Faut croire que j’ai la loose intégrale de ce côté-là… un mauvais karma de la contraception, peut-être un signe du destin qui voudrait me faire avoir 15 enfants (pile poil une équipe de rugby, ouais, c’est MrChéri qui serait content !!)
Tout a commencé 8 semaines après la naissance de Miniloup, à l’incontournable visite post-natale, chez ma sage-femme. Vient la fameuse question de la contraception, et qu’est-ce qui vous ferait plaisir, ma ptite dame ? la pillule, ouais bof, je l’ai déjà gobée méticuleusement pendant 7 ans, mais en fait les hormones ça me réussit pas trop, côté libido, et puis c’est super astreignant, le côté tous les jours à la même heure, 21 jours sur 28…
L’implant alors ? nan, vraiment, nan, je viens de dire que les hormones et moi on était pas très copines côté youplaboum… et puis avoir ce machin fiché sous la peau du bras, brrr…
De même, on oublie les diaphragmes, spermicides et autres joyeusetés qui nécessitent un minimum de planification à l’avance, concept guère compatible avec ma vision perso des galipettes crapuleuses épanouissantes.
Bon ben, il reste le stérilet alors, celui en cuivre, sans hormones, le roots, quoi…
Ah ouais, tiens, et pourquoi pas ?? finalement, il n’a que des avantages, une fois posé, on est tranquille pour 10 ans, ya juste à vérifier tous les ans qu’il n’a pas bougé, ya pas plus simple, non ?
Sauf que presque. Parce que pour se faire poser un stérilet, il faut passer par la case gynéco. Et que le mien, chiant comme pas 2, ne veut pas me le poser avant mon retour de couches. J’ai eu beau insister, il n’a pas voulu en démordre, et il a fallu que j’attende 12 mois et demi… (l’allaitement long a pour conséquence de retarder considérablement le retour de couches. En temps normal, c’est un avantage !). Bon, si vous avez lu le dernier article de Mère Indigne, vous êtes au courant que l’activité sexuelle de la jeune mère de famille n’est pas forcément des plus débridées, mais tout de même, l’option capote quand on n’a plus 16 ans et qu’on est mariée (et fidèle, cela va sans dire) depuis 8 ans, c’est pas franchement l’extase. J’aurais pu essayer d’aller voir un gynéco plus conciliant, mais rien que l’idée de me taper le bottin téléphonique et d’étaler mes déboires à une secrétaire médicale qui est là avant tout pour faire barrage me fatiguait d’avance. C’est un fait, je ne suis copine ni avec la caste des gynécos, ni avec celle des secrétaires médicales…
Alors, j’ai laissé tomber, et j’ai patienté… Arrive enfin le moment propice, le fameux retour du ketchup monster (copyright a n g e l) qui pour une fois était attendu comme le messie. Sauf que là, encore un problème. Mon gynéco m’a prescrit LE stérilet le moins fiable du marché. Même qu’il a été retiré de la vente dans plusieurs pays, parce que le risque de grossesse non désirée dépasse les 6% 3 ans après la pose (oui, NovaT200, ne baisse pas la tête, je parle de toi). La raison est toute bête, il n’est pas assez dosé en cuivre. Mais vu comme je me suis faite recevoir quand j’ai osé insister pour me faire poser un stérilet en-dehors des règles, je n’ose pas demander à mon gynéco de changer son ordonnance. Ouais, parce que l’argument “je l’ai lu sur internet, même que c’est le Dr Winkler qui l’a dit” a peu de chance de porter, il risque plutôt de se foutre de ma tronche de se hérisser et de se braquer, comme la fois précédente. Heureusement, le NovaT200 a un petit frangin, le 380, même labo, même forme, mais plus dosé (c’est aussi le Dr Winkler qui le dit et celui-là, il le recommande). Alors je rajoute au crayon à papier un beau “380″ sur l’ordonnance, et je pars tenter ma chance à la pharmacie du coin (oh my god, me voilà réduite à faire des presque-faux pour éviter une grossesse extra-utérine de triplés !!!)
