Archives de la catégorie ‘c’est moche’

Boum (badaboum)

Par Shalima • 16 nov 2009 • Catégorie: À la Une, c'est moche, carnet de santé, chuis crevée, famille story47 blablas

boum (badaboum)

Il m’est arrivé un truc drôlement pas cool, dans la nuit de samedi à dimanche. J’ai flirté d’un peu trop près avec le carrelage et me voilà pourvue d’une belle bosse à l’arrière du crâne, accompagnée d’une cohorte d’étoiles clignotantes devant les yeux. Comme dans les bandes dessinées.

Pourtant la soirée avait bien commencé. Petitou bien remis de sa maladie, la petite famille au grand complet s’est retrouvée autour de la table pour un dîner sans prétention. Une fois les Korrigans couchés, MrChéri a regardé le match de foot d’un œil, tandis que de mon côté, je me tapais quelques épisodes de la première saison de Californication. Un samedi soir banal et tranquille, en quelque sorte.

Un peu avant minuit, je me suis couchée, j’avais un peu mal au ventre, mais sans plus. Par contre quand je me suis réveillée, tremblante et en sueur vers 2h du matin, c’était une tout autre histoire. Il a bien fallu me rendre à l’évidence : mon fiston m’avait refilé sa fichue gastro.

Ensuite, je ne sais pas trop ce qui s’est passé. J’ai voulu sortir des toilettes pour retourner me coucher, et pfuit, sans savoir comment, un instant après je me suis retrouvée allongée au milieu du salon, tétanisée sur le carrelage, MrChéri au dessus de moi, l’air super inquiet, me tenant la main. Et la douleur a commencé à poindre, petit à petit, derrière ma tête.

J’ai compris alors que j’étais tombée dans les pommes (sans les pommes pour amortir, et c’est bien dommage), en réveillant, au passage, toute la maisonnée. Je ne sais pas de quelle hauteur je suis tombée (je ne suis pas bien grande de toute manière), si j’étais debout ou à genoux au moment du malaise, mais je peux vous dire que notre carrelage, c’est du costaud, et que contrairement à ce que l’on dit, ma caboche n’est pas si dure que ça.

Au final, si cette gastro fulgurante n’a finalement pas duré plus de 6 heures, ça fait deux jours que je me traîne comme une mamie, avec la tête qui tourne, et une tension qui joue au yoyo. Deux jours que je passe mon temps au fond du lit, à tater ma bosse mutante avec circonspection, et à gober du paracétamol par paquet de douze. J’en ai perdu l’apétit. Même le chocolat ne me fait pas envie. C’est dire si la situation est critique !

(C’est bête, j’avais prévu un petit concours pour les enfants hier aprem… on remet ça à demain, si vous le voulez bien ?)

Edit de 19h : pour rassurer celles qui s’inquiétaient dans les coms, une petite précision : je sors de chez le médecin, plus de peur que de mal. Mais je reste sous surveillance pendant encore quelques jours, et au moindre coup de mou (mal de tête plus intense ou trouble de la concentration), j’ai une ordonnance pour passer un scanner. Et comme j’ai une tension de femmelette (c’est ce qui a causé mon malaise), j’ai droit à un traitement de cheval pour me rebooster un peu. Vala !



Les risques du métier

Par Shalima • 5 mai 2009 • Catégorie: À la Une, c'est moche, danse40 blablas

bleu00

Qui a dit que la danse était un sport de chochotte ?

Certainement pas moi, qui transpire des demi-pointes depuis un peu plus de vingt-cinq ans maintenant. Si je ne me suis jamais sérieusement blessée, il arrive parfois quelques petits accidents. Comme samedi dernier, en cours de contemporain, on répète avec acharnement la choré pour le gala de fin d’année. Passage au sol, mouvement exécuté des dizaines de fois. Et là, allez savoir pourquoi (ou comment), je laisse la moitié de mon mollet sur le parquet. Pas le temps de s’appesantir sur la question, ça chauffe un brin le tibia, mais faut enchaîner. Alors enchaînons, enchaînons !

Ce n’est que le soir, en me mettant en pyjama que je constate l’étendue des dégâts… un bel hématome, bien large, bien épais. Décoratif. Classe.

C’est pas comme si j’avais un mariage à la fin de la semaine, et que j’avais prévu de me mettre en robe. Courte, la robe !

