Archives de la catégorie ‘nostalgiiiie’

Il y a un an…

Par Shalima • 28 juin 2010 • Catégorie: Le blog, New York, nostalgiiiie19 blablas

Il y a un an, jour pour jour, à cette heure-ci, ma valise était prête, et j’étais sur le point de traverser l’Atlantique avec deux amies pour passer dix jours fabuleux à New York.

Je rêvais de ce voyage depuis toujours et les conditions étaient idéales pour que le rêve devienne réalité.

Ces dix jours ont tenu toutes leurs promesses : j’ai découvert une ville magique, à la hauteur de mes espérances, j’ai dansé tant et plus, nous avons vécu et partagé de si belles choses. Une expérience riche, intense, magnifique.

Une année a passé, mais je crois que je ne m’en suis pas tout à fait remise. Une part de moi arpente encore les rues brûlantes de Manhattan et hante les studios avec vue sur Broadway. C’était il y a un an, et foutue nostalgie, je revis cette escapade enchantée jour par jour, heure par heure, minute par minute. Je ne rêve que d’y retourner, désormais. Mais avec mon chéri dans mes bagages cette fois-ci.



Tri et nostalgie

Par Shalima • 30 mar 2010 • Catégorie: Le blog, famille story, nostalgiiiie32 blablas

tri

Dans quelques mois, nous allons faire de gros travaux dans notre maison, avec notamment l’aménagement de ce qui nous sert actuellement de garage et de grenier. Ces deux pièces affichent complet, grâce à un savant bordel accumulé, lentement mais sûrement, au cours de ces dix dernières années… On a beau trier régulièrement, faire quelques vide-greniers de temps à autres, les cartons, sacs, et fatras en tout genre ont fini par coloniser tout l’espace disponible. Espace qui sera divisé par deux le temps des travaux, c’est dire s’il est urgent de faire quelque chose.

MrChéri a donc commencé à me mettre la pression pour qu’on attaque ce rangement de printemps de l’extrême le plus vite possible. J’ai résisté deux week-ends successifs, mais dimanche dernier, mon fourbe mari a profité de ma sieste bien méritée pour descendre tous les cartons de puériculture dans le salon. Plus le choix, si je ne voulais pas passer le reste de la semaine entourée d’un mur aux couleurs Pampers, il fallait s’y mettre. Mamzelle, mini assistante à la langue bien pendue à mes côtés, j’ai ouvert les cartons un à un. Et sous mes yeux de plus en plus humides, j’ai vu défiler 10 ans de fringues pour enfant, 10 ans de souvenirs vestimentaires, 10 ans qui ont passé si vite que chaque petit body, chaque brassière, chaque salopette me semblait avoir été porté la veille.

Cette plongée dans notre passé tout récent m’a fichu un sacré coup au moral, je l’avoue. Le tri n’en a été que plus efficace. A part quelques mini tenues pour nouveau-né mises de côté pour les poupées des Korrigans et deux ou trois jolies pièces destinées aux copines jeunes mamans, le reste est retourné dans les cartons, direction Emmaüs. Ni le temps, ni le courage de revendre tous ces petits bouts de nos vies.

Mais je n’ai pas chouiné bien longtemps, le grand rangement par le vide a été rapidement interrompu par la visite surprise de la marraine de Petitou, en week-end éclair dans la région. Les cartons ont vite débarrassé le plancher, et nous avons trinqué à nos retrouvailles, et à nos projets futurs. Parce que la nostalgie, ça va bien un moment, mais l’avenir c’est quand même plus intéressant, non ?



Retour aux sources…

Par Shalima • 4 nov 2009 • Catégorie: Le blog, nostalgiiiie23 blablas

le long du canal du midi - Toulouse

Pour les beaux yeux d’un breton d’adoption, j’ai quitté en 1997 ma Toulouse bien aimée, la ville de mon enfance et de mes études, et pour des diverses raisons, je n’y avais pas mis les pieds depuis 2 ans. Je me suis si bien acclimatée à ma verte campagne et mon bord de mer iodé que je m’accommodais parfaitement de cette absence.

