieurs hauts placés ont fait une boulette ? C’est pas grave, hein. Mais comment ça se passe si tu es devenu auto-entrepreneur avant le 1er mai 2009, comme moi ? Bah tu l’as dans l’os. Bien profond.

Bien évidemment, tout le monde navigant à vue, PERSONNE n’a pu m’avertir de cette faille dans le système. C’est quand j’ai fait ma première déclaration de chiffre d’affaire en juillet 2009 que je me suis pris la mauvaise nouvelle en pleine gueule. Que faire alors, vers qui me retourner ? Bah personne, puisque personne n’y comprend rien.

J’ai réussi quand même à trouver un interlocuteur à l’URSSAF. Qui m’a rassurée : mon statut auto-entrepreneur était suspendu le temps de l’ACRE (2 ans), et je basculais dans le régime général, en micro-simplifié. Pour moi, ça ne voulait rien dire, mais visiblement, ça n’allait pas changer grand chose. Juste que je ne devais plus déclarer mon chiffre d’affaire par internet, mais par formulaire que l’URSSAF m’enverrait directement chaque trimestre. Et j’allais payer un forfait (pas très élevé) la première année et on régulariserait tout ça la deuxième année. Et grâce à l’ACRE, j’étais exonérée d’une partie des charges sociales.

Parfait, me suis-je dit. Comme je ne payais pas grand chose par trimestre, j’ai mis de côté 25% de mon chiffre d’affaire de côté chaque mois, bien consciencieusement, attendant la future régularisation.

Tout ça a parfaitement fonctionné jusqu’au milieu de l’année 2010. Je déclarais, je payais, parfait.

Sauf que cet été, bizarrement, je n’ai pas reçu de formulaire. J’étais au taquet niveau boulot, alors j’ai laissé passer la date. Et à la rentrée, toujours rien. Comme à côté de ça, je n’étais toujours pas reconnue au RSI (la sécu des indépendants) malgré mes nombreuses relances, début septembre, j’ai fait appel à un comptable pour faire le point sur ma situation. Je sentais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait.

Avec mon comptable, on a donc relancé l’URSSAF, en leur signalant par courrier qu’il y avait manifestement des irrégularités dans mon dossier. On a même calculé les cotisations que j’étais sensée payer en fonction de mon chiffre d’affaire, et j’ai envoyé de mon propre chef les régularisations pour l’année 2009 et le premier semestre 2010.

L’URSSAF a encaissé les chèques, et n’a jamais répondu à nos courriers.

Au contraire, l’URSSAF m’a envoyé en octobre une demande de cotisation sur le 4ème trimestre 2010. Alors qu’en tant qu’auto-entrepreneur, je ne suis sensée payer qu’en fonction de ce que j’ai encaissé, je n’ai rien à avancer. En plus le montant demandé était tout simplement délirant, il ne correspondait en rien à ce que j’ai l’habitude de facturer/déclarer/payer.

Là, mon comptable a commencé à voir rouge. Deuxième courrier refaisant le point sur la situation, et indiquant qu’en aucun cas je ne devais payer le 4ème trimestre alors qu’il n’était pas encore écoulé. En revanche, j’ai payé le 3ème trimestre (qui ne m’avait pourtant pas été demandé).

Fidèle à ses habitudes, L’URSSAF a encaissé mon chèque, et n’a pas répondu à notre courrier. Mais a préféré m’envoyer dans la foulée une mise en demeure de payer le 4ème trimestre avec une majoration de 10% comme pénalité de retard.

1800€ à sortir de ma poche alors que j’avais déjà payé toutes mes cotisations ! Ils me prennent pour qui ? Rockfeller ???

(A ce niveau du récit, j’imagine que j’ai perdu tout le monde ? Rassurez-vous, moi non plus je n’y comprends plus rien)

Nous voilà donc en décembre 2010, dans une situation kafkaïenne, où l’URSSAF encaisse mes chèques mais ne répond pas à mes courriers, et me demande toujours plus de fric. Ils sont bien évidemment injoignables au téléphone. Si je paye, c’est que j’accepte qu’on m’ait changé de statut sans me prévenir. Si je ne paye pas, je me retrouve les huissiers au cul.

