Archives de la catégorie ‘c'est moche’

Confessions d’une shoes addict

Par Shalima • 26 août 2010 • Catégorie: Le blog, c'est moche, shopping story35 blablas

ballerines crocs rouges

L’été, je fais vraiment n’importe quoi.

L’année dernière, déjà, je n’avais pas hésité à mettre tous mes principes fashion de côté pour acquérir une mâââgnifique paire de Birkenstock. OK, j’avais les pieds en sang et c’était sans doute leur paire la moins moche, mais tout de même… Des Birk ! Berk ! Moi qui ai tellement moqué la marque emblématique des touristes allemands en goguette (et en chaussettes).

(Le pire dans l’histoire, c’est que je les ai portés, et les porte toujours beaucoup. Côté confort, il n’y a rien à redire, et c’est pas plus laid qu’une bête paire de chaussons, après tout.)

Eh bien, figurez-vous que cette année, j’ai remis ça. Et encore une fois, je n’ai pas fait les choses à moitié. J’ai jeté mon dévolu sur des CROCS.

Oui, des Crocs, ces trucs en plastoc au design alétoire, tout juste excusables quand ce sont des infirmières qui les ont aux pieds.

Des “chaussures” que bien évidemment je m’étais jurée de ne JAMAIS porter.

A ma décharge, je n’ai pas opté pour des sabots, mais pour des ballerines. Elles m’ont tapé dans l’œil (aïe) avec leur jolie couleur rouge et leurs bouts arrondis qui font des petons mignons. J’ai donc trouvé l’excuse bidon qu’elles seraient parfaites pour aller me baigner dans les lacs jurassiens. Et un peu honteuse, mais secrètement ravie, je les ai achetées. Pour ne pas me baigner une seule fois avec.

En fait, je les porte à la maison, et je dois bien avouer qu’elles sont mimis, archi confortables, inodores, tout ça, tout ça. Par contre ce que la pub ne dit pas, c’est qu’elles ont un léger défaut. Elles COUINENT. Et pas qu’un peu. Comme pour me rappeler insidieusement que toutes mimis, archi confortables, inodores qu’elles soient, elles restent des CROCS, marque honnie entre toutes, et qu’elles se marrent bien du tour pendable qu’elles m’ont joué.

(au moins, comme ça, je ne risque pas de sortir avec)



L’âge ingrat

Par Shalima • 8 déc 2009 • Catégorie: Le blog, c'est moche, souvenirs souvenirs40 blablas

eh oui, c'est moi... en 1987 !

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais suite à mon coup de cœur pour le joli film de Riad Sattouf (Les Beaux Gosses), je vous avais proposé de me raconter votre pire honte collégienne. A mon tour de vous raconter maintenant la mienne !

En fait, je n’ai pas un mais deux mauvais souvenirs, finalement assez liés, et ayant comme point commun une apparence physique relativement incertaine. Grand classique des années d’adolescence, non ?

Petite fille, danse classique oblige, j’avais les cheveux longs. Ma mère, très garçon manqué dans sa jeunesse, avait souffert de s’être vu imposer les nattes jusqu’à ses 18 ans par un père hispano-autoritaire. C’est donc tout naturellement qu’elle m’a proposé de couper court une tignasse plutôt pénible à entretenir. J’ai ainsi opté pour la coupe à la garçonne vers 9-10 ans, et ma tête mi-figue, mi-raisin m’a suivie jusqu’en classe de quatrième.

A vrai dire, à cette époque, je me fichais un peu de mon allure générale. J’étais de toute façon persuadée que j’étais moche et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire pour y remédier. Mais avec l’âge, mon intérêt pour les garçons a grandi, plus vite que ma taille et mon tour de poitrine, et j’ai vite fait la dure expérience de l’ingratitude masculine.

Ainsi, en classe de cinquième, j’étais raide dingue du bellâtre de service. Un redoublant option bad boy, avec la panoplie complète allant de la mèche rebelle aux yeux bleus qui tuent, et le survêtement 3 bandes Adidas qui va bien. J’en ai noircies des pages de carnet intime sur ce garçon ! Il n’était pas dans ma classe, mais je le croisais le vendredi en cours d’EPS et parfois après la cantine. Bien entendu je me liquéfiais à chaque fois en sa présence, alors que lui, visiblement, ne percevait même pas de mon insignifiante existence. Mais un jour, la “chance” s’est présentée à ma porte.