Que je croyais.

Parce que vendredi dernier, à peine la Garonne traversée, j’ai senti comme une bouffée de nostalgie qui ne m’a plus quittée, sans cesse exacerbée par l’accent chantant de nos hôtes. Ce sentiment m’a accompagnée tout le week-end, le long de nos balades dans les feuilles mortes des peupliers, lors de notre pique-nique au bord du canal du midi, durant notre pause chocolatée dans un dernier rayon de soleil place Saint Georges… Les murs de brique, les petites rues si jolies, les places chantantes, la légèreté de l’air, la chaleur de cette lumière, ma Kary, tout cela m’a tellement manqué !

J’ai donc fait le plein durant quatre jours, savourant chaque instant. Et au moment du départ, je me suis promis de revenir aux sources un peu plus souvent !

canal du midi - Toulouse



Turron turron

Par Shalima • 16 juil 2009 • Catégorie: Le blog, nostalgiiiie, souvenirs souvenirs24 blablas

turron jijona

Franchement, existe-t-il quelque chose de meilleur - et de plus gras - que le Turron de Jijona (prononcez rrirrona) ?

Je ne crois pas… J’irai même plus loin, pour moi, le seul turron qui vaille la peine de se flinguer le tour de taille, c’est le mou, le mixé, le huileux à mort, celui qui colle au papier et qui a un double emballage, car le premier est inévitablement imbibé au moindre contact avec la bête. Ah, cette consistance pâteuse, ce goût puissant d’amandes qui reste longtemps en bouche… miam !

A la première bouchée, je suis directement transportée en Espagne. L’Espagne de mon enfance que nous traversions en voiture pour rejoindre le Maroc. L’Espagne où mes grands-parents avaient un appartement au tout début des années 80 et où je me délectais de churros à gogo. L’Espagne voisine du Pays Basque où nous habitions et où nous allions faire régulièrement “le plein”.

Alors quand avec Zaz et Vava nous sommes restées coincées entre deux avions à l’aéroport de Madrid, vous pensez bien que je n’ai pas hésité bien longtemps : j’ai acheté un Toblerone géant pour MrChéri et les Korrigans, et je me suis empressée de prendre une tablette de turron. De tels souvenirs, ça ne se rate pas !

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Encore envie de sucré ? j’ai testé la brioche fleurie Francine au rayon bricolage !



Ecolo en herbe

Par Shalima • 28 août 2008 • Catégorie: nostalgiiiie, parfois je lis12 blablas

Petit Tom protège la nature

Pendant nos vacances chez mes beaux-parents, dans leur maison jurassienne, j’ai trouvé un petit bouquin adorable : “Petit Tom protège la nature” de Gérard et Alain Grée aux Editions Casterman. Il date de 1971, ne coûtait à l’époque que 6 francs (même pas 1€ !), et je trouve qu’il conjugue avec intelligence graphisme naïf et mignon et éveil des enfants à l’écologie.

Entre les petits conseils, ce qu’il faut et ne faut pas faire, les espèces à protéger, c’est très instructif car encore d’actualité, malheureusement. Les enfants aussi l’ont adoré, Miniloup a apprécié les graphismes colorés, et Mamzelle et Petitou ont décidé qu’eux aussi, maintenant, allaient protéger la nature.

Du coup, je n’ai pas résisté à l’envie de partager avec vous quelques images de ce livre délicieusement vintage et surrané (par contre, n’ayant pas de scanner sous la main, je n’ai pu que prendre des photos, ce qui explique la qualité pas terrible !)

