Archives de la catégorie ‘c’est moche’

Ne cours pas trop, ma fille, ça va te fatiguer…

Par Shalima • 7 oct 2011 • Catégorie: À la Une, c'est moche, famille story, zou à l'école41 blablas

Dans le collège de Mamzelle, chaque année, il y a un cross. En sixième, les garçons courent 2,4km, et les filles… 1,8km.

Évidemment, ma fille et ses copines se sont étonnées de cette différence de distance, surtout que depuis toujours, cette année de 6ème y compris, elles n’ont connu que des cours de sport mixtes. Ça n’a jamais posé de problème à personne jusqu’à présent, surtout pas à ma donzelle qui n’ayant pas l’esprit de compète dans les chaussettes, finit immanquablement dans le trio de tête à chaque cours d’endurance (battant par là 80% de la gente masculine de sa classe). Et elle n’est pas la seule, puisque sa copine S. fait du handball depuis 3 ans et met régulièrement une taule à toutes les équipes (mixtes, encore) qui croisent son chemin. Pourquoi subitement ne seraient-elles plus capables de courir la même distance que leurs petits camarades à zizi ?

Le prof leur a répondu, pas plus perturbé que ça, que les filles avaient moins de résistance physique que les garçons, et que c’était comme ça. Point barre. Fin de non recevoir.

Autant vous dire qu’elles étaient ravies.

Il va falloir qu’on m’explique. Depuis quand à onze ans, alors qu’aucun n’est encore pubère, qu’ils font tous grosso modo la même taille, le même poids, une telle décision tient-elle la route ? Je ne dis pas que cela ne soit pas justifié passé un certain âge, quand la différence de masse musculaire est sensible. Mais onze ans ?

Moi j’appelle ça du sexisme primaire. Franchement, il n’y a que moi que ça choque ?

(visiblement oui, car après en avoir discuté autour de moi, ça se fait dans d’autres établissements)

En tout cas, comme l’insistance des filles n’a rien donné, même quand elles ont proposé de donner le choix aux garçons ET aux filles entre les deux distances, j’ai décidé de prendre rendez-vous avec le prof. Ça ne servira sans doute à rien, mais c’est la première fois que ma fille est confronté à ce type de discrimination, et je ne peux pas rester sans réagir.

Bienvenue dans la vraie vie, ma fille.



URSSAF mon ami, tu m’épuises, tu sais ?

Par Shalima • 30 mar 2011 • Catégorie: À la Une, c'est moche31 blablas

Tiens, si on parlait d’un sujet qui fâche aujourd’hui ? Ce sera bien raccord avec mon humeur actuelle, et avec le temps pourri qui nous tombe dessus depuis quelques jours.

Après tout, je vous avais promis de vous donner des nouvelles de mes soucis d’URSSAF, et depuis mon précédent billet, en décembre dernier, les choses ont un peu évolué. Un peu. Mais elles ne sont pas non plus réglées, faut pas rêver.

On en était donc que j’avais reçu une mise en demeure de payer des sommes que je pensais avoir déjà acquitté, et que j’apprenais par la même occasion que je n’avais jamais été auto-entrepreneur, comme je le croyais depuis le début, mais travailleur indépendant (tous les détails, )

Suite à cette mise en demeure, après moult coups de fils, mon comptable a réussi à stopper la procédure et à obtenir que mon dossier soit intégralement revu. Avantage de la situation, nous avons désormais un interlocuteur unique et identifié à qui j’ai envoyé toutes les pièces et historiques (précédents courriers, paiements déjà effectués, déclarations de chiffre d’affaire) que je possédais.

Au mois de février, j’ai reçu un courrier comme quoi j’étais enfin considérée comme auto-entrepreneur à partir du 1er février 2010. Décision rétroactive sans doute motivée par “l’oubli” de l’URSSAF de m’envoyer le formulaire adéquat l’année dernière (oubli qui a causé les soucis que l’on connaît). J’ai même reçu, pour la première fois en deux ans un courrier des impôts, preuve qu’enfin, ayé, ils avaient connaissance de mon existence.

Tout roulait, quoi, doucement mais sûrement. Il ne me restait plus qu’à attendre de savoir à quelle sauce j’allais être mangée, c’est à dire à combien la régulation de cotisation 2010 allait s’élever.

La douloureuse est arrivée lundi matin. 20,1% du montant de mon chiffre d’affaire, normal. Assortie d’une belle majoration de 10% pour “retard de paiement”. Sans aucune prise en compte des paiements déjà effectués. Et je suis sommée de payer SOUS HUIT JOURS.