Une de mes meilleures amies roulait des pelles entre midi et deux à un copain du frère de mon bellâtre. En 1987, c’était le seul réseau social dont on disposait, alors on exploitait le filon avec les moyens du bord.

Ce qui devait arriver arriva, mon amie fut chargée de passer le message comme quoi je me pâmais d’amour pour lui. Elle le dit tout d’abord à son petit copain qui le transmit à son propre pote qui s’empressa de le répéter en gloussant (j’imagine) à son frangin… La réponse du bellâtre ne se fit pas attendre bien longtemps, empruntant le chemin inverse jusqu’à mes oreilles impatientes.

Le verdict fut net, clair et sans appel : “Non mais ça va pas ? On a vu assez d’horreur pendant la guerre !

(gloups) (petit con)

Ce jour-là, j’ai commencé à étudier sérieusement l’idée de me laisser repousser les cheveux (et d’abandonner le port du survêtement 3 bandes Adidas en signe de protestation). Idée de génie qui a pris quelque temps mais qui a définitivement fait son chemin lorsque le trimestre d’après, je me suis faite jeter des toilettes des filles par deux grandes de troisième qui m’avaient prise pour un garçon.

Voilà donc mes souvenirs les plus cuisants de mes années collège… Mais rassurez-vous, après je suis devenue une vraie fille, j’ai investi dans un jeans neige et une mini-vague. Comme quoi, il suffit parfois d’un simple (ou d’un double) électrochoc pour que tout rentre enfin dans l’ordre !

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Sinon, un big big up pour les copines qui ont remporté chacune dans leur catégorie le prix coup de coeur de la rédaction ELLE hier : Isabelle - Mon Blog de Maman, Aude du Nectar du Net, M’zelle Fraise, sans oublier Big Beauty ! Et bravo aussi à Auntie Joe, ravie d’avoir recroisé ton chemin hier…



Boum (badaboum)

Par Shalima • 16 nov 2009 • Catégorie: Le blog, c'est moche, carnet de santé, chuis crevée, famille story47 blablas

boum (badaboum)

Il m’est arrivé un truc drôlement pas cool, dans la nuit de samedi à dimanche. J’ai flirté d’un peu trop près avec le carrelage et me voilà pourvue d’une belle bosse à l’arrière du crâne, accompagnée d’une cohorte d’étoiles clignotantes devant les yeux. Comme dans les bandes dessinées.

Pourtant la soirée avait bien commencé. Petitou bien remis de sa maladie, la petite famille au grand complet s’est retrouvée autour de la table pour un dîner sans prétention. Une fois les Korrigans couchés, MrChéri a regardé le match de foot d’un œil, tandis que de mon côté, je me tapais quelques épisodes de la première saison de Californication. Un samedi soir banal et tranquille, en quelque sorte.

Un peu avant minuit, je me suis couchée, j’avais un peu mal au ventre, mais sans plus. Par contre quand je me suis réveillée, tremblante et en sueur vers 2h du matin, c’était une tout autre histoire. Il a bien fallu me rendre à l’évidence : mon fiston m’avait refilé sa fichue gastro.

Ensuite, je ne sais pas trop ce qui s’est passé. J’ai voulu sortir des toilettes pour retourner me coucher, et pfuit, sans savoir comment, un instant après je me suis retrouvée allongée au milieu du salon, tétanisée sur le carrelage, MrChéri au dessus de moi, l’air super inquiet, me tenant la main. Et la douleur a commencé à poindre, petit à petit, derrière ma tête.

J’ai compris alors que j’étais tombée dans les pommes (sans les pommes pour amortir, et c’est bien dommage), en réveillant, au passage, toute la maisonnée. Je ne sais pas de quelle hauteur je suis tombée (je ne suis pas bien grande de toute manière), si j’étais debout ou à genoux au moment du malaise, mais je peux vous dire que notre carrelage, c’est du costaud, et que contrairement à ce que l’on dit, ma caboche n’est pas si dure que ça.

Au final, si cette gastro fulgurante n’a finalement pas duré plus de 6 heures, ça fait deux jours que je me traîne comme une mamie, avec la tête qui tourne, et une tension qui joue au yoyo. Deux jours que je passe mon temps au fond du lit, à tater ma bosse mutante avec circonspection, et à gober du paracétamol par paquet de douze. J’en ai perdu l’apétit. Même le chocolat ne me fait pas envie. C’est dire si la situation est critique !

(C’est bête, j’avais prévu un petit concours pour les enfants hier aprem… on remet ça à demain, si vous le voulez bien ?)