Me v’là bien, tiens…

bleu01
(en même temps, c’est assorti à ma robe et mes chaussures)

Bon, je file à la pharmacie dévaliser le rayon arnica, et je reviens, hein…



This f*cking Murphy’s law !!

Par Shalima • 9 nov 2008 • Catégorie: bazar, c'est moche17 blablas

C’est évidemment un DIMANCHE, alors que tout est fermé à des kilomètres à la ronde, et qu’en plus MrChéri est immobilisé par un lumbago de classe warrior que notre f*cking bouteille de gaz se décide à rendre son dernier souffle…

Je n’ai plus qu’à ramasser du petit bois me faire les biscottos pour demain matin et investir dans une ceinture de force pour me précipiter dès l’ouverture des magasins… grrr…

VIVEMENT LUNDI, tiens !! (mais pour vous, ici même, il y aura un chouette cadeau à gagner !)

******



L’histoire sans fin…

Par Shalima • 14 mar 2008 • Catégorie: c'est moche, trop ouf43 blablas

Comme je le craignais, l’histoire du passeport est loin d’être terminée. Elle se complique même de jour en jour.

Je rappelle brièvement les faits : je suis née en France, de parents français. Je suis mariée à un français, né en France de parents français. J’ai déjà eu en ma possession 2 cartes d’identité, et 3 passeports. J’ai un numéro de sécurité sociale depuis toujours, et je suis inscrite sur les listes électorales depuis ma majorité. Pour aller voir ma grand-mère qui habite toute l’année à Casablanca (Maroc), j’ai besoin de faire refaire mon passeport, périmé depuis 2 ans. Comme je suis une fille prévoyante, je fais ma demande fin janvier, soit 2 mois et demi avant mon départ, prévu le 10 avril.

Sauf que 3 semaines après mon dépôt de dossier, ma demande de passeport est refusée. Motif : je dois prouver ma nationalité française, car mes parents, français, sont nés à l’étranger (à l’époque un protectorat français, mais on s’en fout). Je porte un nom plus franchouille tu meurs, mais ça aussi on s’en fout. Youpi tralala.

Je fournis donc une photocopie certifiée conforme de ma carte d’identité, encore valide, et décernée par cette même Préfecture qui bloque mon dossier. Et puis j’attends. 3 semaines. Je retourne à la mairie, histoire de voir où ça en est. La secrétaire de mairie n’a pas de nouvelles. Hum. Je lui demande de se renseigner, et si possible, de faire accélérer les choses. Ça, c’était il y a 10 jours.

Hier matin, toujours rien, alors je passe de nouveau à la mairie. La secrétaire n’a reçu aucune réponse au fax qu’elle a envoyé à la Préfecture la semaine auparavant. Je lui demande donc d’appeler pour savoir ce qui pose problème. Après pas mal d’attente, elle tombe sur la personne en charge de mon dossier, qui lui explique que tant que je n’ai pas apporté la preuve de ma nationalité française, elle ne me délivrera pas mon passeport. Et la photocopie de ma carte d’identité, alors c’est quoi ?

Ah, mais ce n’est pas une preuve suffisante, Madame…

PARDON ??

J’en tombe à la renverse. Visiblement, lorsque cette même Préfecture a délivré ma carte il y a 10 ans, ils n’auraient pas fait les vérifications nécessaires qui permettraient de certifier que je suis bel et bien française. Je rétorque que c’est donc une erreur de leur part. Le ton monte. La secrétaire de mairie appelle sa collègue en renfort, qui fait venir le Maire. De son côté, l’employée de la Préfecture appelle sa responsable de service. Les 2 sommités s’engueulent, je trépigne à côté, c’est grandiose. La responsable de la Préfecture nous informe que mon épineux dossier a été transmis à Nantes, pour étude approfondie, où ils vérifient la nationalité de mes parents !! Ils ont récupéré leurs dossiers de carte d’identité et font des vérifications !!! Big Brother is watching you, tremblez madame !

J’ai beau sortir tous les arguments possibles et inimaginables, je me heurte à un mur. Je suis née en France, j’y ai toujours vécu, nom d’un chien. Droit du sol, ils ne connaissent pas, ça ne suffit pas. Je suis mariée à un français, mais ça non plus, ça ne suffit pas (après 10 ans et 3 enfants, c’est peut-être un mariage blanc, méfiance).

