Le Ciné Club des Korrigans – L’Âge Heureux
Par Shalima • 12 juin 2009 • Catégorie: À la Une, danse, le ciné club des korrigans • 15 blablas •
Retour de la rubrique du ciné club, après presque 6 mois d’absence… je ne sais pas si c’est la saison des galas de danse qui veut ça, mais aujourd’hui j’ai eu envie de vous parler d’un film culte (une série télévisée des années 60, en fait) qui a fortement marqué mon enfance :
L’Âge Heureux, de Philippe Agostini, d’après le livre d’Odette Joyeux
Quand j’ai appris qu’il était sorti en DVD, j’ai fait des pieds et des mains pour me le procurer. J’ai fini par le dégoter sur ebay, je n’étais pas peu fière de ma prise !
Mamzelle a immédiatement accroché avec cette histoire de petits rats de l’Opéra, malgré l’image franchement vieillotte en noir et blanc, malgré l’époque qui remonte quasi à l’enfance de ses grands-parents. Alors faisons avec elle une petite balade sur les toits de l’Opéra Garnier, si vous le voulez bien…

Delphine et son amie Bernadette ont 12 ans et sont petits rats à l’école de l’Opéra de Paris. Elles travaillent d’arrache-pied pour le prochain ballet du maître Ivan Barlof. Grâce à son tempérament, Delphine est choisie pour le rôle principal, au grand dam de sa petite camarade Julie qui malgré une meilleure technique n’obtient qu’un rôle de remplaçante de Delphine. Folle de jalousie, Julie compte bien se venger.






Julie n’aura pas à attendre bien longtemps. Delphine et Bernadette ont découvert que la porte interdite qui mène aux toits de l’Opéra est restée ouverte. Le soir même, lors d’une représentation de Giselle, et malgré l’interdiction formelle de la direction, elles emmènent avec elles les autres petits rats pour une petite virée nocturne en hauteur. Les petits rats s’en donnent à coeur joie. Mais au moment de redescendre sur scène, Julie referme la porte à clé, enfermant Delphine et Bernadette sur les toits. En passant par une fenêtre pour retourner à l’intérieur, Bernadette trébuche et se blesse.








Delphine va chercher du secours, et Bernadette est emmenée à l’hôpital. Les ennuis ne font que commencer : le lendemain, une enquête a lieu. Le directeur interroge Delphine, qui n’a pas l’intention de dénoncer ses camarades. Elle affirme que Bernadette et elle étaient seules sur les toits, qu’elles ont atteint par la porte interdite, alors ouverte. Le directeur ne veut pas la croire. Delphine est renvoyée et Julie la remplace dans le nouveau ballet.




Delphine ne peut se résoudre à annoncer la nouvelle à sa mère, qui est malade et mise beaucoup sur la future carrière de sa fille. Elle erre donc toute la journée dans Paris. A l’Opéra, l’enquête se poursuit pour découvrir où est la fameuse clé de la porte interdite et qui a refermé la porte derrière les deux petites filles.
Julie sera-t-elle confondue ? Delphine va-t-elle réintégrer les rangs de l’Opéra et retrouver son rôle dans le ballet ? Héhé, je ne vais pas tout vous raconter !
Malgré les longueurs et le style un peu dépassé du jeu des acteurs et de la mise en scène, cette série télé a autant marqué ma fille que moi. Sans doute parce qu’en dehors de l’intrigue, il y a surtout beaucoup de danse, les répétitions sont longuement filmées. On plonge dans l’univers ô combien fascinant des petits rats de l’Opéra de Paris, on se balade dans les coulisses, sur les toits, durant les cours. Et la traversée de Paris millésimée 1966, avec son omnibus, ses vieilles voitures, vaut son pesant de cacahouètes.
Alors si 2 fois 1h50 ne vous font pas peur, je recommande vivement ce petit bijou retro, pour toutes les petites filles qui se rêvent ballerines !

L’Âge Heureux
Feuilleton réalisé en 1965 par Philippe Agostini, d’après le livre d’Odette Joyeux
Avec Odette Joyeux, Delphine Desyeux, Pierre Mondy, Louis Velle, Françoise Rosay,
et les danseurs étoiles Christiane Vlassi et Jean-Pierre Bonnefous.

Le Roi Charles V + III = VIII + VIII = XVI (Charles Cinq et Trois font Huit et Huit font Seize) est un tyran mégalomane qui gouverne le royaume de Takicardie. Il déteste tout le monde, et tout le monde le déteste, en particulier l’Oiseau, habitué à narguer et à ridiculiser le roi dont il est le pire ennemi.


























