
2011 sera définitivement une année charnière dans notre petite famille. Et ce n’est pas qu’une question de numérologie (le 1 est mon chiffre cette année, il paraîtrait donc que j’entame un nouveau cycle) ou d’horoscopes (qu’ils soient solaire ou lunaire, ils me prédisent tous de grands changements, voire même de grands bouleversements. Euh, comme chaque année, en fait). Ce n’est pas que parce que MrChéri atteint ses 40 ans. Ce n’est pas que parce que je me pose beaucoup de questions quant à ma petite entreprise, son évolution, mes envies.
C’est aussi parce que cette année, Mamzelle rentre au collège (et Miniloup au CP, mais là n’est pas le sujet du jour). Et contre toute attente, le casse-tête du choix de l’établissement se pose déjà. Moi qui croyais être tranquille jusqu’au lycée, voire même jusqu’au bac ! Que nenni, nous sommes déjà confrontés à un vrai dilemme :
- le collège public, super éloigné de notre maison, impliquant une heure de plus par jour dans les transports en commun.
- le collège privé, tout proche. Bonne réputation, tout ça, mais privé.
Pour une année seulement, puisqu’un collège public ouvrira en 2012 plus près de chez nous, et là, la question ne se posera plus.
Pour certains, la question ne se poserait même pas, d’ailleurs. Mais pour moi, c’est presque un cas de conscience. Culturellement et historiquement, je suis très attachée à l’école publique. Je crois en l’éducation accessible à tous, en l’égalité des chances. L’idée de payer pour mettre ses enfants dans un établissement privé, aussi modique soit la somme, me gêne. Comment font ce qui n’ont pas les moyens ? Et je ne parle même pas des établissements religieux. Pour moi, laïque convaincue, l’école et la religion sont deux choses différentes et distinctes. Mes enfants ont beau recevoir une éducation religieuse, ça se passe au catéchisme. Pas à l’école.
(Je précise que ce billet n’est pas à vocation polémique, je n’ai rien contre l’enseignement privé, je ne remets pas en cause son existence, ni son intérêt, c’est juste un système qui ne me convient pas. MrChéri, lui, il s’en fiche un peu, il a fréquenté les deux types d’établissements. C’est juste moi qui coince.)
En même temps, à l’idée qu’à cause de mes seules convictions, ma fille se tape des trajets à n’en plus finir matin et soir alors qu’elle aura déjà un emploi du temps des plus chargés, je vacille un peu sur mes positions. Elle, elle s’en fiche, d’ailleurs elle a passé une journée au collège public, elle a adoré. Et elle attend avec impatience la journée portes ouvertes du collège privé, pour voir comment c’est. Mais c’est sûr que sa vie sera plus cool si elle fait son année de sixième dans le privé. C’est d’ailleurs le choix qu’ont fait 90% des autres parents pro-public de la classe de CM2 de Mamzelle. Ça n’a pas l’air de les perturber plus que ça de switcher d’un système à l’autre. Du coup, si je persiste et signe dans cette idée de collège public coûte que coûte, en plus elle perd toutes ses copines. Rhaaaa…
Après tout, une année dans le privé, est-ce vraiment si grave ?
(Je t’en ficherais de la passionaria de l’école publique, tiens, je ne suis rien qu’une militante de pacotille !)
PS: pour rire un peu au sujet des choix d’orientation, je vous recommande les excellents billets des ineffables Grande Manu : l’orientation du mollusque et Dom : Mère d’ado, 2ème, suite et fin (enfin je crois). Heureusement, on n’en est pas encore là !