Archives de la catégorie ‘chuis crevée’

Bridget dans le métro

Par Shalima • 9 juin 2010 • Catégorie: À la Une, chuis crevée36 blablas

bridget

Je sortais de mon relooking, maquillée et coiffée comme une princesse, et il me fallait traverser tout Paris pour retrouver des copines pour le dîner. Taxi ou métro ? OK, j’ai une bouche de métro juste devant moi, je m’engouffre dans les sous-sols et saute dans la première rame qui me passe sous le nez.

Le wagon est blindé, et je me retrouve écrasée contre lui.

On ne s’est jamais rencontrés, il ne me connaît pas, mais moi je le reconnais instantanément. Je le lis depuis quelques années, sur le web ou sur le papier, il m’a fait pleurer chez Ardisson, j’ai même terminé son bouquin quelques heures auparavant dans le TGV.

J’ai super envie de lui parler, tu penses, mais il est en grande conversation avec un inconnu. Ma timidité reprend vite le dessus. Mais dès la station suivante, le type descend et la place se libère.

Prenant mon courage à deux mains, et oubliant momentanément que je suis quand même maquillée pour une soirée des Oscars en pleine fin de journée, je lance un timide “William ?” et je me présente.

Très rapidement, nous papotons de tout, de rien, et surtout du Chemin qui menait vers vous, de sa fin, de sa suite, de ses personnages… Charmant moment, trop vite interrompu par l’arrivée imminente de ma station. Au moment de nous quitter, William me lance : “C’est ce genre de rencontre impromptue que j’adore à Paris.”

Et moi de lui répondre, de ma plus belle voix de bécasse décérébrée, en mode hystérique suraigüe : “Ohlala, oui, MOI QUI VIENS DE PROVINCE, JE PEUX TE DIRE QUE JE TROUVE ÇA EXCELLENT !!”

A l’instant même où j’ai prononcé ces mots, j’ai eu envie de me flinguer.

Mais c’était trop tard.

Alors je lui ai vite dit aurevoir le plus dignement possible, et j’ai sauté du wagon en regrettant que ce jour-là, William Réjault ait fait la connaissance impromptue de sa fan la plus teubé… maquillée comme une voiture volée, qui plus est !



Mais faites-le taire !

Par Shalima • 1 juin 2010 • Catégorie: À la Une, chuis crevée, famille story31 blablas

bavard

A l’instar de Dom avec son Wanou, notre petite famille est également bien équipée en progéniture bavarde. Les chiens ne font pas des chats, me direz- vous (et sans doute n’auriez-vous pas tort). En effet, mais malgré tout, les lois de l’hérédité et de l’évolution sont parfois surprenantes.

Si nous avions tout misé sur Mamzelle et Petitou qui ont commencé très tôt et très fort leur vie verbale, s’exprimant comme des bouquins dès l’âge de deux ans, nous devons nous rendre désormais à l’évidence : le plus bavard de nos trois korrigans est sans conteste le petit dernier. Oui, notre Miniloup national, celui-là même qui a commencé à parler plus tard que la moyenne, celui-là même qui a frôlé les séances d’orthophoniste de près, très près, en raison de ses difficultés à exprimer certains sons et certaines syllabes.

Disons que ceci est désormais de l’histoire ancienne.

Et que le bougre ne fait pas les choses à moitié quand il s’agit de rattraper le temps perdu.

Notre benjamin s’est désormais transmuté en véritable moulin à parole, et sa logorrhée n’a d’égale que son imagination. Quand il a épuisé les sujets du quotidien, il embraye sans la moindre gêne sur un monde complètement fantasque et imaginaire. Pour mieux revenir quelques instants plus tard dans la réalité et nous poser un demi-milliard de questions, sans même attendre les réponses pour enchaîner, inlassablement.

Épuisant.

Mais amusant, hein, soyons honnête…

Mais tout de même épuisant. Et sans fin, car lui demander de se taire ne marche pas DU TOUT.

Surtout à l’heure des repas, où l’enfant monopolise la conversation, au détriment du reste de la famille qui assiste, impuissante, à un monologue ininterrompu. Que nous ne finissons par ne plus écouter, saoulés bercés par le ronron de l’air conditionné du blondinet qui déblatère. Oui, j’avoue, je n’écoute plus mon fils. Tout juste si je tente de communiquer en langage des signes avec MrChéri, terré à l’autre bout de la table. De la même manière, Mamzelle renonce à nous raconter les mille et une aventures palpitantes de la journée. Quant à Petitou, il abdique le plus souvent en plongeant le nez dans son assiette.

Alors si jamais une bonne âme venait à inventer le baillon régulateur de piapias qui permette tout de même de s’alimenter par les voies traditionnelles, qu’elle soit bénie sur 28 générations. Il se pourrait bien qu’elle fasse fortune, rien que chez nous !