Panique à bord, humeur de dogue allemand pittbull enragé, insomnies garanties, ulcère en voie de développement… Je vous laisse imaginer l’ambiance à la fête dans ma petite maisonnée.

Mon comptable finit par joindre quelqu’un, ce matin (à 3 jours de la date butoir)

Et là, je tombe de ma chaise. En effet, à cause de cette histoire d’ACRE et de décret non rétro-actif, je ne suis PLUS auto-entrepreneur, mais considérée comme travailleur indépendant pour les années 2009 et 2010. Adieu le micro-simplifié dont on m’a parlé en juillet 2009. Et ça a des conséquences inattendues : je suis dans l’obligation de fournir un BILAN comptable pour ces deux années. Ah ça, on est loin de la comptabilité simplifiée du postulat de départ.

Alors la “bonne” nouvelle, c’est que mon dossier et ma mise en demeure sont bloqués et que pour l’instant je n’ai rien à payer tant qu’ils n’ont pas fait le point.

La mauvaise, c’est que je ne sais pas du tout à quelle sauce je vais être mangée. Parce que les taux de cotisation d’un travailleur indépendant n’ont rien à voir avec ceux d’un auto-entrepreneur. Si je suis taxée à 40%, mon activité n’est plus viable. D’ici à ce qu’on me réclame la TVA ou une belle taxe professionnelle, et je n’ai plus qu’à mettre la clé sous la porte.

Moralité de l’histoire ? Être honnête ne paye pas. Ça on le savait, mais quand même. Vouloir bosser non plus. Si j’avais travaillé au black pendant six mois, ou si j’étais restée au chômage, je n’en serais pas là. J’aurais profité du système en toute impunité. Ça me déglingue. J’ai monté mon truc toute seule comme une grande, j’ai bossé comme une folle pendant deux ans, je me démerde, quoi, sans rien devoir à personne. Tout ça pour rien ? A cause d’un mauvais timing ? Ou d’un système qui ne se comprend pas lui-même ? Je suis vraiment dégoutée.

La suite de ma folle aventure >>



Bah oui, c’est possible !

Par Shalima • 7 déc 2010 • Catégorie: À la Une34 blablas

sncf

Parfois, quand ça veut pas, ça veut pas. Tu as beau lutter, faire ta rebelle face au destin, ya pas moyen. Inutile d’accuser le karma, le modjo, ou n’importe quel bidule un tantinet ésotérique, parfois, le problème, c’est juste toi. Ou moi, en l’occurrence.

Par exemple, en ce début de semaine, je suis à Paris. Une petite expédition prévue depuis un certain temps déjà, mais dont l’organisation s’est avérée un peu plus difficile que prévu. Ainsi, jeudi dernier, à J-5 du départ, après pas mal d’errements logistiques de la part du staff, je me retrouve finalement à devoir me démerder toute seule comme une grande (c’est à dire, à avancer la thune et acheter moi-même les billets de train). Ni une, ni deux, je fonce Alphonse sur le site web de la SNCF. Ouf, il reste des places, hé, ya même des Preum’s. C’est la fête !

Mais comme il est malheureusement trop tard pour me les faire envoyer à la maison, je choisis un retrait en borne. Et comme c’est une avance sur frais professionnels, je paye avec ma carte pro. Organisée, la meuf.

MrChéri me proposant gentiment de passer à la gare en allant au boulot pour retirer ces fameux billets de train, je lui file ma carte et ma référence dossier, et roule ma poule.

Sauf qu’une demi-heure plus tard, le dit MrChéri me rappelle, en me disant : “ya un problème, là, la borne ne marche pas avec ta carte, du coup je suis au guichet, et il me faut ton code carte bleue.”

Et là, gros moment de solitude. Putain, c’est quoi déjà mon code ?

(Bah oui, ma carte pro elle me sert genre trois fois par an, et encore… J’ai du taper mon code deux fois depuis que je l’ai, cette foutue carte !)

Je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis, je me rappelle qu’il y a une histoire de Mayenne là dessous, et qu’il y a deux fois le même chiffre, mais pas à la suite.

- 5663 !

*Erreur*

- Attends, la Mayenne, c’est pas 53, plutôt ?

- Oh putain, oui, tu as raison, ça doit être le Morbihan plutôt. Essaye 6356 !