J’appelle mon père à la rescousse. HEUREUSEMENT, il a en sa possession un certificat de nationalité, durement arraché il y a quelques années lorsqu’il avait du lutter pour faire refaire sa carte d’identité (né à Casa, vraiment ça ne pardonne pas). Il va donc m’en faire parvenir une copie, certifiée conforme, hein, pas de blague, le plus rapidement possible. J’espère que ça suffira, parce que ma mère n’en a pas, de foutu certificat à la noix. Non pas qu’elle ne soit pas française, qu’allez-vous imaginer (parano, moi ?), juste que jusqu’à présent, elle n’en a jamais eu l’utilité.

Et si l’employée tatillonne de la Préfecture trouve que c’est encore trop peu, je lui propose de déterrer mon arrière-grand-père, ancien combattant de la guerre de 14-18, côté français, et décoré de la Légion d’Honneur. Elle n’aura qu’à nous faire des tests ADN cette morue !

Cette histoire est donc loin d’être terminée. Déjà parce que je compte signaler cette aberration administrative et la responsable de mes tracas (qui visiblement n’en est pas à son coup d’essai) directement au Préfet et au Tribunal de Grande Instance. Et ensuite, parce que même avec le certificat de nationalité de mon père, je ne suis pas encore dans l’avion. Une fois mon dossier enfin accepté (ce qu’il n’est pas encore), il y a encore des délais de fabrication de ce satané passeport.

A moins que je ne demande à être expulsée, comme une sans-papier que je suis devenue ?? (ça me fera faire des économies)

Vive la République, et vive la France !



Urgence vitale

Par Shalima • 7 nov 2007 • Catégorie: c'est moche, don moëlle et plaquettes21 blablas


Une fois n’est pas coutume, un petit billet sérieux. Je connais un petit garçon de 6 ans et demi, une vraie bouille d’amour pleine de vie et de courage, qui se bat avec une force hors du commun depuis mars 2004 contre une double leucémie. Ce petit garçon a été greffé il y a une dizaine de jours, et pour lui, c’est l’opération de la dernière chance. Ce petit garçon, comme beaucoup de malades dans son cas, a besoin d’être régulièrement transfusé, car son taux de plaquettes est bas, trop bas. Seulement, il y a actuellement une pénurie sévère de dons de sang et de plaquettes en Île de France, et hier, n’étant pas prioritaire (un autre enfant était dans un état plus critique que lui), il a du attendre jusqu’à 3h cette nuit pour recevoir sa précieuse transfusion. A l’angoisse et la fatigue de la maladie, s’ajoutent désormais l’attente et la peur de manquer.

Cette intolérable situation est pourtant simple à surmonter. Il suffit de donner. Vous êtes en bonne santé ? Donnez votre sang, donnez vos plaquettes. C’est indolore et c’est sûr. Un simple don permet de transfuser 2 adultes ou 3 enfants. Donnez, c’est vital. Et faites passer le message. Pour ce petit garçon et pour les autres malades. Merci.

Toutes les infos sur le don de plaquettes sur le site de l’Association Laurette Fugain et notamment où donner.

donnez, c'est une urgence vitale



L’insoutenable légèreté de l’être ?

Par Shalima • 29 sept 2006 • Catégorie: c'est moche3 blablas

Ici, tout n’est que petites fleufleurs vertes, mignonnes anecdotes enfantines à la sauce bisounours. Une douce parenthèse, ponctuée ça et là de quelques jeux de mots. Une façon de voir mon monde, par le bon bout d’un kaléidoscope à paillettes.

Mais ma vie, la vie, ce n’est pas que ça. Evidemment, je n’ai pas à me plaindre, j’ai une famille qui m’aime et qui m’entoure, des amis qui me soutiennent, une santé de fer, un confort matériel. Une belle vie, quoi. Mais il n’en est pas de même pour tout le monde. Il se trouve que ces derniers temps, mon entourage n’est guère épargné. Et je suis effondrée devant toute cette merde charriée à bras le corps, cette putain d’injustice, je gronde d’une colère sourde face à cette indicible souffrance.

Que faire alors ? Tout arrêter, ou faire comme si de rien n’était ? Non, surtout pas.
Continuer, avancer malgré tout ? Accompagner, écouter, soutenir ? Aimer ?
Oui, je le crois. Car je ne peux rien faire de plus.
Alors je vais continuer à écrire des choses légères, des choses drôles, des jolies choses, en espérant qu’elles mettront un peu de baume au coeur. Pour alléger ne serait-ce qu’un peu le fardeau. Mais oublier, ça, jamais.



