Archives de la catégorie ‘zou à l’école’

Les devoirs #2

Par Shalima • 7 fév 2012 • Catégorie: À la Une, famille story, zou à l'école17 blablas

Les choses ont évolué depuis la rentrée. Miniloup ne rechigne plus à faire ses devoirs, bien au contraire. S’il est content (et nous donc !) d’en être systématiquement dispensé le week-end, merci sa maîtresse, le reste de la semaine, il s’y met de bonne grâce.

On est loin des premiers temps où notre blondinet trouvait mille astuces pour allez jouer plutôt que de travailler. Désormais, à peine le goûter avalé, il se précipite sur son cahier. Quitte à être déçu, voire même un peu scandalisé, quand celui-ci est vide.

C’était le cas hier. Après une matinée studieuse, les CP ont passé l’après-midi en atelier cirque à jongler et à apprendre diverses cabrioles. Ils sont même sortis un peu en retard. Résultat, ils n’ont pas eu le temps de retourner en classe copier les devoirs pour le lendemain. Miniloup a eu du mal à cacher sa déception :

“Tu comprends, Maman, Tom lui il est content qu’on a pas de devoirs ce soir, mais pas moi. C’est bien les devoirs. Ça fait pousser le cerveau, tu sais.”

Vous reprendrez bien un peu de phosphore pour le dîner ?



Hyper active

Par Shalima • 18 oct 2011 • Catégorie: À la Une, famille story, zou à l'école21 blablas

La rentrée a débuté sur les chapeaux de roues. À peine un mois et demi que Mamzelle est au collège qu’elle attend les vacances avec impatience. L’enthousiasme des débuts perdure, mais la fatigue commence à prendre le dessus.

Il faut dire que Mamzelle est encore loin du stade de l’amibe adolescente. Une fois de plus, l’adage qui dit que les chiens ne font pas des chats se vérifie, notre donzelle a hérité du caractère de ses parents et de leur hyper activité congénitale.

Non contente d’avoir quatre heures de sport au collège, deux cours de danse classique au conservatoire et un cours de jazz supplémentaire par semaine, elle aime également accompagner ses copines à la piscine ou faire du vélo le mercredi après-midi quand le temps le lui permet. Il y a aussi les activités proposées par le collège entre midi et deux.

Heureusement, ma miss n’a pas jeté son dévolu sur des activités purement physiques. Elle a préféré choisir des activités manuelles et musicales : couture, dessin et guitare. Trois activités par semaine. Quand on lui a fait remarquer que c’était peut-être un peu beaucoup, et que ne rien faire, de temps en temps c’était pas mal non plus, elle a consenti à supprimer le dessin.

Résultat, entre tout ça, les devoirs, les contrôles, la danse, les copines, les week-end supra chargés, ma loute est à ramasser à la petite cuiller. Et ce qui devait arriver arriva : à force de tirer sur la corde, le corps ne suit plus. Mamzelle se retrouve donc avec le dos tout bloqué. La voilà privée de danse jusqu’à samedi au moins, date à laquelle elle va passer une radio. On verra après si l’ostéo et/ou la kiné seront à rajouter au programme.

Évidemment, c’est le drame à la maison, louper la danse c’est un peu la pire des punitions qu’on puisse lui infliger. Surtout qu’elle rate un spectacle sur scène demain aprem, et est en suspens pour le prochain au mois de novembre puisque d’ici samedi, elle rate un paquet de répétitions. Mais aux grands maux les grands remèdes…

Vivement les vacances, donc. Plus que quelques jours à attendre, et après, le programme sera des plus simples : on rienglandera en pyjama jusqu’à midi et après on fera la sieste. J’ai hâte.

En attendant, on fait les pieds au mur, ça fait drôlement du bien…



Ne cours pas trop, ma fille, ça va te fatiguer…

Par Shalima • 7 oct 2011 • Catégorie: À la Une, c'est moche, famille story, zou à l'école41 blablas

Dans le collège de Mamzelle, chaque année, il y a un cross. En sixième, les garçons courent 2,4km, et les filles… 1,8km.

