Envie de printemps #3
Par Shalima • 19 fév 2010 • Catégorie: Le blog • 18 blablas •


(veste en jeans achetée en période de soldes, payée plein pot,
et importable en l’état avant quelques semaines)



(veste en jeans achetée en période de soldes, payée plein pot,
et importable en l’état avant quelques semaines)

(cliquez sur la photo pour la voir en grand, c’est cadeau !)
La météo n’avait rien vu venir, et pourtant il a neigé cette nuit. Ce matin, nous nous sommes réveillés sous un épais manteau blanc, scintillant de mille feux sous le froid soleil levant. On pourrait croire qu’avec ce troisième épisode neigeux de l’hiver nous serions blasés, lassés, mais il n’en est rien. Les Korrigans se sont précipités à pieds joints dans leurs bottes fourrées et ont couru faire des glissades sur les trottoirs immaculés qui les mènent à l’école.
Cette jolie neige ne va pas tenir longtemps, elle a le goût des plaisirs éphémères… le temps que je me saisisse de mon appareil photo pour immortaliser ces fragiles flocons, elle avait déjà commencé à fondre. Voici donc quelques clichés pris sur le vif. Il ne manque que le concerto en sploutch majeur des petits paquets de neige à moitié fondue tombant mollement des arbres !




Bon début de semaine à vous !

C’est le grand classique des journées enneigées, et avec tout ce qui est tombé depuis mercredi dernier, il aurait été dommage de déroger à la tradition. Mais voilà, il était grand temps de s’y mettre, la neige a commencé à fondre en milieu de matinée. Alors, malgré le temps maussade, mes Korrigans ont enfilé leurs bottes et ont investi le jardin. Avec toute la minutie et la patience qui les caractérisent, ils ont commencé à rouler de petites boules qui ont grossi au fur et à mesure, entraînant avec elles brins d’herbes et résidus de feuilles mortes. Quand enfin leur taille fut estimée satisfaisante, un drôle de bonhomme de neige a vu le jour… un peu instable et pas très bien épilé sous les aisselles, mais plutôt rigolo, non ?


Hier, nous avons passé une très belle journée en famille, au Futuroscope, à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle attraction (mais je vous parlerai d’Arthur, de Luc et de la 4D plus tard, si vous le voulez bien). Hier donc, il faisait très froid, le sol était gelé et entièrement recouvert de neige. A la nuit tombée, alors que le TGV des VIP était déjà reparti vers Paris et que le parc d’attraction s’était pratiquement vidé de ses visiteurs, nous avons, dans une tranquillité quasi surnaturelle, pu admirer les multiples décorations lumineuses qui s’offraient à nous. Cet espace futuriste en habit de lumière était tout simplement magnifique.





Mon petit doigt me dit que j’ai été bien inspirée de boucler mes courses de Noël hier…








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Ne nous laissons pas abattre par ce froid, voici les 5 gagnantes du jeu Au Tableau ! : Isabella, Camille, Béalapoizon, Petit Bruit et Anno ! (Maître Nadjar peut aller vérifier la vidéo là). Bravo girls !! Un petit mail avec vos coordonnées postales, et je transfère tout ça à Kinigame.

