Archives de la catégorie ‘nostalgiiiie’

Une dernière journée à la plage

Par Shalima • 30 août 2011 • Catégorie: À la Une, famille story, nostalgiiiie20 blablas

Le mois d’août touche à sa fin, mais pas l’été, surtout quand on a la chance d’habiter pas très loin de la mer… Cette dernière semaine avant la rentrée était pourtant destinée à préparer le retour à l’école, mais ce matin, le beau soleil et les SMS des copines ont eu raison de nos bonnes résolutions.

À onze heures pétantes, le pique-nique était prêt, les maillots enfilés et les jeux de plage s’entassaient en vrac dans le coffre de la Picasso. Direction le bout du bout de la Presqu’île de Rhuys, où nous n’allons quasiment jamais durant la saison tant c’est bondé de monde. Mais aujourd’hui les touristes avaient déserté les lieux, la plage du Fogéo à Arzon était quasi déserte.

C’est sans doute la dernière fois de l’été que nous passons toute une journée à la plage. Il y aura peut-être encore une ou deux escapades le dimanche après-midi si la météo se montre clémente, mais l’année aura repris sa course folle, ce sera forcément un peu différent. Aujourd’hui, en pleine semaine, à quelques kilomètres à peine de chez nous, ça sentait l’école buissonnière alors que l’année scolaire n’a même pas encore commencé. Nous avons d’autant plus profité des jeux dans le sable, des baignades dans l’eau fraîche, des grandes brasses jusqu’à la bouée jaune, loin là-bas à marée haute.

Comme autant de petites heures volées au calendrier.

 



Du souvenir d’un russe

Par Shalima • 28 avr 2011 • Catégorie: À la Une, nostalgiiiie, souvenirs souvenirs27 blablas

poupées russes

J’ai fait un rêve étrange cette nuit. J’ai rêvé que j’arpentais les meilleures pâtisseries de France, à la recherche d’un gâteau Russe aussi bon que celui de mon enfance. Le fameux Russe de chez Lacote à Lannemezan. Pas un dimanche d’été chez mes grands-parents sans en déguster une part (ou deux, ou trois) en dessert. Qu’est-ce qu’on a pu s’ennuyer dans cette petite ville au bord des Pyrénées où il ne se passait jamais rien. Heureusement, ce gâteau sauvait de tout, et j’en garde un souvenir ému. Malheureusement ce Russe appartient désormais au passé, la pâtisserie a depuis longtemps fermé, et je n’ai plus jamais mangé de gâteau aussi fin et délicieux que celui-ci.

Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir testé des concurrents, mais aucun ne lui est jamais arrivé à la cheville. Il faut dire que cette recette est particulièrement casse-gueule : de la crème au beurre et du sucre glace à ne plus savoir qu’en faire. Bien que finement relevée par de la poudre de noisette, l’écœurement n’est jamais bien loin. A priori, rien qui puisse plaire à mes papilles peu enclines au crémeux en tout genre. Mais le Russe de chez Lacote c’était autre chose, il était fondant, délicat et d’une impalpable légèreté.

Et voilà qu’à défaut d’avoir réussi à lui trouver un digne successeur, j’en suis réduite, vingt ans après, à en rêver la nuit. Même si je sais au fond que mon souvenir est sans doute bien plus beau que la meilleure des fournées de chez Lacote, je donnerai cher pour y regoûter, ne serait-ce qu’une fois, une simple bouchée.



TRON, mon héritage

Par Shalima • 9 fév 2011 • Catégorie: À la Une, famille story, nostalgiiiie, souvenirs souvenirs29 blablas

tron jeu video 1981

Le film TRON L’Héritage sort aujourd’hui sur les écrans. Mais j’ai l’impression que ça fait des mois qu’on en entend parler, non ? En tout cas, moi je ne compte plus les teasing de fou, les communiqués de presse qui pleuvent dans ma boîte mail. Je me souviens très bien de ma première réaction : “oh une suite, mais c’est génial, j’adooooore TRON !!

Avant de réaliser, qu’en fait, je n’avais JAMAIS vu TRON, le film culte sorti au tout début des années 80. Je n’en connais même pas l’histoire.