Évidemment, ma fille et ses copines se sont étonnées de cette différence de distance, surtout que depuis toujours, cette année de 6ème y compris, elles n’ont connu que des cours de sport mixtes. Ça n’a jamais posé de problème à personne jusqu’à présent, surtout pas à ma donzelle qui n’ayant pas l’esprit de compète dans les chaussettes, finit immanquablement dans le trio de tête à chaque cours d’endurance (battant par là 80% de la gente masculine de sa classe). Et elle n’est pas la seule, puisque sa copine S. fait du handball depuis 3 ans et met régulièrement une taule à toutes les équipes (mixtes, encore) qui croisent son chemin. Pourquoi subitement ne seraient-elles plus capables de courir la même distance que leurs petits camarades à zizi ?

Le prof leur a répondu, pas plus perturbé que ça, que les filles avaient moins de résistance physique que les garçons, et que c’était comme ça. Point barre. Fin de non recevoir.

Autant vous dire qu’elles étaient ravies.

Il va falloir qu’on m’explique. Depuis quand à onze ans, alors qu’aucun n’est encore pubère, qu’ils font tous grosso modo la même taille, le même poids, une telle décision tient-elle la route ? Je ne dis pas que cela ne soit pas justifié passé un certain âge, quand la différence de masse musculaire est sensible. Mais onze ans ?

Moi j’appelle ça du sexisme primaire. Franchement, il n’y a que moi que ça choque ?

(visiblement oui, car après en avoir discuté autour de moi, ça se fait dans d’autres établissements)

En tout cas, comme l’insistance des filles n’a rien donné, même quand elles ont proposé de donner le choix aux garçons ET aux filles entre les deux distances, j’ai décidé de prendre rendez-vous avec le prof. Ça ne servira sans doute à rien, mais c’est la première fois que ma fille est confronté à ce type de discrimination, et je ne peux pas rester sans réagir.

Bienvenue dans la vraie vie, ma fille.



Les devoirs

Par Shalima • 5 oct 2011 • Catégorie: À la Une, zou à l'école20 blablas

 

Tous les soirs, quand Miniloup rentre de l’école, la même question :

Miniloup, est-ce que tu as des devoirs pour demain ?

Invariablement, la même réponse :

Non, maman !

Et systématiquement, je vérifie. Car les deux premiers jours, on s’est fait avoir. On n’a pas checké le cahier de liaison, alors que Miniloup avait un peu de travail à faire.

Maintenant, je le sais, chaque soir, il y a du boulot. Même si l’enfant fait comme si de rien n’était. Même si à chaque fois je lui fais remarquer son “oubli”. Je ne désespère pas qu’un jour mon petit dernier prenne l’initiative de faire ses devoirs, seul.

Il faut dire que nos aînés nous ont mal habitués. Mamzelle savait déjà lire en rentrant au CP, et adorait faire ses devoirs, d’ailleurs elle jouait à la maîtresse non stop à la maison. Quant à Petitou, ses 3 mois de CP en solo et en accéléré quand il était en grande section l’avaient dispensé de devoirs. Une fois en CE1, nous ne nous sommes pas non plus soucié de faire la police, il travaillait de lui même, en toute autonomie.

Visiblement, pour Miniloup, c’est différent. Il est pourtant bon élève, sage et discipliné, à l’école. A la maison, c’est autre chose. Il fait semblant de lire sans même regarder son cahier, grâce à son excellente mémoire photographique. Et les devoirs, pourtant minimes, sont toujours trop longs pour lui. Il n’y met pas vraiment de bonne volonté, souffle et se défile.

Bref, c’est pas encore gagné pour mon petit dernier !



Collégienne

Par Shalima • 20 sept 2011 • Catégorie: À la Une, zou à l'école28 blablas

“Maman, le collège, c’est trop stylé !”

Ce sont les premiers mots de Mamzelle à son retour de la rentrée, il y a deux semaines.

Le premier jour, c’était incroyable toute cette nouveauté, elle aimait tout : sa classe, sa prof principale, son emploi du temps, la cantine, la cour de récré.

Le deuxième jour, elle a découvert le bus le matin, et les autres élèves de 5ème, 4ème, 3ème. Le prof de sport, et puis les profs d’anglais et d’allemand. Et elle a continué à aimer. Attends, c’est même elle qui a tenu la pancarte de la photo de classe. Elle attendait ça depuis son entrée en maternelle.

Voilà, les jours ont passé, installant peu à peu une petite routine pas désagréable. Le bus, les cours, les profs, la récré, la cantine, les devoirs, les copines. Et son enthousiasme n’a pas fléchi d’un pouce.

