Archives de la catégorie ‘souvenirs souvenirs’

Turron turron

Par Shalima • 16 juil 2009 • Catégorie: Le blog, nostalgiiiie, souvenirs souvenirs24 blablas

turron jijona

Franchement, existe-t-il quelque chose de meilleur - et de plus gras - que le Turron de Jijona (prononcez rrirrona) ?

Je ne crois pas… J’irai même plus loin, pour moi, le seul turron qui vaille la peine de se flinguer le tour de taille, c’est le mou, le mixé, le huileux à mort, celui qui colle au papier et qui a un double emballage, car le premier est inévitablement imbibé au moindre contact avec la bête. Ah, cette consistance pâteuse, ce goût puissant d’amandes qui reste longtemps en bouche… miam !

A la première bouchée, je suis directement transportée en Espagne. L’Espagne de mon enfance que nous traversions en voiture pour rejoindre le Maroc. L’Espagne où mes grands-parents avaient un appartement au tout début des années 80 et où je me délectais de churros à gogo. L’Espagne voisine du Pays Basque où nous habitions et où nous allions faire régulièrement “le plein”.

Alors quand avec Zaz et Vava nous sommes restées coincées entre deux avions à l’aéroport de Madrid, vous pensez bien que je n’ai pas hésité bien longtemps : j’ai acheté un Toblerone géant pour MrChéri et les Korrigans, et je me suis empressée de prendre une tablette de turron. De tels souvenirs, ça ne se rate pas !

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Encore envie de sucré ? j’ai testé la brioche fleurie Francine au rayon bricolage !



Le temps des cerises

Par Shalima • 27 mai 2009 • Catégorie: Le blog, souvenirs souvenirs26 blablas

cerise dans l'arbre

Les cerises, avec le raisin, les reine claudes et les figues, font partie de mes fruits préférés. De ceux dont une fois commencés, je ne peux m’arrêter de picorer.

J’ai des souvenirs d’enfance incroyables de la fête de la cerise d’Itxassou et de ces week-ends “cueillette” chez nos copains du Fauga, près de Muret. Ils habitaient une grande bâtisse un peu vieillote en bord de Nationale. Leur jardin était hyper bruyant, MAIS il y avait des cerisiers démentiels dans lesquels on passait nos journées. On mangeait des fruits par poignées entières, et on en ramassait tant que cela finissait invariablement en confiture. Sacrilège ! Je n’ai jamais aimé les “trucs à” - cuits, confits ou aromatisés - pour moi rien ne vaut une cerise bien noire, fraîchement cueillie.

Le week-end dernier, lors de notre séjour éclair dans la Drôme, j’ai enfin pu m’en faire un festin, sans modération ! (parce qu’en Bretagne, ça se vend au prix de l’or 18 carats, et la cerise qui a voyagé toute la nuit dans un camion frigo, bof, bof). Prune en avait acheté des cageots entiers, on s’est baffré régalé. Le gîte dans lequel nous dormions n’avait pas qu’une mare débordante de grenouilles en rut, mais aussi un cerisier bien fourni. Le propriétaire nous a offert un sac entier, qui calé au chaud dans notre coffre de voiture, a très bien voyagé jusque chez nous.

miam, des cerises !!

un plein saladier de cerises

J’ai retrouvé le goût des cerises de mon enfance… Plaisir de courte durée, le saladier est déjà vidé !



Secrets de famille

Par Shalima • 19 mai 2009 • Catégorie: famille story, la vie de Mamisa, souvenirs souvenirs14 blablas

secrets de famille

On dit bien qu’il y a des secrets cachés dans chaque famille… A vrai dire, je me doutais que la nôtre ne faisait pas exception à la règle. N’empêche, quand un secret enfoui depuis sept décennies vous explose à la figure au moment où l’on s’y attend le moins, ça fait vraiment une drôle d’impression. Je n’ose imaginer le choc pour mon père d’apprendre ça à 60 ans passé. Parce que moi, à 34 ans, j’avoue, ça m’a quand même un peu ébranlée.

