
Parce qu’il n’y a pas que l’URSSAF dans la vie, voici de quoi se changer les idées avec un petit billet que je vous prépare depuis quelques jours (et c’est l’occasion également d’étoffer une rubrique du blog qui roupille un peu, alors que je l’aime particulièrement : Le Ciné-Club des Korrigans).
Depuis toute petite, j’ai été bercée par les comédies musicales et les vieux classiques hollywoodiens. Ma mère n’était peut-être pas du genre à faire des ateliers pâtisseries ou à m’emmener au square, mais le cinéma, c’était son truc. Et quand elle ne m’y emmenait pas, j’avais droit à des séances canapé/magnétoscope très régulièrement.
Chantons sous la pluie fait partie de mes films préférés, je le connais pas cœur. Étrangement, je n’avais encore jamais pensé à le regarder avec mes Korrigans. C’est mon amie, et prof de danse, Vava qui en a eu l’idée avant moi puisque lors du dernier cours avant les vacances de Noël, elle a proposé à tous ses petits élèves une séance DVD en leur montrant les scènes les plus connues de comédies musicales mythiques, comme La Mélodie du Bonheur, West Side Story, Le Magicien d’Oz, Fame, et… Chantons sous la pluie. Quand elle m’a raconté que même Miniloup était resté fasciné devant l’écran, je me suis dit que toute ma petite tribu était prête ! Je lui ai donc emprunté son DVD, et samedi soir, c’était parti pour une séance canapé/DVD, en famille !

Chantons sous la Pluie est l’histoire de Don Lockwood (Gene Kelly) et de son fidèle acolyte Cosmo Brown (Donald O’Connor). Lorsque le film commence, nous sommes dans les années 20, Don est une immense star du cinéma muet et se rend à l’avant-première de son nouveau film, en compagnie de sa partenaire Lina Lamont (Gene Hagen). En haut des marches du Chinese Theater, une journaliste lui demande de raconter à la foule en délire comment il est parvenu à se hisser au firmament de la gloire.


Don, sans se démonter, enjolive son passé alors que sous nos yeux apparaît la dure réalité des débuts de la vie de l’artiste : trous paumés, salles pourries, cachets ridicules, et spectateurs peu enthousiastes devant les prestations des deux amis :




Don et Cosmo finissent par atterrir à Los Angeles, où le cinéma muet est en plein essor. Ils sont engagés comme musiciens d’ambiance sur les plateaux de tournage. Mais un jour, un des cascadeurs du film est blessé et Don le remplace au pied levé. C’est un succès, Don devient alors cascadeur sur les films de la grande star Lina Lamont, puis rapidement son partenaire officiel. Grâce à son charme et son charisme, il devient très rapidement aussi célèbre qu’elle. À l’écran, ils forment un couple très uni, mais en réalité, ils se détestent.



Retour à notre avant-première triomphale : le film est un succès, les critiques sont dithyrambiques, toute notre petite équipe se rend alors à une grande fête donnée en leur honneur par le producteur du film. Sur le chemin, Don et Cosmo tombent en panne, Don est assailli par ses fans en délire, et en s’échappant, il tombe dans la voiture d’une jeune et jolie jeune femme, Kathy Shelden (Debbie Reynolds).



La jeune fille prend peur devant cet inconnu tombé du ciel et au costume en lambeaux. Ne le laissant pas s’expliquer, elle s’arrête en catastrophe devant un agent de police, qui reconnait immédiatement la star. Vexée de ne pas l’avoir reconnu, Kathy ne laisse pas Don lui faire son fameux numéro de charme et s’applique à lui démontrer à quel point le cinéma est futile et vulgaire, alors qu’elle, apprentie actrice, ne rêve que de prestigieuses scènes de théâtre. Ils se quittent en moyen terme, on va dire…




Après être rentré chez lui pour se changer, Don arrive enfin à la fête donnée par son producteur. Et là, quelle n’est pas sa surprise de tomber nez à nez avec un gâteau Kathy, qui loin d’être la grande tragédienne qu’elle prétend être, n’est en fait que danseuse de revue !




C’est donc au tour de Don de se moquer de la jeune “actrice”. Celle-ci, de rage, lance un gâteau à la tête du bellâtre, qui l’esquive, et c’est Lina qui se retrouve copieusement entartée ! (autant vous dire qu’à ce stade du film, les Korrigans n’en peuvent plus de rire !)


Kathy, virée sur le champ, disparaît. Don, sérieusement ébranlé par les critiques de la jeune fille, ne cesse alors de se remettre en question. Surtout que le cinéma parlant fait une entrée fracassante, Le Chanteur de Jazz est un succès phénoménal. Le studio décide alors de passer au parlant lui-aussi en tournant avec ce procédé une n-ième romance historique Lamont-Lockwood. Problème : Lina est non seulement une ravissante idiote, mais elle a également une voix de crécelle.


La projection test de ce nouveau film est une catastrophe tant la prestation de Lina est ridicule. Entre temps, Don a retrouvé Kathy, ils sont tombés amoureux, et Cosmo a une idée de génie pour sauver le film : Kathy va doubler la voix de l’horripilante Lina, et en insérant ici et là quelques scènes de danse, l’historique navet se trouvera transformé en fabuleuse comédie musicale !
Nous assistons alors à des scènes chantées et dansées à couper le souffle. Mais comme ce billet est déjà très long, je vous propose de revenir demain pour découvrir ensemble (ou savourer de nouveau) ces petits bijoux chorégraphiques !
à suivre…