Non, mon TRON à moi, c’était un jeu vidéo, un des ancêtres du genre, que mon père s’était offert à Noël, peut-être bien en 1982, ou en 1983. Mes frangins et moi, qu’est-ce qu’on a pu jouer à ce bidule, c’est incroyable. Des heures et des heures à taquiner du pixel, et à enchaîner les trois tableaux, farpaitement, TROIS, en faisant péter les scores. Petit miracle de technologie, au design sonore encore quelque peu hésitant, ultra résistant, increvable.

Alors forcément, j’ai demandé à mon père s’il l’avait encore. Évidemment, m’a-t-il répondu (quelle question idiote, il ne jette RIEN). Ce coup-ci, j’ai ravalé mes sarcasmes habituels, et je lui ai gentiment demandé de me prêter son jeu le temps d’un petit billet nostalgie sur ce blog.

Sous l’épaisse couche de poussière, on trouve encore quelques tâches non identifiées, l’écran est un peu rayé, mais la bestiole fonctionne encore. Et ce son, mes amis, CE SON, que trente ans après je suis encore capable de fredonner à la note près. Que celui qui me rétorque que ce n’est pas bien difficile, il n’y en avait que huit soit pendu par les pieds et sacrifié sur l’autel de la confrérie des geeks sadiques !

8 notes, pas une de plus, la preuve : (baissez le son, ça pique)

Je n’ai pas pu m’empêcher de rejouer. Je n’ai pas réussi à dépasser le premier tableau. Mais je ne désespère pas qu’avec un peu d’entraînement, je retrouve ma splendeur et mes scores d’antan. Si les Korrigans me laissent l’approcher, car ces petits ont très vite adopté la bruyante console. Il faut croire que l’attrait du pixel a quelque chose d’intemporel !

TRON tomytronic video game
(il m’a eu, le ptit con)



Il y a un an…

Par Shalima • 28 juin 2010 • Catégorie: À la Une, New York, nostalgiiiie19 blablas

Il y a un an, jour pour jour, à cette heure-ci, ma valise était prête, et j’étais sur le point de traverser l’Atlantique avec deux amies pour passer dix jours fabuleux à New York.

Je rêvais de ce voyage depuis toujours et les conditions étaient idéales pour que le rêve devienne réalité.

Ces dix jours ont tenu toutes leurs promesses : j’ai découvert une ville magique, à la hauteur de mes espérances, j’ai dansé tant et plus, nous avons vécu et partagé de si belles choses. Une expérience riche, intense, magnifique.

Une année a passé, mais je crois que je ne m’en suis pas tout à fait remise. Une part de moi arpente encore les rues brûlantes de Manhattan et hante les studios avec vue sur Broadway. C’était il y a un an, et foutue nostalgie, je revis cette escapade enchantée jour par jour, heure par heure, minute par minute. Je ne rêve que d’y retourner, désormais. Mais avec mon chéri dans mes bagages cette fois-ci.



Tri et nostalgie

Par Shalima • 30 mar 2010 • Catégorie: À la Une, famille story, nostalgiiiie32 blablas

tri

Dans quelques mois, nous allons faire de gros travaux dans notre maison, avec notamment l’aménagement de ce qui nous sert actuellement de garage et de grenier. Ces deux pièces affichent complet, grâce à un savant bordel accumulé, lentement mais sûrement, au cours de ces dix dernières années… On a beau trier régulièrement, faire quelques vide-greniers de temps à autres, les cartons, sacs, et fatras en tout genre ont fini par coloniser tout l’espace disponible. Espace qui sera divisé par deux le temps des travaux, c’est dire s’il est urgent de faire quelque chose.

MrChéri a donc commencé à me mettre la pression pour qu’on attaque ce rangement de printemps de l’extrême le plus vite possible. J’ai résisté deux week-ends successifs, mais dimanche dernier, mon fourbe mari a profité de ma sieste bien méritée pour descendre tous les cartons de puériculture dans le salon. Plus le choix, si je ne voulais pas passer le reste de la semaine entourée d’un mur aux couleurs Pampers, il fallait s’y mettre. Mamzelle, mini assistante à la langue bien pendue à mes côtés, j’ai ouvert les cartons un à un. Et sous mes yeux de plus en plus humides, j’ai vu défiler 10 ans de fringues pour enfant, 10 ans de souvenirs vestimentaires, 10 ans qui ont passé si vite que chaque petit body, chaque brassière, chaque salopette me semblait avoir été porté la veille.