Edit de 19h : pour rassurer celles qui s’inquiétaient dans les coms, une petite précision : je sors de chez le médecin, plus de peur que de mal. Mais je reste sous surveillance pendant encore quelques jours, et au moindre coup de mou (mal de tête plus intense ou trouble de la concentration), j’ai une ordonnance pour passer un scanner. Et comme j’ai une tension de femmelette (c’est ce qui a causé mon malaise), j’ai droit à un traitement de cheval pour me rebooster un peu. Vala !



Les risques du métier

Par Shalima • 5 mai 2009 • Catégorie: Le blog, c'est moche, danse40 blablas

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Qui a dit que la danse était un sport de chochotte ?

Certainement pas moi, qui transpire des demi-pointes depuis un peu plus de vingt-cinq ans maintenant. Si je ne me suis jamais sérieusement blessée, il arrive parfois quelques petits accidents. Comme samedi dernier, en cours de contemporain, on répète avec acharnement la choré pour le gala de fin d’année. Passage au sol, mouvement exécuté des dizaines de fois. Et là, allez savoir pourquoi (ou comment), je laisse la moitié de mon mollet sur le parquet. Pas le temps de s’appesantir sur la question, ça chauffe un brin le tibia, mais faut enchaîner. Alors enchaînons, enchaînons !

Ce n’est que le soir, en me mettant en pyjama que je constate l’étendue des dégâts… un bel hématome, bien large, bien épais. Décoratif. Classe.

C’est pas comme si j’avais un mariage à la fin de la semaine, et que j’avais prévu de me mettre en robe. Courte, la robe !

Me v’là bien, tiens…

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(en même temps, c’est assorti à ma robe et mes chaussures)

Bon, je file à la pharmacie dévaliser le rayon arnica, et je reviens, hein…



This f*cking Murphy’s law !!

Par Shalima • 9 nov 2008 • Catégorie: bazar, c'est moche17 blablas

C’est évidemment un DIMANCHE, alors que tout est fermé à des kilomètres à la ronde, et qu’en plus MrChéri est immobilisé par un lumbago de classe warrior que notre f*cking bouteille de gaz se décide à rendre son dernier souffle…

Je n’ai plus qu’à ramasser du petit bois me faire les biscottos pour demain matin et investir dans une ceinture de force pour me précipiter dès l’ouverture des magasins… grrr…

VIVEMENT LUNDI, tiens !! (mais pour vous, ici même, il y aura un chouette cadeau à gagner !)

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L’histoire sans fin…

Par Shalima • 14 mar 2008 • Catégorie: c'est moche, trop ouf43 blablas

Comme je le craignais, l’histoire du passeport est loin d’être terminée. Elle se complique même de jour en jour.

Je rappelle brièvement les faits : je suis née en France, de parents français. Je suis mariée à un français, né en France de parents français. J’ai déjà eu en ma possession 2 cartes d’identité, et 3 passeports. J’ai un numéro de sécurité sociale depuis toujours, et je suis inscrite sur les listes électorales depuis ma majorité. Pour aller voir ma grand-mère qui habite toute l’année à Casablanca (Maroc), j’ai besoin de faire refaire mon passeport, périmé depuis 2 ans. Comme je suis une fille prévoyante, je fais ma demande fin janvier, soit 2 mois et demi avant mon départ, prévu le 10 avril.

Sauf que 3 semaines après mon dépôt de dossier, ma demande de passeport est refusée. Motif : je dois prouver ma nationalité française, car mes parents, français, sont nés à l’étranger (à l’époque un protectorat français, mais on s’en fout). Je porte un nom plus franchouille tu meurs, mais ça aussi on s’en fout. Youpi tralala.

Je fournis donc une photocopie certifiée conforme de ma carte d’identité, encore valide, et décernée par cette même Préfecture qui bloque mon dossier. Et puis j’attends. 3 semaines. Je retourne à la mairie, histoire de voir où ça en est. La secrétaire de mairie n’a pas de nouvelles. Hum. Je lui demande de se renseigner, et si possible, de faire accélérer les choses. Ça, c’était il y a 10 jours.

Hier matin, toujours rien, alors je passe de nouveau à la mairie. La secrétaire n’a reçu aucune réponse au fax qu’elle a envoyé à la Préfecture la semaine auparavant. Je lui demande donc d’appeler pour savoir ce qui pose problème. Après pas mal d’attente, elle tombe sur la personne en charge de mon dossier, qui lui explique que tant que je n’ai pas apporté la preuve de ma nationalité française, elle ne me délivrera pas mon passeport. Et la photocopie de ma carte d’identité, alors c’est quoi ?