Comment vous dire que là je me suis décomposée direct, mais qu’en même temps une certaine lassitude a commencé à m’envahir.

À quoi ça sert qu’ils encaissent mes chèques sans que cela apparaisse dans mon dossier par la suite ?

Sans parler de ces putain de pénalités, dans le genre abusif, là c’est le pompon. C’est quand même moi qui leur envoie courrier sur courrier depuis 6 mois pour leur signaler qu’il y a un souci dans mon dossier. Sans qu’ils daignent jamais me répondre. À part pour me coller des majorations. Tu m’étonnes qu’il y a un souci ! À se demander s’il n’y a pas des dossiers parallèles à mon nom qui se baladent comme des petits fantômes dans les couloirs de l’URSSAF…

Résultat, hop, comptable, hop, énième coup de fil, hop, encore un temps fou perdu et de l’énergie gâchée… Sans déconner, tout ça m’épuise. Je savais que la vie d’une Free Lance n’était pas un long fleuve tranquille, que c’est peu ou prou le lot de chaque créateur d’entreprise, mais là, clairement, j’en ai ras le bol.



Le schmurtz

Par Shalima • 16 mar 2011 • Catégorie: À la Une, c'est moche, famille story32 blablas

schmurtz

J’en suis tout à fait consciente, je suis le genre de maman qui s’extasie un peu trop bruyamment à la moindre prouesse de ses chers Korrigans. Vous vous en êtes sans doute rendu compte, à la lecture de ces quelques pages, que je ne suis pas la dernière à clamer les bons résultats scolaires de mon cadet, les incroyables prouesses sportives de mon aînée, les adorables progrès de mon petit dernier…

Objectivité n’est pas mon second prénom, et vous savez quoi ? Je m’en fiche. Après tout, j’aime mes enfants, j’aime être fière d’eux, et j’aime qu’ils le sachent.

Mais récemment, je dois vous avouer que mon enthousiasme maternel a quelque peu été mis à mal par une espèce de… schmurtz. Oui, un schmurtz, c’est bien le mot qui convient.

Le schmurtz est la dernière création en pâte à sel de mon Miniloup d’amour. Ce schmurtz se voulait être un magnifique bébé oiseau, que dis-je, C’EST un magnifique bébé oiseau tout de peinture et de plumes fluo paré. Miniloup en est extrêmement fier, et sans doute a-t-il raison de l’être, mais moi, il n’y a rien à faire, j’ai beau essayer de me raisonner, en me disant que tout de même, cet enfant a un sacré sens de la couleur, je frémis d’horreur rien qu’à sa vue. À vrai dire, je ne m’explique pas bien cette étrange aversion (peut-être les plumes ?) mais c’est comme ça.

Alors je suis allée puiser bien profondément mon instinct maternel le plus primaire, et j’ai félicité ma graine d’artiste. J’ai même accepté que le… schmurtz… trône quelques temps dans un coin (obscur) du salon. Quatre jours exactement, pas un de plus, après j’ai craqué, et j’ai rapatrié la bestiole dans la chambre de son créateur.

J’aurais peut-être du simuler un bête accident domestique et le faire disparaître à tout jamais de la circulation, parce que maintenant, l’enfant n’a qu’une hâte : retourner au centre de loisirs aux vacances prochaines, et fabriquer une maman schmurtz.

Mon amour maternel me perdra.

schmurtz01



Pas de Petits Mouchoirs, ce soir

Par Shalima • 10 mar 2011 • Catégorie: À la Une, c'est moche27 blablas

petitsmouchoirs

Il me restait encore quelques codes Canalplay de l’année dernière, bien rangés dans un coin de mon netbook. Je les avais presque oubliés, à vrai dire, et puis la semaine dernière, en recevant un mail de pub pour la sortie des Petits Mouchoirs en VOD, d’un coup, j’y ai repensé.

Lors de sa sortie ciné, je devais aller voir ce film avec mes copines, mais un surcroît de boulot de dernière minute m’avait empêchée de les rejoindre. Elles en étaient revenues enchantées, et j’avais vraiment regretté d’avoir loupé le coche. Alors à la perspective de rattraper mon retard bien au chaud sur mon canapé, ni une, ni deux, j’ai allumé mon mini PC et je me suis connectée.

(avant de continuer, il faut savoir que Canalplay est un service de vidéo à la demande, pas trop mal foutu, mais qui a quand même un gros défaut : il ne fonctionne que sur PC. Et à la maison, le seul PC qui nous reste, c’est mon petit netbook – pléonasme – qui rame un peu, et qui, par définition, a un tout petit écran, rendant la manip peu ergonomique)

Donc je me connecte tant bien que mal, et là, deux choix s’offrent à moi : soit je télécharge la version HD, soit je regarde tout de suite le film en streaming.