Marathon (de Paris)

Par Shalima • 22 mai 2010 • Catégorie: À la Une, chuis crevée11 blablas

derbiesblanc

J’ai donc lâchement abandonné ma petite famille cette fin de semaine pour aller faire la greluche à Paris. Un petit séjour rapide, programmé de longue date mais sur lequel sont venus, au dernier moment, se greffer tout un tas de rendez-vous supplémentaires. Je peux vous dire qu’avec mon emploi du temps plus que chargé, mon déplacement était largement rentabilisé. Le revers de la médaille, c’est qu’il restait peu de place aux imprévus… Et comme j’ai franchement surestimé mon sens de l’organisation, j’ai passé mon temps à courir partout, à être à la bourre systématiquement, et à stresser comme une folle.

Ça a commencé dès le matin du départ. Pour une fois que je ne compulsais pas frénétiquement mes billets de train, je me suis plantée d’horaire. Pensant que mon TGV partait à 6h40, je me suis pointée tranquillement sur le quai à 6h30, au moment où le chef de gare annonçait le départ. Je n’ai jamais sauté aussi vite dans un wagon ! (et j’ai surtout eu un gros coup de stress rétrospectif). La suite de mon séjour a été à l’avenant, entre erreur de métro, mauvais sens de tram, lecture approximative de plan de rues, panne de GPS et estimation aléatoire des distances pédestres. J’ai marché, marché, marché.

A ce sujet, j’ai été bien inspirée de ne prendre qu’une paire de chaussures, plates et confortables de surcroit. Parce que oui, d’habitude je ne résiste pas à l’envie de me trimballer perchée sur talons, ambiance greluche qui vient crâner à la capitale. Là j’ai clairement béni mes petites derbies à 10€, passe partout mais chic jusqu’au soir.

Enfin bref, c’était très speed, mais j’ai vraiment passé de super moments, j’ai rencontré tout plein de gens, j’ai avancé sur certains projets, j’ai revu des copines, papoté, rigolé… Alors je rentre sur les rotules, mais punaise, je me suis régalée !

(j’aurai l’occasion de vous en reparler, je pense !)



Motivation ! (illusion ?)

Par Shalima • 4 mai 2010 • Catégorie: À la Une, chuis crevée50 blablas

footing

Ça m’a pris comme ça, sans prévenir, il y a dix jours.

Tout d’un coup, j’ai eu envie de courir.

Moi dont le dernier footing remonte à plus de dix ans, moi qui ai acheté ma dernière paire de baskets pour l’épreuve du bac. EN MILLE NEUF CENT QUATRE VINGT DOUZE.

Je n’ai toujours pas compris d’où venait cette envie subite, ce besoin impérieux. Un inexplicable surplus d’énergie ? Un effet secondaire de mon régime alimentaire teuton ? Mystère.

Et voilà comment, en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, je me suis retrouvée dans le rayon running du Décathlon voisin, en train d’essayer tout un tas de chaussures en skaï approximatif, très moches. Pour le glamour, tu repasseras. Mais après pas mal de tergiversations, mon choix s’est finalement porté sur une bête paire de Nike en promo, parfaite pour les coureuses occasionnelles (d’après l’étiquette) (je suis crédule, j’ai cru l’étiquette)

Ça c’était jeudi.

Samedi, je n’avais toujours pas couru. Mais j’en avais encore envie. Alors j’ai coupé les étiquettes et chaussé mes Nike. Juste avant, j’avais enfilé un vieux futal en élastane, un débardeur, un sweat, puis j’ai attaché mes cheveux en queue de cheval super haute et j’ai clipsé mon vieil iPod shuffle à mon débardeur. Ainsi attifée, j’avais l’impression d’être Kelly Taylor dans je ne sais plus quel épisode de Beverly Hills 90212 version grande époque, celle de Brandon et Brenda. Sauf que je suis brune, boulotte et que j’ai dépassé les 35 ans. Ne cherchez pas le rapport, même moi je ne l’ai pas trouvé.

Bref, j’étais é-qui-pée.

MrChéri et les Korrigans ont pris leurs baskets eux aussi, et on est tous partis en trottinant direction le stade de foot, heureusement désert à cette heure tardive de l’après-midi.

En haut de la première montée, je faisais beaucoup moins la maline, mais j’ai entamé le premier tour de stade la foulée conquérante. Easy.

Deuxième tour de stade, ça commençait à bien me chauffer au niveau des mollets, mais j’ai serré les dents, levé le menton et allongé le pas.

Troisième tour de stade, c’est le bas de mon dos qui a commencé à crier grâce. Et mes jambes. J’avais le cœur qui battait directement dans ma tête.