*Erreur*

- Bon là, ma chérie, faut plus te louper, hein, encore une erreur et ta carte est bloquée !

Et là, c’est pas la carte qui bloque, c’est moi. Incapable de sortir le moindre chiffre. MrChéri finit par abandonner (ya du monde derrière lui au guichet qui a moyen envie de jouer au jeu des départements français).

Dès que j’ai raccroché, je me précipite sur mon dossier “banque”, à la recherche d’un fichu code gribouillé quelque part. J’épluche également tous mes carnets, mon porte-feuille. Rien. Je retrouve juste le courrier accompagnant ma carte, me conseillant de détruire le code après l’avoir soigneusement mémorisé. Bon sang, ce que je peux être connement obéissante, parfois !

Je finis par appeler ma banque. Qui est fermée. Alors j’appelle le service d’opposition de carte. Je sais, rien à voir, mais je voulais juste parler à une personne humaine. Laquelle me renvoie sans ménagement vers le service commercial. Je tombe alors sur un type sympa, qui me dit de retourner à la gare, et d’insister. Il me file même son numéro direct pour que le type de la gare l’appelle. (Je crois que ce gentil monsieur ne vit pas sur la même planète que nous, mais ne le blâmons pas trop, ça partait d’un bon sentiment)

Je raccroche, j’ai envie de pleurer. Dans quel guêpier me suis-je fourrée ?

À 15h30, je rappelle ma banque, enfin ouverte. La nana de l’accueil me conseille de demander un nouveau code, qu’on m’enverra sous 10 à 72h. En croisant les doigts, serrant les fesses et priant Sainte Rita, il arrivera peut-être samedi (mon train partant à 9h le lundi matin, c’est mon dernier recours).

Je raccroche, il ne me reste plus qu’à attendre le facteur pendant 10 à 72 heures, donc.

Je pense à un moment annuler mes billets et en prendre d’autres. Ah merde, c’est des preum’s : non échangeables, non remboursables, c’est écrit.

Bon ben je continue d’attendre, alors.

L’après-midi se passe, j’essaie de bosser comme je peux, la tête franchement ailleurs. 16h30, c’est l’heure d’aller chercher les Korrigans à l’école. Au moment où j’enfile mes gants, PUTAIN, L’ILLUMINATION !

5365 !

Cinquante-trois soixante-cinq !!

MAYENNE / HAUTES PYRÉNÉES !!!

Bon sang, mais c’est bien sûr !!! Comment ai-je pu oublier un code aussi facile ?? (hein, comment ?)

Je me précipite sur mon téléphone et hurle le code à MrChéri. Tout son bureau en profite, mais je m’en fous, J’AI RETROUVÉ MON CODE, ALLÉLUIA !

Sauf que je réalise soudain que j’ai retrouvé l’ancien code, celui qui à ma demande vient d’être changé et dont je ne connais évidemment pas le successeur… Rhaaaaaaa….

(trouvez-moi une corde, vite)

(…)

La suite de cette histoire à la con ? Eh bien, il faut croire qu’il y a un dieu pour les écervelées dans mon genre. Mon MrChéri que j’aime (et qui a bien du mérite à me supporter) a tenté le tout pour le tout le soir même, en rentrant du boulot. Retour au guichet, tapage du code magique, erreur de la machine. Suppliques façon drama king auprès du guichetier. Guichetier désolé avouant son impuissance à l’aider. Quand tout à coup… schkrcht schkricht schkrcht schkricht… L’imprimante a recraché deux miraculeux petits billets tout frais. Personne n’a rien compris, tout ce que je sais c’est que ma connerie ne m’a finalement coûté que le prix d’une après-midi de stress. Une paille, finalement, parce que j’ai échappé de peu à devoir payer mes billets en double !



Devoirs de rentrée

Par Shalima • 10 sept 2010 • Catégorie: À la Une, danse23 blablas

petitsrats

A mon humble avis, la plus grosse corvée de rentrée, ce n’est pas le retour à l’école, ni la liste des fournitures, ce ne sont pas non plus les tonnes de paperasses à remplir. Non, la plus grosse corvée, c’est inscrire ses enfants à une activité extra-scolaire. Et là, à part certaines privilégiées, on est un peu tous dans la même galère… A chacun sa méthode, plus ou moins certifiée, plus ou moins foireuse.