Cette plongée dans notre passé tout récent m’a fichu un sacré coup au moral, je l’avoue. Le tri n’en a été que plus efficace. A part quelques mini tenues pour nouveau-né mises de côté pour les poupées des Korrigans et deux ou trois jolies pièces destinées aux copines jeunes mamans, le reste est retourné dans les cartons, direction Emmaüs. Ni le temps, ni le courage de revendre tous ces petits bouts de nos vies.

Mais je n’ai pas chouiné bien longtemps, le grand rangement par le vide a été rapidement interrompu par la visite surprise de la marraine de Petitou, en week-end éclair dans la région. Les cartons ont vite débarrassé le plancher, et nous avons trinqué à nos retrouvailles, et à nos projets futurs. Parce que la nostalgie, ça va bien un moment, mais l’avenir c’est quand même plus intéressant, non ?



Retour aux sources…

Par Shalima • 4 nov 2009 • Catégorie: À la Une, nostalgiiiie24 blablas

le long du canal du midi - Toulouse

Pour les beaux yeux d’un breton d’adoption, j’ai quitté en 1997 ma Toulouse bien aimée, la ville de mon enfance et de mes études, et pour des diverses raisons, je n’y avais pas mis les pieds depuis 2 ans. Je me suis si bien acclimatée à ma verte campagne et mon bord de mer iodé que je m’accommodais parfaitement de cette absence.

Que je croyais.

Parce que vendredi dernier, à peine la Garonne traversée, j’ai senti comme une bouffée de nostalgie qui ne m’a plus quittée, sans cesse exacerbée par l’accent chantant de nos hôtes. Ce sentiment m’a accompagnée tout le week-end, le long de nos balades dans les feuilles mortes des peupliers, lors de notre pique-nique au bord du canal du midi, durant notre pause chocolatée dans un dernier rayon de soleil place Saint Georges… Les murs de brique, les petites rues si jolies, les places chantantes, la légèreté de l’air, la chaleur de cette lumière, ma Kary, tout cela m’a tellement manqué !

J’ai donc fait le plein durant quatre jours, savourant chaque instant. Et au moment du départ, je me suis promis de revenir aux sources un peu plus souvent !

canal du midi - Toulouse



Turron turron

Par Shalima • 16 juil 2009 • Catégorie: À la Une, nostalgiiiie, souvenirs souvenirs24 blablas

turron jijona

Franchement, existe-t-il quelque chose de meilleur – et de plus gras – que le Turron de Jijona (prononcez rrirrona) ?

Je ne crois pas… J’irai même plus loin, pour moi, le seul turron qui vaille la peine de se flinguer le tour de taille, c’est le mou, le mixé, le huileux à mort, celui qui colle au papier et qui a un double emballage, car le premier est inévitablement imbibé au moindre contact avec la bête. Ah, cette consistance pâteuse, ce goût puissant d’amandes qui reste longtemps en bouche… miam !

A la première bouchée, je suis directement transportée en Espagne. L’Espagne de mon enfance que nous traversions en voiture pour rejoindre le Maroc. L’Espagne où mes grands-parents avaient un appartement au tout début des années 80 et où je me délectais de churros à gogo. L’Espagne voisine du Pays Basque où nous habitions et où nous allions faire régulièrement “le plein”.

Alors quand avec Zaz et Vava nous sommes restées coincées entre deux avions à l’aéroport de Madrid, vous pensez bien que je n’ai pas hésité bien longtemps : j’ai acheté un Toblerone géant pour MrChéri et les Korrigans, et je me suis empressée de prendre une tablette de turron. De tels souvenirs, ça ne se rate pas !

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Encore envie de sucré ? j’ai testé la brioche fleurie Francine au rayon bricolage !