Le soir, elle rentre en pépiant joyeusement ses anecdotes de la journée. Elle gère plutôt bien ses devoirs et la complexité du cartable à faire pour le lendemain. Déjà de petites choses ont changé dans son comportement. De nouvelles intonations “de grandes” lorsqu’elle parle. Une manière de bouger un peu différente. C’est à la limite de l’imperceptible, mais c’est bien là. Elle ne fait pas que grandir, elle s’épanouit.

C’est rassurant de la voir ainsi. Et drôlement rafraîchissant aussi. Alors même si parfois ça me brûle la langue, je me retiens chaque jour de lui dire “pourvu que ça dure”. Parce que je n’ai pas à lui imposer mon pessimisme naturel. Parce que j’espère vraiment que ça va durer.



Back to the future

Par Shalima • 5 sept 2011 • Catégorie: À la Une, zou à l'école17 blablas

Ce matin, à 7h30, Mamzelle était prête. Petit déjeuner avalé, fringues choisies la veille minutieusement enfilées, sac à dos… sur le dos.

Ah ça, pour sa rentrée à 9h, ma fille était plus que prête ! J’ai bien essayé de la convaincre de poser son sac et de changer de chaussures, car dehors il tombait des trombes d’eau, rien à faire, elle aime trop d’amour son nouveau sac, et elle avait décidé de porter ses Faguo en toile aujourd’hui, alors tant pis pour les flaques. Notez que ses petits frères n’étaient pas en reste, à part les converse et les cartables, ils étaient eux aussi prêts de pied en cap.

Sagement installés devant les dessins animés, ils ont quand même attendu que leurs parents soient prêts eux aussi pour se ruer dehors. MrChéri est parti avec les garçons direction l’école primaire, et moi j’ai embarqué ma grande dans la voiture, le cœur battant et les paumes moites, direction le collège.

Sitôt passées les grilles, j’ai eu l’étrange impression de faire un bond dans le passé. Je me suis revue il y a 26 ans. Je crois que j’ai vécu ce moment presqu’aussi intensément que si c’était le mien. En tout cas, à voir sa mine pâle et à sentir mon cœur bondir dans ma poitrine, j’étais quasiment aussi stressée que ma fille à l’appel des élèves, un par un, et par classe. J’étais au moins aussi déçue qu’elle ne soit pas avec Lo, sa copine de quartier qui avait pris la même option bilangue qu’elle. Et j’ai été très soulagée d’entendre que sa copine S. serait dans sa classe, quand même.

Ensuite, nos petits collégiens sont partis dans leur classe avec leur professeur principal, et les parents ont suivi le directeur dans l’amphithéâtre pour une petite réunion de présentation. Et là, terminée l’identification et les souvenirs d’ado. J’ai été propulsée du côté parental de la force. Les règles du collège, les fiches de comportement, le suivi des notes, les associations de parents d’élèves… tout ça m’a bien remis les pieds sur terre, je dois dire.

Le répit n’a été que de courte durée, car après un petit café et quelques viennoiseries, nous avons échangé nos places avec les enfants. Tous les sixièmes sont allés écouter le directeur, et moi je me suis  retrouvée assise à la table de ma fille, les genoux dans le casier, la trousse à portée de main et l’agenda ouvert sous les yeux, à écouter la prof de français nous expliquer les subtilités de l’emploi du temps. J’ai tout bien noté consciencieusement le nom des profs, j’ai posé tout plein de questions pertinentes. (mais je ne me suis pas proposée comme parent correspondant, faut pas déconner non plus)

Et à midi et quart, on s’est tous retrouvés dans la cour. Mamzelle m’a fait un gros câlin (ah, tout n’est pas encore perdu !), a écouté mes instructions pour prendre le car ce soir, puis elle est partie en courant à la cantine, avec ses copines.

Et moi, je suis rentrée, un peu déboussolée, vaguement tristounette. Ayé, mon bébé n’en est définitivement plus un… Pour tout vous dire, cet après-midi m’a semblé bien vide. J’ai hâte d’aller chercher mes garçons pour qu’ils me racontent eux aussi leur rentrée. Qu’on aille tous les trois chercher leur sœur à l’arrêt du bus.