Vue la neurasthénie de mon netbook, je ne fais pas super confiance au streaming, et je choisis de télécharger la version HD. Je commande, et hop, je clique. J’ai déjà fait la manip des dizaines de fois, si tout va bien, en 2h le film est chargé, et après j’ai un mois pour le regarder, peinarde.

Sauf que là, surprise, sans le savoir, j’ai opté pour une version HD de compète : 14Go, soit plus de VINGT HEURES de téléchargement avant de pouvoir regarder le film. Autant vous dire que ma petite soirée ciné tranquillou sur le canapé avec MrChéri est quelque peu compromise… Mais je ne lâche pas l’affaire, je VEUX voir Les Petits Mouchoirs, un point c’est tout.

Ça, c’était le mardi. Deux jours après, je n’avais toujours pas mon film. C’est pas faute d’avoir laissé l’ordi branché toute la nuit (et même celle qui a suivi). En fait, ça n’a pas arrêté de planter, serveur inaccessible, etc.

Mais il ne faut jamais désespérer, le vendredi, MIRACLE, le film est entièrement chargé.

(Trois jours pour de la vidéo à la demande, franchement, faut pas être pressé)

MrChéri branche le netbook sur la télé, on se colle sous le plaid en pilou, j’ai un mug géant de verveine/camomille qui fume à portée de main, on lance l’appli Canaplay et… rien.

Putain, la version de l’appli est obsolète, il faut faire une mise à jour. Bon, c’est pas grave, on télécharge la nouvelle version, on désinstalle l’ancienne, on installe la nouvelle, on redémarre (et paf, un bon quart d’heure dans la vue), on se recolle sous le plaid, la verveine/camomille est froide, mais c’est pas grave, on lance le film, et là…

Toujours rien.

Enfin, si, une image. Puis 15 secondes après, une autre image.

Nom de nom, c’est pas un film en HD qu’on a téléchargé, mais un clip en slow motion asthmatique, ou bien ?

On redémarre le netbook (et hop, encore 10 minutes de perdues), mais rien à faire, il n’est pas assez puissant, ça syncope toujours autant. J’hésite entre balancer l’ordi mini par la fenêtre ou me mettre à pleurer, mais finalement, je préfère lâcher une bordée de jurons à faire palir Gilles de la Tourette, et je me munis d’un nouveau code pour commander la version streaming.

Un certain temps après (à ce rythme, il fait bientôt jour et les Korrigans ne vont pas tarder à se réveiller), on lance le streaming. L’image est archi dégueulasse, et ça rame. Ça rame à mort même, et au bout de 32 secondes, bah, ça plante.

On n’a même pas atteint la fin de la première scène.

OK, là c’en est trop, avant de m’ouvrir les veines avec mon sachet de verveine/camomille, je décide de laisser tomber. Bye bye la soirée Petits Mouchoirs, j’irai emprunter le dvd en 2018. Heureusement que j’avais des codes gratos, là je n’ai perdu que mon temps et un peu de patience, finalement.

Tu viens chéri, on va se coucher ?

(non mais blague à part, ça va pas bien les gens de Canalplay de mettre des films de 14Go à télécharger… 4Go ça serait pas déjà largement suffisant ? Je veux bien que mon ordi ne soit pas une bête de course, mais il n’a que 2 ans, hein !)

(grrrrr)



Régime auto-entrepreneur : comment l’URSSAF m’a tueR

Par Shalima • 21 déc 2010 • Catégorie: À la Une, c'est moche120 blablas

Attention, aujourd’hui billet coup de gueule à forte teneur en termes incompréhensibles et mesquineries administratives… vous êtes prévenus !

On m’avait pourtant mise en garde : se lancer à son compte, c’est bien, mais gérer les tracas administratifs, c’est l’enfer. Mais moi, voyez-vous, je me croyais plus maline que tout le monde. J’avais opté pour le régime le plus simple qui soit (auto-entrepreneur), et je ne comptais gruger personne. Il me suffisait donc simplement, pensais-je, de déclarer mon chiffre d’affaire tous les 3 mois, et de payer mes 21% de cotisations rubis sur l’ongle, et je serai tranquille. HaHaHa, la bonne blague. Quelle naïve petite couillonne j’étais. Parce que évidemment, ça ne s’est pas du tout passé de la sorte. Et au bout de deux années d’activité, je me retrouve dans une merde pas possible.