Ceci dit, ce serait mentir que de dire que je suis complètement surprise. J’ai souvent pensé qu’il y avait des trucs un peu bizarres, des incohérences dans les dates, des flous artistiques dans certains récits. Évidemment, maintenant que je sais certaines choses, le puzzle se reconstitue peu à peu. Et l’envie d’en savoir plus, de tout savoir, me taraude.

Alors ce qui me peine le plus, finalement, c’est de ne plus pouvoir en parler avec la principale intéressée. Sans doute est-ce mieux ainsi, en gardant le silence toutes ces années, elle voulait tirer un trait définitif sur cette période de sa vie. Il ne reste plus que quelques papiers, des photos, et les souvenirs un peu embrumés de ma grande-tante, en maison de convalescence à des milliers de kilomètres d’ici. La chasse aux indices ne fait que commencer…

J’ai toujours eu envie d’écrire un livre sur la vie hors du commun de ma Mamisa. Depuis ce week-end, j’ai de nouveaux chapitres à ajouter.



Un petit tour chez l’opticien

Par Shalima • 9 avr 2009 • Catégorie: Le blog, bazar, souvenirs souvenirs23 blablas

lunettes de soleil Chanel

La semaine dernière, c’est la première fois que je me payais le luxe d’avoir des lunettes de soleil adaptées à ma vue. Enfin, je veux dire, c’est la première fois que je sortais ma carte bleue chez un opticien. Il faut bien un début à tout ! Non pas qu’avant je braquais les présentoirs de lunettes avec un mi-bas collé sur la tête et que je sortais en courant par la vitrine, pas du tout, non mais pour qui vous me prenez ? Non, moi j’ai passé une bonne partie de mon enfance dans l’arrière-boutique d’un opticien de grand talent, oui, j’ai nommé mon papa (il me lit, alors j’en rajoute une couche).

Des heures et des heures à contempler les nouveaux modèles, à essayer de vieux rogatons bien moches en pouffant de rire, à jouer à empiler les bannettes des clients, à trier les cordons de lunettes (ceux en micro perles colorées, kitsch à souhait, mes préférés !), à observer les clients, à rêver de jouer à la marchande. A supplier mon père de m’offrir une nouvelle paire de solaires. A désespérer de décrocher systématiquement un 10/10 à chaque œil à chacune de mes visites chez l’ophtalmo. Bien plus tard, même après avoir quitté le nid familial, c’est toujours mon papa qui se chargeait de mes commandes spéciales. J’écumais les boutiques et le net, je lui envoyais les références, et hop, au détour d’une visite familiale ou grâce à la magie du colissimo rembourré, j’avais nouvelle monture à mon nez.

Mais tout ça c’est terminé. Mon papa a pris sa retraite en décembre dernier. Et maintenant il faut bien que je me débrouille toute seule. Enfin, comme tout le monde quoi.

C’est donc un peu intimidée que j’ai poussé la porte d’une enseigne (la même que celle de papa ! Hasard ? Coïncidence ?). Et soudain, j’ai eu la curieuse impression d’être passée de l’autre côté du miroir. Dur dur de n’être qu’une cliente parmi les autres. Attendre patiemment son tour, ne plus avoir accès derrière le comptoir, ni ne voir les machines tourner, écouter sagement les conseils et arguments de vente. Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher de raconter un peu ma vie à l’opticienne qui s’occupait de moi. Pourquoi je ne voulais plus avoir à choisir entre voir clair et ne plus être éblouie. Pourquoi je n’avais pas aucune idée du prix que ça allait me coûter. Ben oui, je lui ai même parlé de mon papa…

Et puis, j’ai payé et je suis repartie avec ma vieille monture Chanel que j’adore, équipée de nouveaux verres solaires correcteurs. Je vois désormais super bien, même en plein soleil, c’est un gros changement et un vrai confort. C’est toujours ça de gagné !



Wacky Races

Par Shalima • 10 fév 2009 • Catégorie: souvenirs souvenirs, trop ouf13 blablas

Allez, une petite rediff pour tenir jusqu’à demain… dès mon retour de Dublin, ce blog reprend une activité normale, promis !