Il m’est arrivé un truc drôlement pas cool, dans la nuit de samedi à dimanche. J’ai flirté d’un peu trop près avec le carrelage et me voilà pourvue d’une belle bosse à l’arrière du crâne, accompagnée d’une cohorte d’étoiles clignotantes devant les yeux. Comme dans les bandes dessinées.
Pourtant la soirée avait bien commencé. Petitou bien remis de sa maladie, la petite famille au grand complet s’est retrouvée autour de la table pour un dîner sans prétention. Une fois les Korrigans couchés, MrChéri a regardé le match de foot d’un œil, tandis que de mon côté, je me tapais quelques épisodes de la première saison de Californication. Un samedi soir banal et tranquille, en quelque sorte.
Un peu avant minuit, je me suis couchée, j’avais un peu mal au ventre, mais sans plus. Par contre quand je me suis réveillée, tremblante et en sueur vers 2h du matin, c’était une tout autre histoire. Il a bien fallu me rendre à l’évidence : mon fiston m’avait refilé sa fichue gastro.
Ensuite, je ne sais pas trop ce qui s’est passé. J’ai voulu sortir des toilettes pour retourner me coucher, et pfuit, sans savoir comment, un instant après je me suis retrouvée allongée au milieu du salon, tétanisée sur le carrelage, MrChéri au dessus de moi, l’air super inquiet, me tenant la main. Et la douleur a commencé à poindre, petit à petit, derrière ma tête.
J’ai compris alors que j’étais tombée dans les pommes (sans les pommes pour amortir, et c’est bien dommage), en réveillant, au passage, toute la maisonnée. Je ne sais pas de quelle hauteur je suis tombée (je ne suis pas bien grande de toute manière), si j’étais debout ou à genoux au moment du malaise, mais je peux vous dire que notre carrelage, c’est du costaud, et que contrairement à ce que l’on dit, ma caboche n’est pas si dure que ça.
Au final, si cette gastro fulgurante n’a finalement pas duré plus de 6 heures, ça fait deux jours que je me traîne comme une mamie, avec la tête qui tourne, et une tension qui joue au yoyo. Deux jours que je passe mon temps au fond du lit, à tater ma bosse mutante avec circonspection, et à gober du paracétamol par paquet de douze. J’en ai perdu l’apétit. Même le chocolat ne me fait pas envie. C’est dire si la situation est critique !
(C’est bête, j’avais prévu un petit concours pour les enfants hier aprem… on remet ça à demain, si vous le voulez bien ?)
Edit de 19h : pour rassurer celles qui s’inquiétaient dans les coms, une petite précision : je sors de chez le médecin, plus de peur que de mal. Mais je reste sous surveillance pendant encore quelques jours, et au moindre coup de mou (mal de tête plus intense ou trouble de la concentration), j’ai une ordonnance pour passer un scanner. Et comme j’ai une tension de femmelette (c’est ce qui a causé mon malaise), j’ai droit à un traitement de cheval pour me rebooster un peu. Vala !

On ne peut pas dire que je me tiens une patate atomique ces derniers temps. On pourrait par contre aller jusqu’à dire que j’ai le moral au ras du legging et que je ronchonne plus souvent qu’à mon tour. La faute au mois de novembre, la faute à certains soucis familiaux, la faute à quelques menues contrariétés que j’ai plus de mal à gérer que d’habitude. Bref, on ne va pas s’étendre dessus pendant des heures, ça ne servirait à rien, sinon à s’enfoncer encore un peu plus dans cette simili déprime pré-hivernale, beurk.
N’empêche, avec tout ça, je ne rêve que d’une chose, me coller sous la couette et me faire oublier jusqu’au mois d’avril prochain. Ou alors me transmuter en hibernatus des steppes bretonnes (et faire peur aux enfants).
J’étais dans ce magnifique état d’esprit vendredi dernier, à l’heure de partir pour mon cours de danse classique. Dehors, il pleuvait, et il faisait déjà nuit noire. J’ai bien pensé quelques instants faire ma cancre et sécher mon rendez-vous hebdomadaire, mais un bon coup de pied auto-administré au derrière (excellent pour s’échauffer les quadriceps) a fini de me décider d’enfiler mes demi-pointes et d’arrêter de me lamenter sur moi-même.

Une fois dans la grande salle éclairée, face au miroir, la main sur la barre, j’ai su que j’avais pris la bonne décision.
La pianiste a commencé à jouer, et guidées par notre professeur, nous avons enchaîné les exercices.
Demi-plié, grand plié. Penché en avant, cambré.
Au fur et à mesure que mon corps se chauffait, que les muscles se déliaient, ma tête se débarrassait enfin de tous ces encombrants nuages.
Dégagés, ronds de jambe, fondus et arabesques.
Je transpirais et j’avais envie de sourire, enfin.
Une heure et demie pour faire le vide, et repartir du bon pied…
Je ne sais pas dans quel état je serais si je n’avais pas la danse comme passion. Trois cours par semaine, ça peut paraître beaucoup, en fait c’est tout juste suffisant. Tant que le corps suit, il faut que j’en profite. Je n’ai jamais regretté de m’être un peu forcée à aller en cours. Mais j’ai toujours eu des remords quand je ne l’avais pas fait. Tous les sportifs connaissent cette sensation magique, cette déferlante d’endorphines quand le corps est à la peine. Cet étrange sentiment d’être accro, de ne plus pouvoir s’en passer. On en chie sur le moment, mais putain, qu’est-ce qu’on est bien après…
(vivement ce soir, tiens…)