Je vous raconte ?

Tout a commencé en octobre 2008, quand mon congé parental s’est terminé. Comme j’avais été licenciée économique l’année précédente, je me suis inscrite direct au chômage. A cette époque, grâce à mon blog, j’avais déjà des projets rédactionnels sur le feu, qui m’étaient alors payés en droits d’auteur et que je déclarais simplement aux impôts. Mais ça devenait de plus en plus compliqué à gérer, et on me proposait de nouveaux contrats. Vu le marché de l’emploi, l’idée de me lancer en free-lance a donc germé et je me suis dirigée vers la CCI (chambre de commerce et d’industrie) de Vannes. Là on m’a conseillé d’attendre le début de l’année 2009, car un nouveau statut allait voir le jour, auto-entrepreneur, qui allait tout simplifier et qui était particulièrement adapté à mon cas. En effet, ne payer de cotisations qu’en fonction de ce qu’on gagne, c’est l’idéal pour se lancer, et tester son activité. Compatible avec le chômage, pas d’inscription au registre du commerce, dispensée de TVA, comptabilité simplifiée (et ouais, pas besoin d’être diplômé en DCG pour comprendre tout ca). L’idéal, je vous dis !

Alors j’ai attendu quelques mois, et le 1er février 2009, je me suis lancée. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps, mes premiers contrats étaient effectifs, et pour me faire payer, j’avais besoin d’un numéro SIRET pour émettre des factures en bonne et due forme. Très rapidement, j’ai pu me rémunérer, j’ai donc voulu sortir du dispositif chômage. Pour ça, là encore c’était magique, il me suffisait de demander l’ACRE. On me payait la totalité de mes indemnités chômage en deux fois, et je les employais comme bon me semble : je pouvais investir dans du matériel ou garder les sous pour compléter mes revenus les mois où je ne facturais pas suffisamment.

Mais bien évidemment, c’était trop beau pour être vrai. Parce que les huiles qui ont pondu ce magnifique dispositif n’avaient pas prévu le cas auto-entrepreneur + ACRE. Très vite, ils se sont fait tirer les oreilles et ont planché pour réparer cet oubli. Et le 1er mai 2009, ayé, un joli décret est sorti : on pouvait être auto-entrepreneur et bénéficier de l’ACRE. Ouf.

Sauf que, BIEN SÛR, un décret n’est PAS retro-actif. Ces messieurs hauts placés ont fait une boulette ? C’est pas grave, hein. Mais comment ça se passe si tu es devenu auto-entrepreneur avant le 1er mai 2009, comme moi ? Bah tu l’as dans l’os. Bien profond.

Bien évidemment, tout le monde navigant à vue, PERSONNE n’a pu m’avertir de cette faille dans le système. C’est quand j’ai fait ma première déclaration de chiffre d’affaire en juillet 2009 que je me suis pris la mauvaise nouvelle en pleine gueule. Que faire alors, vers qui me retourner ? Bah personne, puisque personne n’y comprend rien.

J’ai réussi quand même à trouver un interlocuteur à l’URSSAF. Qui m’a rassurée : mon statut auto-entrepreneur était suspendu le temps de l’ACRE (2 ans), et je basculais dans le régime général, en micro-simplifié. Pour moi, ça ne voulait rien dire, mais visiblement, ça n’allait pas changer grand chose. Juste que je ne devais plus déclarer mon chiffre d’affaire par internet, mais par formulaire que l’URSSAF m’enverrait directement chaque trimestre. Et j’allais payer un forfait (pas très élevé) la première année et on régulariserait tout ça la deuxième année. Et grâce à l’ACRE, j’étais exonérée d’une partie des charges sociales.

Parfait, me suis-je dit. Comme je ne payais pas grand chose par trimestre, j’ai mis de côté 25% de mon chiffre d’affaire de côté chaque mois, bien consciencieusement, attendant la future régularisation.

Tout ça a parfaitement fonctionné jusqu’au milieu de l’année 2010. Je déclarais, je payais, parfait.

Sauf que cet été, bizarrement, je n’ai pas reçu de formulaire. J’étais au taquet niveau boulot, alors j’ai laissé passer la date. Et à la rentrée, toujours rien. Comme à côté de ça, je n’étais toujours pas reconnue au RSI (la sécu des indépendants) malgré mes nombreuses relances, début septembre, j’ai fait appel à un comptable pour faire le point sur ma situation. Je sentais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait.

