
Mardi 7 avril, pavillon Baltard à Nogent sur Marne, mes copines et moi piaffons d’impatience devant l’entrée des VIP. Le grand kiosque de fer dresse ses hautes verrières devant nous, il y a déjà un peu de monde, 2h avant le début du premier prime de la Nouvelle Star 2009. Le bus des familles des candidats arrive, les pancartes fleurissent un peu partout, la foule se presse aux grilles. En véritables touristes, Dom trimballe sa lourde valise, Camille porte le pique-nique et moi j’ai les pieds en feu d’avoir couru dans Paris toute l’après-midi.
Enfin, on nous laisse entrer, au compte-goutte. Le poignet tamponné VIP, après que le cerbère speedé de l’entrée ait vérifié 3 fois nos noms sur le listing et nous ait fait naviguer de file “public” en file “famille”, puis de file “presse VIP” en file… qui-n’a-pas-de-nom, nous retrouvons Cat.0 et Rudy à l’arrière du pavillon, et foulons le tapis rouge de l’entrée des… heu, des gens qui ont droit au vestiaire, on va dire. Ouf !
Je m’éclipse discrètement pour me changer. On nous avait demandé une tenue élégante et flashy, alors moi, en bonne élève obéissante, j’ai écumé le COS nouvellement ouvert rue des Rosiers 2h auparavant pour me dégoter un petit top bleu-vert, dûment validé par notre bloggueuse mode en chef. Autour de moi les tenues grand soir ne se bousculent pas franchement au portillon, mais au milieu des fringues de ville et des t-shirts blancs, ce sera facile de me repérer, au moins. On dépose toutes nos affaires au vestiaire, portables, sac à main et bouteille d’eau compris, on nous passe au détecteur de métaux, et nous voilà dans la salle. Surprise, c’est tout petit ! La scène comme les gradins sont minuscules comparés à ce qu’on a l’habitude de voir à la télé.
Stratégique s’il en est, le placement est un grand moment de jeu de chaises musicales. Après moult négociations d’apprentis VIP, on se retrouve juste derrière les musiciens, ce qui n’est pas si mal (pour frimer derrière le jury il faut avoir moins de 25 ans, être blonde et mettre en avant un généreux décolleté).
Ensuite le chauffeur de salle et les projecteurs façon grille-pain dans notre dos font leur boulot, et Fanny nous rejoint. Virginie Guilhaume, la nouvelle présentatrice, et le jury viennent nous dire un petit bonjour et déjà le compte à rebours est enclenché.
Youhou, le grand show de la Nouvelle Star peut commencer !
Le retour son du plateau est très mauvais, il fait une chaleur de four, mais on s’amuse comme des petits fous : on crie, on applaudit, on chante, on improvise des petites chorés, bref, la fan attitude jusqu’au bout des ongles. A nos côtés, Jean-Philippe, l’extraordinaire batteur, est tout sourire et se donne à fond, et les candidats se succèdent. Chacun y va de son pronostic (Dom, trop balèze, a un avenir prometteur en tant que bookmaker musical) et de son petit mot. On aime bien Leila, Lary et Mélissa, on est déçus par Charlotte et Antoine, surpris par Soan. On n’est pas du tout d’accord entre nous sur Thomas, Maria Paz et Yasmina. On tremble avec Dalé et Camélia-Jordana, on danse avec Madhi, nos oreilles souffrent avec Mickaël et Yoann et tout finit bien avec Damien. Philippe Maneuvre nous fait hurler de rire, et Dédé Manoukian en legging léopard aussi. Pas le temps de se demander ce que porte Lio sous sa robe que Maitre Nadjar se pointe et c’est déjà fini. 3h passées comme dans un rêve (très hot, le rêve, mais façon hot dog), et nous voilà déjà à l’air libre. La soirée se termine là, impitoyablement régie par la loi des horaires de RER.
C’est quand le prochain prime, déjà ?

(un énorme merci à Aurélia, Anne… et Dom !)
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