Là évidemment, la pharmacienne tilte un peu, elle ne trouve pas de NovaT380 dans son fichier… elle appelle son fournisseur, qui confirme que la dite bestiole n’existe pas, mais qu’ils ont en stock un TT380. Elle est un peu embêtée, surtout que mon ordonnance date de janvier et qu’en principe elle n’est valable que 3 mois (on est fin octobre). Elle appelle donc mon gynéco, qui heureusement est complètement à l’ouest, il ne se souvient pas de moi, et un peu dépassé par la situation, il finit par donner son accord pour le TT380. Victoire !!! il m’a fallu un peu plus de 20 minutes de bataille, je ressors de là un peu sonnée, mais avec mon précieux butin dans la poche.
Autant vous dire qu’après ces péripéties, la pose de l’engin me semble être une partie de plaisir, un peu de spasfon et hop, l’affaire est dans le sac (c’est une image, évidemment ! ^_^). Rendez-vous est pris pour un contrôle un mois et demi après, d’ici là, pas de précautions particulières, si ce n’est d’éviter de mettre des tampons (m’en fout, je ne jure plus que par la mooncup !).
Je suis donc enchantée par la simplicité du concept, et mis à part des règles totalement mutantes 3 semaines après (11 jours de chutes du Niagara, dont 24h où j’ai fait déborder CINQ cup !! o_O), je suis prête à le recommander à la terre entière.
Arrivent ce matin et l’échographie de contrôle pour vérifier que le stérilet n’a pas bougé. J’y vais super confiante, hein, parce qu’à part une histoire cocasse entendue au sujet d’une femme qui aurait perdu son stérilet en poussant son caddie à Auchan (la narratrice de cette légende urbaine charmante anecdote se reconnaîtra, hein Amandine ! ^_^), je me demande comment un truc d’une telle taille pourrait bien avoir envie de se faire la malle… La surprise est donc totale quand j’entends mon gynéco s’exclamer : “ah mais ça ne va pas du tout, il est en train de se BARRER votre stérilet !!!!!” (c’est sans doute l’émotion qui le fait employer un tel vocabulaire, lui qui d’habitude est plutôt du genre coincé). Effectivement, l’image à l’écran est sans appel, le bidule en forme de T se ballade à moitié en-dehors du col de l’utérus, cherchant désespérément la porte de sortie…
Je suis bonne pour me le faire retirer et qu’il m’en place un autre, parce que là, j’ai déjà du bol de ne pas avoir mis BB4 en route (merci la grosse fatigue post-fiesta qui m’a fait repousser toutes les avances d’un MrChéri toujours prêt, lui !) (un homme, un vrai, quoi ! ^_^)
Retour sur la table d’auscultation, pendant qu’il farfouille dans son stock. Et qu’est-ce qu’il sort de son tiroir ?? je vous le donne en mille… un NovaT200 !!! prise de court, je bafouille comme une andouille “mais, heu, mais, c’était pas un 380 que j’avais ??”. Il ne moufte pas, et prend un TT380 à la place (j’ai donc la confirmation que ce type a tout un stock à écouler, brrrr). Ca ne le dérange pas non plus de me le poser à la totale roots, en-dehors des règles et sans spasfon, contrairement à ses grandes théories foireuses sur l’impossibilité de passer un col de l’utérus en dehors de cette période-là (connard). Bon, je douille un peu, évidemment, mais ça n’a rien d’insurmontable, rien qui ne justifie 12 mois d’usage de capote en tout cas…
Me voilà donc de nouveau équipée, avec ordre de me gaver de spasfon et une prescription pour un médoc qui doit limiter les prochains saignements. Mais il m’a prévenue, certaines femmes ne tolérent pas le stérilet, et c’est mon dernier essai, après “faudra changer de méthode” (je le cite, quelle délicate empathie, n’est-ce pas ??). Prochain contrôle fin janvier.
D’ici là, c’est pas que j’ai pas envie de passer mes journées à faire le poirier les pattes en l’air, mais c’est juste pas possible. Il ne me reste plus qu’à prier Ste Rita !!
(comme le dirait une amie qui se reconnaîtra elle aussi, hein Fab, qu’est-ce qu’il faut pas faire pour baiser tranquille !!! ^_^)