Moi, par exemple, j’avoue, je ne suis pas super douée. J’ai raté le premier jour d’inscription aux cours de natation pour Petitou. Le temps que je me réveille, hop, cours complet. Pour le judo, c’est un peu différent. Je pensais en être débarrassée, mais après avoir passé une année à pleurnicher chaque mercredi, Petitou a décidé que finalement, il aimait bien ça, le judo, et qu’il avait envie de continuer. Là c’est moi qui ai mis le hola (Mère indigne allo bonjour !) car je n’étais pas prête à revivre le calvaire de l’année précédente. Et en plus le créneau horaire n’arrangeait pas vraiment mes affaires.

Résultat cette année, mes trois korrigans feront de la danse et puis c’est tout (je vous rassure, même si leur père est désespéré, c’est eux qui ont demandé !)

N’empêche que ces inscriptions, c’est une vraie plaie et je n’ai qu’une hâte, être enfin au 15 septembre et qu’on n’en parle plus. Parce que figurez-vous, moi je vis ça des deux côtés.

J’inscris mes enfants, certes, mais en tant que présidente d’association, je me tape aussi les inscriptions des autres. Et là, c’est juste l’enfer. Une cinquantaine de coups de fils depuis trois semaines à toute heure du jour et de la soirée. Répéter sans cesse la même chose. La plupart du temps me faire enguirlander par des parents pas contents, ni du créneau horaire, ni des modalités d’inscription. Qui essaient de gruger pour que je les pré-pré-inscrive, voire font un forcing éhonté pour que leur 8ème merveille du monde passe au niveau supérieur.

Ils oublient juste une chose, ces parents, c’est que notre petite assoce dépend du bon vouloir de la mairie et que nos horaires sont donc fixes et non négociables. Qu’il y a deux créneaux d’inscription, point barre (on a aussi un métier dans la vraie vie). Qu’on ne prend que les enfants à partir de 5 ans, et que même si leur petite chérie est grande et trèèès en avance pour son âge (comme 99,99% des enfants, en fait), elle est née en 2006 donc ça ne va pas pouvoir se faire (surtout que le cours est déjà complet). Qu’on ne prend pas plus d’une quinzaine d’enfants par cours (au delà c’est plus un cours, mais la garderie). Qu’ils ont toujours la possibilité d’aller dans une école de danse privée (mais attention, ce n’est plus le même budget !). Que c’est comme ça et pas autrement, bon sang. Bref, moi je suis bénévole et je commence à en avoir un peu ras la casquette de servir de punching ball.

Présidente, c’est pas un métier facile, hein… Ça coûte du temps, et ne rapporte pas un rond ! Allez, qui veut prendre ma place ?



L’ébauche d’un bureau

Par Shalima • 8 sept 2010 • Catégorie: À la Une, home, video46 blablas

Une petite vidéo bricolée vite fait, en presque stop motion… ça tangue un peu, désolée !

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Bon, OK, c’est loin d’être fini… Il me faut encore fixer les petites portes et attendre les caissons à tiroirs manquant. Ils serviront de support au dernier plan de travail, histoire d’avoir un mâââgnifique bureau d’angle qui occupera toute la sous-pente. De l’autre côté de la “pièce” (en réalité c’est plus un passage qui mène à notre future chambre), il y aura bientôt trois Billy côte à côte : 2m de large, du sol au plafond, pour ranger tout notre barda.

En attendant, j’ai enfin quitté la table de la salle à manger, après 18 mois de squattage intempestif. A peine une heure après ce mini déménagement, je trouve déjà que ça change la vie !

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Expédition chez le Suédois

Par Shalima • 7 sept 2010 • Catégorie: À la Une, chuis crevée36 blablas

expédition chez Ikea

Mon expédition punitive chez Ikea a bien eu lieu aujourd’hui, comme prévu. Ce matin, j’ai déposé les enfants à l’école, j’ai chopé au vol ma copine Sonia, et nous avons pris la route direction Nantes et son temple du meuble en kit pas cher.