Ah, mais ce n’est pas une preuve suffisante, Madame…

PARDON ??

J’en tombe à la renverse. Visiblement, lorsque cette même Préfecture a délivré ma carte il y a 10 ans, ils n’auraient pas fait les vérifications nécessaires qui permettraient de certifier que je suis bel et bien française. Je rétorque que c’est donc une erreur de leur part. Le ton monte. La secrétaire de mairie appelle sa collègue en renfort, qui fait venir le Maire. De son côté, l’employée de la Préfecture appelle sa responsable de service. Les 2 sommités s’engueulent, je trépigne à côté, c’est grandiose. La responsable de la Préfecture nous informe que mon épineux dossier a été transmis à Nantes, pour étude approfondie, où ils vérifient la nationalité de mes parents !! Ils ont récupéré leurs dossiers de carte d’identité et font des vérifications !!! Big Brother is watching you, tremblez madame !

J’ai beau sortir tous les arguments possibles et inimaginables, je me heurte à un mur. Je suis née en France, j’y ai toujours vécu, nom d’un chien. Droit du sol, ils ne connaissent pas, ça ne suffit pas. Je suis mariée à un français, mais ça non plus, ça ne suffit pas (après 10 ans et 3 enfants, c’est peut-être un mariage blanc, méfiance).

J’appelle mon père à la rescousse. HEUREUSEMENT, il a en sa possession un certificat de nationalité, durement arraché il y a quelques années lorsqu’il avait du lutter pour faire refaire sa carte d’identité (né à Casa, vraiment ça ne pardonne pas). Il va donc m’en faire parvenir une copie, certifiée conforme, hein, pas de blague, le plus rapidement possible. J’espère que ça suffira, parce que ma mère n’en a pas, de foutu certificat à la noix. Non pas qu’elle ne soit pas française, qu’allez-vous imaginer (parano, moi ?), juste que jusqu’à présent, elle n’en a jamais eu l’utilité.

Et si l’employée tatillonne de la Préfecture trouve que c’est encore trop peu, je lui propose de déterrer mon arrière-grand-père, ancien combattant de la guerre de 14-18, côté français, et décoré de la Légion d’Honneur. Elle n’aura qu’à nous faire des tests ADN cette morue !

Cette histoire est donc loin d’être terminée. Déjà parce que je compte signaler cette aberration administrative et la responsable de mes tracas (qui visiblement n’en est pas à son coup d’essai) directement au Préfet et au Tribunal de Grande Instance. Et ensuite, parce que même avec le certificat de nationalité de mon père, je ne suis pas encore dans l’avion. Une fois mon dossier enfin accepté (ce qu’il n’est pas encore), il y a encore des délais de fabrication de ce satané passeport.

A moins que je ne demande à être expulsée, comme une sans-papier que je suis devenue ?? (ça me fera faire des économies)

Vive la République, et vive la France !



Urgence vitale

Par Shalima • 7 nov 2007 • Catégorie: c'est moche, don moëlle et plaquettes21 blablas


Une fois n’est pas coutume, un petit billet sérieux. Je connais un petit garçon de 6 ans et demi, une vraie bouille d’amour pleine de vie et de courage, qui se bat avec une force hors du commun depuis mars 2004 contre une double leucémie. Ce petit garçon a été greffé il y a une dizaine de jours, et pour lui, c’est l’opération de la dernière chance. Ce petit garçon, comme beaucoup de malades dans son cas, a besoin d’être régulièrement transfusé, car son taux de plaquettes est bas, trop bas. Seulement, il y a actuellement une pénurie sévère de dons de sang et de plaquettes en Île de France, et hier, n’étant pas prioritaire (un autre enfant était dans un état plus critique que lui), il a du attendre jusqu’à 3h cette nuit pour recevoir sa précieuse transfusion. A l’angoisse et la fatigue de la maladie, s’ajoutent désormais l’attente et la peur de manquer.

Cette intolérable situation est pourtant simple à surmonter. Il suffit de donner. Vous êtes en bonne santé ? Donnez votre sang, donnez vos plaquettes. C’est indolore et c’est sûr. Un simple don permet de transfuser 2 adultes ou 3 enfants. Donnez, c’est vital. Et faites passer le message. Pour ce petit garçon et pour les autres malades. Merci.

Toutes les infos sur le don de plaquettes sur le site de l’Association Laurette Fugain et notamment où donner.

donnez, c'est une urgence vitale