(mais bizarrement, j’ai vachement moins hâte de couvrir les deux tonnes sept de bouquins qu’elle va ramener ce soir !)

Edit de 18h: la scène des cinq mères attendant l’arrivée de leurs filles à l’arrêt du car scolaire valait son pesant de cacahuètes… j’aurais voulu nous filmer ! Surtout quand nos filles nous ont vues et se sont mises à nous faire de grand signes et crier comme des folles. Elles ont eu raison d’en profiter, dès demain avec les 5èmes, les 4èmes et les 3èmes, ce ne sera plus possible (bonjour la honte, quoi ^__^)



Chic, c’est bientôt la rentrée !

Par Shalima • 1 sept 2011 • Catégorie: À la Une, famille story, zou à l'école23 blablas

Après deux mois entiers passés avec mes Korrigans, dont à peine deux semaines de vraies vacances, j’avoue, je vois cette rentrée qui approche avec un certain enthousiasme. Ne me jetez pas la pierre, hein, mais ça commence à être un peu long quand les copains ont déserté le quartier, que la météo se montre capricieuse, et que j’ai quand même un peu de boulot à caser au milieu de tout ça. Mais ne nous plaignons pas, on tient le bon bout comme dirait l’autre, et c’était quand même sympa de profiter de mes enfants tout l’été comme je ne l’avais pas fait depuis 2 ans que je suis free-lance à la maison.

Mais je m’éloigne du sujet.

Donc, dans 4 jours c’est la rentrée, et pas n’importe laquelle… Miniloup quitte le confort douillet de la maternelle pour débarquer au CP. Il flippe un peu, mais il est surtout très très fier de sa nouvelle trousse et de son nouveau cartable. Alors on est sauvés.

Petitou, lui, RAS, passe en CM1 tout en restant dans la même classe, avec le même instit. La routine, quoi. Vivent les classes multi-niveaux !

En revanche, côté Mamzelle, c’est le grand plongeon dans l’inconnu ! Mon bébé-à-moi-que-j’ai rentre en sixième ! Le collège ! Vous vous rendez compte ? Le collège, c’est la porte ouverte à l’adolescence ! Aux hormones ! Aux garçons !!!

Heu, pardon, je m’égare… Disons que ma grande rentre au collège, et que c’est un peu flippant pour tout le monde. Oui, OK, surtout pour nous, ses parents.

Je me souviens de ma rentrée en sixième comme si c’était hier (en même temps, 1985, c’était hier, non ?). Alors forcément, je m’identifie à mort, je me rappelle comme on s’était fichu de moi avec mon gros cartable rouge et bleu et mes mocassins ringos (je lui ai acheté un sac à dos noir super tendance et une nouvelle paire de Converse, du coup)

Mais les chaussures et le cartable ne sont qu’un tout petit détail dans la préparation de cette rentrée. Parce que pour la première fois, nous avons une LISTE de fournitures à acheter. Et c’est là qu’on se marre.

Bon, je ne vais pas vous la refaire, d’autres plus talentueux l’ont déjà fait avant moi, mais la liste de fournitures, c’est juste l’enfer. Une page A4 recto-verso avec les exigences hypra pointues de chaque prof.

Des cahiers 96 pages 24×32 à grand carreaux. À couverture rouge. Des cahiers 96 pages 24×32 à PETITS carreaux. À couverture VERTE. Des GRANDS classeurs à dos épais. Des grands classeurs à dos ÉTROIT, mais à couverture SOUPLE. Deux crayons HB, un crayon HH, et même un crayon BB, retiré du marché de la papèterie depuis 1992. Un putain de cahier de travaux pratiques que j’ai mis une semaine à trouver. De quoi en perdre son latin au rayon rentrée du supermarché…

Ceci dit, à part le fameux cahier de travaux pratiques et un vague souci de calculatrice (commandée à la fnac, j’ai reçu à la place une batterie pour Drone) (quelqu’un peut-il m’expliquer ce qu’est un Drone et comment on révise sa table de 43 avec ?), on ne s’en est pas trop mal tiré. En deux expéditions de moins d’une heure chacune, la liste était bouclée.

C’est alors que dans un élan d’enthousiasme mal contrôlé, j’ai décidé de refaire la chambre de Mamzelle pour la rentrée. Parce que la housse de couette et les cadres princesse ça faisait moyen collège. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Mais ceci est une autre histoire…