J’avais planifié mes diverses emplettes encore plus sérieusement qu’un chef d’état major : les cotes du futur bureau soigneusement consignées dans mon petit carnet, ma liste d’achat repérée sur internet et imprimée stratégiquement dans l’ordre des rayons. Ma carte bleue se tenait au garde à vous dans mon tout-en-un, prête à flamber pour la bonne cause.

Une fois sur les lieux, j’ai pris la direction des opérations. Un premier tour de repérage, de menus achats à la sauvette (enfin, menus, pas vraiment, environ une centaine d’euros de conneries ikeesques, ce magasin est un gigantesque gouffre financier sur deux étages), puis un déjeuner en charmante compagnie.

A 14h, nous étions prêtes à passer aux choses sérieuses : l’entrepôt en libre-service. Armées d’un gigantesque charriot, nous avons commencé à empiler les cartons. Au bout de deux rangées, il a fallu se rendre à l’évidence, il nous fallait un deuxième charriot. J’ai remonté tout le magasin dans un sens pour en récupérer un, puis dans l’autre pour rejoindre Sonia qui veillait consciencieusement sur notre butin. Même si à vrai dire on ne risquait guère de nous piquer notre chargement, vu qu’il avoisinait facile les 200 kilos et qu’une des roulettes de la carriole était voilée, empêchant toute tentative de fuite.

On a réparti à peu près équitablement les charges entre les deux charriots, puis on a continué notre périple, faisant fi des ruptures de stock (nombreuses en cette rentrée). Si le passage à la caisse a été moins douloureux que prévu (grâce aux ruptures de stock en question), la sortie du magasin chargées comme des baudets nous a donné pas mal de fil à retordre. Mais d’escalator en portes battantes, d’ascenseur en aires de déchargement, nous avons fini par rejoindre la voiture et nous lancer dans une partie de Tétris géant dans le coffre de ma Picasso.

Je ne sais par quel miracle tout est rentré à l’intérieur (merci les ruptures de stock, les sièges rabattables et le coup d’œil entraîné de Sonia), sans que nous nous démettions une épaule ou abimions un seul carton. Mais on l’a fait et on est même arrivées pile à l’heure pour récupérer nos loustics à l’école. Un véritable exploit !

Voilà donc une expédition rondement menée, en attendant la prochaine d’ici trois semaines pour récupérer les meubles manquant. D’ailleurs, c’est pas le tout de papoter, mais je vous laisse, ce soir on a trois Billy géantes et un bureau de 3m60 à monter ! A plus les copains !



Rentrée

Par Shalima • 15 août 2010 • Catégorie: À la Une21 blablas

oursblanc

Et voilà, après une traversée de France dans les grandes largeurs, un long séjour dans le Jura, un saut de puce en Alsace, une belle journée en Suisse, une halte à Clermont Ferrand, nous sommes de retour à la maison. Ces deux semaines très familiales nous ont fait un bien fou : nous nous sommes reposé, malgré un temps pas terrible terrible nous nous sommes beaucoup baigné, j’ai lu jusqu’à plus soif et nous avons profité d’êtres chers, parfois jusqu’au bout de la nuit à refaire le monde sur un coin de terrasse.

J’avais vraiment besoin de faire ce break, de changer d’air, de me déconnecter après deux mois de stress, de travail acharné et de nuits enchaînées à mon ordi. J’avais cette désagréable impression de ne plus vraiment aimer ce que je faisais, d’être au bord du burn out. Et pourtant, même en vacances, j’ai été tentée de rester connectée, encore. Heureusement, la technologie s’est retournée contre moi, et après avoir cherché en vain un soupçon de 3G et fait lamentablement planter le PC de mon beau-père, j’ai enfin compris que consulter mes mails de temps à autre et twitter avec modération depuis mon iPhone seraient largement suffisants !

Je reviens donc rechargée à bloc, avec des idées plein la tête, avec la vraie envie d’écrire et de me lancer dans de nouveaux projets aussi bien professionnels que personnels. J’ai le clavier qui frétille, mon petit carnet d’inspiration est gribouillé de partout, ma to do list se remplit peu à peu. Bloguer m’a manqué, et ça c’est vraiment le signe que je suis back dans les bacs.

Alors comme dirait l’autre, peut-être faut-il partir pour mieux revenir… et ça tombe bien, il nous reste encore une semaine en famille à partager (et des travaux d’aménagement de la maison à terminer !)