Médiocrité ordinaire

Par Shalima • 11 août 2006 • Catégorie: c'est moche9 blablas

J’ai toujours cru que nous habitions un petit village tranquille, au fond d’une impasse tout aussi paisible. Un quartier résidentiel, de jolies maisons, de petits jardins fleuris, des balançoires, des enfants partout. Pas de quoi fouetter un chat, ni en faire une série télé, un quotidien tout ce qu’il y a de plus routinier.

Jusqu’à hier, où notre futur-ex-voisin-d’en-face est revenu chez lui, complètement bourré, a tout cassé dans sa future-ex-maison et a menacé de tuer ses filles avec un couteau… Un sordide mais banal fait divers, pas de quoi faire la Une de la rubrique chiens écrasés, rien de spectaculairement médiatique…

Ce futur-ex-voisin, alcoolique notoire, n’en est pas à son coup d’essai, c’est même la 2ème fois qu’il menace ainsi ses filles. La fois précédente, c’était l’été dernier, nous étions partis en vacances, heureusement un voisin avait réussi à le maîtriser. Sa femme avait alors demandé le divorce, le type était parti vivre ailleurs. Depuis la maison est en vente, notre voisine et ses 2 filles de 13 et 15 ans (des ados super mignonnes, baby-sitter à l’occasion de nos 3 loustics) doivent déménager à la fin du mois.

Hier, donc, j’étais tranquillement allongée dans la pelouse, en train de faire des galipettes avec mon Miniloup fraîchement crapahuteur, mes 2 grands jouaient dans leurs chambres. J’ai bien entendu mes petites voisines sortir de chez elles, mais comme je ne suis pas non plus la concierge du quartier, je n’ai pas fait plus attention que ça. 5 minutes plus tard, MrChéri rentre du travail, et me demande d’un air soucieux si j’ai vu passer les filles, et si je sais pourquoi elles sont en larmes, il vient de les croiser en bas de la rue… euuuh… c’est à ce moment que je remarque la voiture de leur père, garée devant la maison. Nous commençons à nous inquiéter, MrChéri essaye de joindre l’aînée sur son portable, sans résultat.

Comme il est chargé d’aller nourrir le chat de copains voisins partis en vacances, il en profite pour y aller, et jeter un coup d’oeil dans les environs, au cas où il les verrait. Effectivement, les filles se sont réfugiées chez un autre voisin, du genre baraqué. Elles n’ont pas osé venir chez moi à cause des enfants. Elles appellent le petit copain de leur mère pour qu’il vienne les chercher. Celui-ci débarque rapidement, ainsi que le père, toujours aussi saoûl… Evidemment, ça dégénère, le petit copain qui n’en peut plus des provocs du père en vient aux mains, l’autre le menace, l’insulte, ça cogne dans tous les coins… MrChéri essaie de s’interposer pour calmer le jeu, il manque de s’en prendre une !!

Le petit copain, qui est une vraie montagne, finit par emmener de force le père dans la maison, afin de “discuter”, ou du moins l’éloigner de ses filles… Celles-ci profitent de ce relatif retour au calme pour appeler les flics. Ceux-ci n’arriveront qu’après que le père ait réussi à mettre les voiles, la gueule bien amochée, mais au moins les filles sont en sécurité maintenant. S’en suivent constat, dépôt de plainte, témoignages. Nous avions prévu de dîner en famille dans un petit resto, mais la maman des filles ne rentrant du travail que vers 21h, nous avons préféré reporter cette petite sortie. Et puis l’envie n’était plus vraiment là, après tout ça…

Difficile d’expliquer ce qui s’était passé à Mamzelle, avec des mots simples et adaptés… elle n’a heureusement rien vu, mais elle a très bien senti qu’il se passait quelque chose d’anormal. Espérons qu’il n’y aura pas trop de cauchemars les prochaines nuits.

Ca me fait vraiment mal au coeur cette histoire, tout ce gâchis, cette famille explosée, ces gamines menacées de mort par leur propre père… je sais que l’alcoolisme est une maladie, que lui aussi est malheureux, malade (victime ?), mais franchement j’ai du mal à le plaindre. Je n’ai pas le recul nécessaire.