Les fous du volant

(janvier 2008)

Longtemps j’ai fait partie de la peu reluisante catégorie des Fangio de la route. Il faut dire qu’apprendre à conduire à Toulouse, ça n’aide guère à opter pour une conduite planplan. Là bas, c’est soit tu t’imposes, soit tu… t’imposes. La possession d’une grosse bagnole puissante facilitant grandement les choses. Fallait me voir sur la rocade le matin, au volant de la grosse Citroën XM familiale, avec mon macaron “conduite accompagnée” collé sur la lunette arrière, alors que j’allais au lycée. Avec mon père, on avait toute une technique pour slalommer dans les bouchons, j’en frémis de terreur rétrospectivement. Mais c’était comme ça, et de toute façon tout le monde faisait pareil. La loi de la jungle. Ensuite, une fois le permis en poche (décroché malgré tout au premier essai), j’ai hérité de la mythique 205 XT de ma maman, une voiture certes toute petite, mais terriblement nerveuse. J’ai donc continué à rouler comme une folle (toujours à jeun, heureusement) le Q bordé de nouilles de n’avoir aucun accident (le portail de mes parents ne comptant pas comme un véritable accident…), ni aucune contravention. Une année à Marseille a fini de perfectionner ma conduite excessive. Marseille est quand même la seule ville que je connaisse qui, pour éviter que les gens ne grillent les feux la nuit, n’a rien trouvé de mieux que de les… éteindre. Hallucinant, non ? En tout cas en 1996, c’était comme ça…

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La vie de Mamisa - de l’allure et de l’élégance

Par Shalima • 4 déc 2008 • Catégorie: la vie de Mamisa, parfois j'écris, souvenirs souvenirs30 blablas

_blank275Ma grand-mère paternelle, Mamisa, est née en 1913 à Buenos Aires (Argentine) et a passé toute son enfance à Rio de Janeiro (Brésil). Elle a perdu son père très jeune, sa mère s’est remariée et elle a été élevée par son beau-père. Sa demi-sœur Moune est née en 1925. Elle a vécu de 1937 à la fin de sa vie à Casablanca (Maroc).

Ma Mamisa aimait danser. Mais pas mon grand-père. Il n’aimait pas la musique, et la danse encore moins. (Il n’aimait pas non plus le parfum, ce n’était pas un drôle, mon grand-père)

Heureusement pour Mamisa, avant l’indépendance du Maroc, la vie mondaine à Casablanca battait son plein chez les européens. En qualité de vétérinaire municipal de cette grande ville, mon grand-père était souvent invité avec son épouse dans les réceptions qui rythmaient la vie de la bonne société.

Mamisa était une élégante. Elle aimait les belles robes, les chaussures et les bijoux. Toute petite mais mince, elle avait ce qu’on appelait à l’époque de l’allure. Elle m’a souvent raconté le soin qu’elle prenait à choisir ses toilettes, ses combines avec la couturière pour copier les modèles de Paris et être du dernier chic…

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Joseph et Louis D., morts sur le Front

Par Shalima • 11 nov 2008 • Catégorie: famille story, souvenirs souvenirs21 blablas

11 Novembre… Première Guerre Mondiale… 14-18… Armistice…

Ces mots, ces dates me parlent, forcément, même si je me sens bien plus concernée dans mon histoire personnelle et familiale par la Seconde Guerre Mondiale. J’ai connu et je connais toujours des personnes qui ont vécu la seconde, tandis que seul mon grand-père paternel est né avant le cessez-le-feu du 11 novembre 1918 et la signature du Traité de Versailles en 1919.

Autant les anecdotes familiales fleurissent sur les faits de guerre et de résistance entre 1939 et 1945, autant sur la Première Guerre Mondiale, ses tranchées, ses gazés, ce charnier, très peu de choses. Un arrière grand-père cavalier se rendant compte qu’un éclat d’obus lui a transpercé la cuisse en descendant de cheval des heures après, le soir venu. Et trois photos, trouvées chez ma Mamisa en avril dernier.

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