D’où je suis, je vois la lune
Par Shalima • 3 mai 2010 • Catégorie: Le blog, parfois je lis • 14 blablas •
J’ai fait la connaissance de Maud Lethielleux l’année dernière. Après quelques échanges de mail, une rencontre dans un salon, je repartais avec son premier livre dans ma besace : Dis oui, Ninon. J’étais pleine d’appréhension, moi qui n’aime pas vraiment les histoires de gosses malheureux, mais les mots de Maud ont fini par me toucher et je suis tombée sous le charme de Ninon. Je vous en avais parlé ici, à l’époque.
Il y a quelques semaines, nouveau mail de Maud : son deuxième livre sort en librairie. Le sujet est encore moins susceptible de me plaire, mais qu’importe, je sais désormais qu’il faut laisser sa chance à Maud. Et quelques jours après, le hasard du calendrier nous a permis de nous croiser à nouveau, lors d’une séance de dédicace dans une librairie vannetaise. J’étais contente de pouvoir retrouver et discuter un peu avec Maud, de son ressenti face à son nouveau livre, du monde si particulier de l’édition, du succès de son premier roman…
Et puis je suis repartie, avec D’où je suis, je vois la lune, bien au chaud sous mon bras, fièrement dédicacé…
Je ne l’ai pas lu tout de suite, j’ai attendu un peu. Puis je me suis lancée. Et très vite, je me suis retrouvée dans un univers très particulier, cru et poétique à la fois, même au plus profond de la galère. Je n’arrivais plus à lâcher mon bouquin.
J’ai aimé, beaucoup, Moon, cette marginale qui vend des sourires et qui a les crayons qui la démangent. J’ai aimé retrouver Ninon et Fred, en filigrane, entre les lignes. J’ai aimé ce livre, ce petit ovni d’âpreté, de douceur et de liberté. Ne le ratez pas !
Synopsis : Moon a choisi la rue parce qu’elle a décidé d’être “elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres”. Elle ne fait pas la manche, elle vend des sourires, et observe avec malice le manège des gens pressés.
“Je dis : Avec cinquante centimes d’euros, qu’est-ce qu’on achète à notre époque ? J’insiste, il accélère, petite pirouette : Non, sans déc’, à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter ? Le type finit par s’arrêter, il se demande où je veux en venir, et c’est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix-là, c’est pas cher payé ! (…)”
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Dans un style complètement différent, je suis plongée jusqu’au cou dans un roman d’aventure à la frontière de la science-fiction : 
