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10 minutes au bord de l’eau

Par Shalima • 12 juin 2008 • Catégorie: c'est beau, nostalgiiiie23 blablas


(photo Bernard Jeanneau)

Avant mon congé parental, lorsque j’allais au boulot, je passais chaque jour au bord de la mer. Le matin, le midi, à 14 heures et le soir. J’aimais prendre cette route qui longe le Golfe, entre les arbres et le bleu de l’eau, au milieu des oiseaux. C’était comme le chemin des écoliers, un air de vacances toute l’année, un souffle d’air avant de retrouver mon ordi dans mon bureau surchauffé, au milieu d’informaticiens forcenés.

Au bout du port et de son champ de mâts, je traversais le bras de mer grâce au pont tournant, et à marée haute, c’était comme un jeu de savoir s’il allait être fermé ou ouvert, s’il laissait passer les bateaux, ou les voitures. Lorsqu’il était fermé (à la circulation), ça pouvait durer un bon quart d’heure. Dans le sens aller, ça valait le coup de faire un détour par le centre ville, mais dans le sens retour, non. En été, afflux des plaisanciers oblige, je pouvais me retrouver coincée 2 fois dans la journée. Ce fichu pont m’énervait, mais finalement j’aimais bien son côté pittoresque, cette parenthèse hasardeuse et poétique dans une vie active bien remplie.

Ce midi, je suis allée déjeuner avec A., une ancienne collègue. En 8 ans, A. est devenue une bonne amie et j’ai plaisir à la revoir régulièrement, même si trop rarement à mon goût, nous suivons chacune notre route, et le temps passe trop vite. Nous sommes retrouvées dans notre crêperie fétiche, la cantine des copines des temps glorieux de feu notre webagency. La patronne est une allemande adorable qui me reconnaît toujours, même si je n’y vais plus guère qu’une à deux fois par an. Elle m’amuse car elle me demande systématiquement des nouvelles de Mamzelle, elle avoue avoir flashé sur le prénom et l’air mutin de ma fille.

Après ce sympathique déjeuner, où nous avons parlé de nos projets respectifs, échangé des nouvelles de nos connaissances communes et piapiaté de bon coeur autour d’une bollée de cidre, chacune est repartie vaquer à ses occupations. Sur le chemin du retour, toute à mes souvenirs, j’ai décidé de passer devant mon ancien bureau désormais occupé par une autre entreprise, puis j’ai pris la route du pont. Un panneau lumineux affichait clairement la couleur, il était fermé.

Je me suis quand même engagée dans la file de voiture, et quand je n’ai plus pu avancer d’un mètre, pare-choc contre pare-choc, j’ai fait comme les autres, j’ai coupé mon moteur. J’ai baissé le son de la radio, j’ai ouvert ma fenêtre, laissé entrer le vent et j’ai humé l’air salin. Une bouffée de nostalgie m’a submergée. En voyant les mâts des bateaux couper le pont en deux devant mes yeux, je me suis rappelée du temps si loin, si proche, où je travaillais. De mes copines de bureau. De la bonne ambiance d’alors. Des projets intéressants. Des pauses de midi au bord de l’eau. C’était avant le dépôt de bilan, avant la reprise foireuse, avant le licenciement final. Je me suis dit que j’avais eu de la chance de connaître ça. Mon boulot me plaisait, j’y étais bien. Avant.

10 minutes ont passé, le pont s’est refermé, la barrière s’est relevée, j’ai redémarré et j’ai repris le cours de ma vie. Je crois que je suis prête à retravailler. Bientôt.



Un lit de grand

Par Shalima • 27 jan 2008 • Catégorie: famille story, nostalgiiiie26 blablas

Nous avons acheté un lit de grand pour Miniloup, hier matin. Et aujourd’hui, MrChéri a démonté le petit lit à barreaux qui a abrité le sommeil de nos 3 korrigans, et a installé le nouveau. En descendant le petit lit, morceau par morceau, il me dit :

“Bon, ben je le range au grenier ? On le ressortira pour nos petits-enfants.”

J’aurais pas cru… mais ça m’a fait un pincement au coeur.

bientôt le lit de grand