Quatrième tour, j’ai bien cru que j’allais crever, là, comme une chienne galeuse sur le bord de la route, mais putain, j’avais encore la gnaque, je voulais faire au moins cinq tours, nom de dieu !!

Cinquième tour, écarlate, à bout de souffle, aveuglée par l’effort, la bouche écumante, j’ai tapé un petit sprint final pour montrer à mon chéri et mes enfants que j’en avais encore sous la semelle. Je me suis effondrée contre la barrière qui entoure le stade et j’ai demandé fièrement à MrChéri qui entamait sereinement son huitième tour sans broncher, et qui tenait le chrono : “Alors, combien ?”

“Douze minutes.”

Quoi, douze minutes ?

PUTAIN, DOUZE MINUTES SEULEMENT ???

Ça m’a fichu une sacrée claque, ambiance grandeur et décadence de l’athlète, fauchée en plein élan.

Mais je ne me suis pas laissé démonter, non, non, non, j’ai vaillamment fait des étirements (environ 45 minutes, pour 12 minutes de course, c’est rentable), deux trois abdos, et je suis rentrée en claudiquant, mais fière comme un bar tabac, à la maison. Et vous savez quoi ? Ce soir je remets ça, objectif au moins seize minutes six tours. J’en profite, je commence tout juste à ne plus sentir mes courbatures et à pouvoir remarcher normalement…



L’étoffe d’un Dagobert, ou presque…

Par Shalima • 8 fév 2010 • Catégorie: À la Une, chuis crevée, famille story27 blablas

jeans taille 3 ans

Bon, OK, OK, c’est vrai, MrChéri a une excuse en or : le week-end a été aussi fatigant que la soirée de samedi à dimanche chez nos amis a été festive et arrosée, et le retour à pieds à la maison, à 7 heures du matin, dans la froideur de l’aube, périlleux. Du coup, je veux bien croire que le réveil ce matin a été difficile pour tout le monde. En tout cas, moi quand je suis sortie de mon lit, j’avoue, je n’avais pas trop les yeux en face des trous, même si nous nous sommes tous couchés tôt hier soir, histoire de rattraper un peu de sommeil.

Alors forcément, j’imagine que quand il est parti au travail, ce matin, le père de mes enfants n’a pas vraiment tilté. A vrai dire, moi non plus. Enfin, pas tout de suite…

En effet, quand je suis sortie de la douche, les Korrigans étaient déjà habillés, et regardaient sagement les dessins animés serrés les uns contre les autres sur le canapé. On était presque en retard, alors sans un regard je suis allée chercher les manteaux et leur ai demandé de les enfiler pendant que je me passais un coup de brosse. Et puis on est sortis.

Ça caillait sévère, l’herbe était gelée, alors Petitou a commencé à trottiner, pour se réchauffer. C’est là que j’ai vu que quelque chose clochait.

Son pantalon.

Son pantalon lui arrivait à mi-mollet.

Du coup, j’ai regardé la tenue de Miniloup… avec  l’entrejambe du jeans au niveau des genoux et les ourlets qui traînaient au sol sur cinq bons centimètres, il n’y avait plus de doute possible. Mes garçons, malgré leurs 2 ans et leurs 10 centimètres d’écart, avaient échangé leurs pantalons.

Mais autant je peux comprendre qu’à moitié dans le gaz, MrChéri ait pu confondre les tenues, autant j’ai du mal à concevoir que mes deux lascars aient accepté sans broncher d’enfiler des jeans aussi peu taillés pour eux.

En tout cas, je peux vous dire que notre arrivée à l’école a été remarquée… et que ça rigolait bien quand nous nous sommes précipités dans les toilettes pour procéder à un échange en règle !



Complètement glucose

Par Shalima • 5 fév 2010 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, chuis crevée35 blablas

glucose

La semaine dernière, je me suis retrouvée coincée deux longues heures dans un labo d’analyse, histoire de tester ma glycémie en condition extrême : l’hyperglycémie provoquée par ingestion de 75g de glucose, (l’HPGO dans le jargon des pros).

Les femmes enceintes sont coutumières de ce traitement barbare, moi même je n’y ai pas échappé à chacune de mes grossesses. Quand j’attendais Miniloup (en 2005), c’est d’ailleurs à l’occasion de ce test que l’on a découvert que je faisais du diabète gestationnel. Diabète heureusement régulé par un régime draconien durant le dernier mois, et disparu à la naissance de mon petit Korrigan. Tout avait si bien fini qu’à vrai dire, je ne m’en souciais plus guère.

Sauf que le protocole normal, c’est de repasser une HPGO dans l’année qui suit l’accouchement. Petit détail que j’ai trèèès légèrement zappé. En même temps, allez vous coltiner 3h de rang dans un labo quand vous avez un enfant en bas âge (que vous allaitez, qui plus est). Donc j’avoue, le protocole m’était passé largement au dessus de la tête.

Voilà pourquoi, 4 ans après, à l’occasion d’une visite pour tout autre chose chez mon endocrino, vu qu’elle m’avait également suivie pour cette histoire de diabète, je me suis pris un bon petit rappel à l’ordre et la leçon de morale qui va avec. Plus question de me défiler, aucune excuse bidon à balancer, j’étais coincée.

Je me suis donc pointée au labo après avoir déposé les Korrigans à l’école, bien à jeun comme il faut. Comme je suis une vieille routarde de l’HPGO, j’avais tout prévu : mon Ipod, ma grosse écharpe en laine moelleuse qui fait très bien office d’oreiller si d’aventure j’avais envie de piquer un roupillon confortablement, et le Grazia de la semaine.

Hyyyper important, le Grazia, car on ne me la fait plus à moi. Mon labo doit être le plus ancien et le plus fidèle abonné à Camping Car Magazine, on y trouve tous les numéros depuis au moins 1992. Mais côté news fraîches, mode et people, de quoi se mettre les neurones au repos pendant qu’on vous pompe tout votre sang, c’est le désert complet.

De toute façon, ils m’ont très vite catalogué dans le registre des nanas chiantes… ils n’étaient visiblement pas habitués à procéder à une HGPO de 2h au lieu de 3 et sur une patiente pas enceinte de surcroît. D’où des appels téléphoniques pour joindre mon endocrino et avoir confirmation qu’elle ne s’était pas plantée dans sa prescription, puis auprès du big boss pour savoir quel code procédure il fallait entrer dans la machine. Ensuite, on m’a trimballé de pièce en pièce, sans savoir où me caser pendant deux heures. Puis j’ai malencontreusement fait tomber le petit flacon à pipi dans les toilettes. Et j’ai renversé la bouteille de désinfectant. Non mais attendez, je ne l’ai pas fait exprès, hein, c’est juste que de bon matin, à jeun, j’ai autant de dextérité qu’une huître manchote !

Pour couronner le tout, je me suis faite houspiller pour finir mon infâme gobelet de sucre concentré semi-liquide qui menaçait de cristalliser si je ne me magnais pas un brin. Je me suis donc dépêchée, au risque de tout gerber illico sur le comptoir. A côté de ça, je peux vous dire que les multiples prises de sang qui ont suivi, c’était de la gnognotte.

Non, vraiment, cette délicieuse matinée m’a rappelé de sacrés souvenirs. Et en partie aussi, pourquoi quand on me demande pour la 75ème fois si je n’ai pas envie de “faire un petit quatrième”, je réponds illico : “non mais ça va pas la tête ??” (oui, je sais, vous m’enviez mon sens de la répartie)

PS: au fait, les résultats ? Tout va bien, ma glycémie est au top.



Maman, je m’ennuiiiiie…

Par Shalima • 2 jan 2010 • Catégorie: À la Une, bazar, chuis crevée, famille story16 blablas

arbrasouhait, by Mamzelle

Occuper trois Korrigans pendant les vacances alors qu’il pleut, qu’il vente, bref qu’il est quasi impossible de mettre le nez dehors ? Facile ! Il suffit tout simplement de…

+ leur faire voir du pays et traverser la France d’Ouest en Est, puis du Nord au Sud, aller et retour. Le lecteur DVD embarqué est notre meilleur ami désormais.
+ user et abuser des ateliers perles à repasser, coloriages, peinture à l’eau, découpages. God bless les loisirs créatifs !
+ investir dans des jeux de société qui ne nécessitent ni la présence d’un adulte ni ne causent de bastons entre frères et sœur. Ce n’est pas une mince affaire, mais parfois, ça marche !
+ offrir une séance ciné. Mais attention, choisir de préférence un film qui finit, et bien. J’avais beau être prévenue, la (non)fin d’Arthur et la vengeance de Maltazar est hyper frustrante, pour les petits comme pour les grands.
+ exploiter et développer son réseau social. Les Korrigans ont pu profiter pleinement de leurs cousins cousines et des enfants de nos copains lorsque nous étions loin de chez nous. Et le peu de temps où nous étions à la maison, les petits voisins ont été mis à contribution. Bizarrement, plus il y a de Korrigans dans mon salon, plus je suis tranquille. Prévoir une super réserve de BN au chocolat tout de même.

Voilà peu ou prou notre programme de ces deux dernières semaines. Un peu fatigant, certes, mais au moins, mes Korrigans ne peuvent pas dire qu’ils se sont ennuyés !