Avec mon comptable, on a donc relancé l’URSSAF, en leur signalant par courrier qu’il y avait manifestement des irrégularités dans mon dossier. On a même calculé les cotisations que j’étais sensée payer en fonction de mon chiffre d’affaire, et j’ai envoyé de mon propre chef les régularisations pour l’année 2009 et le premier semestre 2010.

L’URSSAF a encaissé les chèques, et n’a jamais répondu à nos courriers.

Au contraire, l’URSSAF m’a envoyé en octobre une demande de cotisation sur le 4ème trimestre 2010. Alors qu’en tant qu’auto-entrepreneur, je ne suis sensée payer qu’en fonction de ce que j’ai encaissé, je n’ai rien à avancer. En plus le montant demandé était tout simplement délirant, il ne correspondait en rien à ce que j’ai l’habitude de facturer/déclarer/payer.

Là, mon comptable a commencé à voir rouge. Deuxième courrier refaisant le point sur la situation, et indiquant qu’en aucun cas je ne devais payer le 4ème trimestre alors qu’il n’était pas encore écoulé. En revanche, j’ai payé le 3ème trimestre (qui ne m’avait pourtant pas été demandé).

Fidèle à ses habitudes, L’URSSAF a encaissé mon chèque, et n’a pas répondu à notre courrier. Mais a préféré m’envoyer dans la foulée une mise en demeure de payer le 4ème trimestre avec une majoration de 10% comme pénalité de retard.

1800€ à sortir de ma poche alors que j’avais déjà payé toutes mes cotisations ! Ils me prennent pour qui ? Rockfeller ???

(A ce niveau du récit, j’imagine que j’ai perdu tout le monde ? Rassurez-vous, moi non plus je n’y comprends plus rien)

Nous voilà donc en décembre 2010, dans une situation kafkaïenne, où l’URSSAF encaisse mes chèques mais ne répond pas à mes courriers, et me demande toujours plus de fric. Ils sont bien évidemment injoignables au téléphone. Si je paye, c’est que j’accepte qu’on m’ait changé de statut sans me prévenir. Si je ne paye pas, je me retrouve les huissiers au cul.

Panique à bord, humeur de dogue allemand pittbull enragé, insomnies garanties, ulcère en voie de développement… Je vous laisse imaginer l’ambiance à la fête dans ma petite maisonnée.

Mon comptable finit par joindre quelqu’un, ce matin (à 3 jours de la date butoir)

Et là, je tombe de ma chaise. En effet, à cause de cette histoire d’ACRE et de décret non rétro-actif, je ne suis PLUS auto-entrepreneur, mais considérée comme travailleur indépendant pour les années 2009 et 2010. Adieu le micro-simplifié dont on m’a parlé en juillet 2009. Et ça a des conséquences inattendues : je suis dans l’obligation de fournir un BILAN comptable pour ces deux années. Ah ça, on est loin de la comptabilité simplifiée du postulat de départ.

Alors la “bonne” nouvelle, c’est que mon dossier et ma mise en demeure sont bloqués et que pour l’instant je n’ai rien à payer tant qu’ils n’ont pas fait le point.

La mauvaise, c’est que je ne sais pas du tout à quelle sauce je vais être mangée. Parce que les taux de cotisation d’un travailleur indépendant n’ont rien à voir avec ceux d’un auto-entrepreneur. Si je suis taxée à 40%, mon activité n’est plus viable. D’ici à ce qu’on me réclame la TVA ou une belle taxe professionnelle, et je n’ai plus qu’à mettre la clé sous la porte.

Moralité de l’histoire ? Être honnête ne paye pas. Ça on le savait, mais quand même. Vouloir bosser non plus. Si j’avais travaillé au black pendant six mois, ou si j’étais restée au chômage, je n’en serais pas là. J’aurais profité du système en toute impunité. Ça me déglingue. J’ai monté mon truc toute seule comme une grande, j’ai bossé comme une folle pendant deux ans, je me démerde, quoi, sans rien devoir à personne. Tout ça pour rien ? A cause d’un mauvais timing ? Ou d’un système qui ne se comprend pas lui-même ? Je suis vraiment dégoutée.

La suite de ma folle aventure >>



Confessions d’une shoes addict

Par Shalima • 26 août 2010 • Catégorie: À la Une, c'est moche, shopping story35 blablas

ballerines crocs rouges

L’été, je fais vraiment n’importe quoi.

L’année dernière, déjà, je n’avais pas hésité à mettre tous mes principes fashion de côté pour acquérir une mâââgnifique paire de Birkenstock. OK, j’avais les pieds en sang et c’était sans doute leur paire la moins moche, mais tout de même… Des Birk ! Berk ! Moi qui ai tellement moqué la marque emblématique des touristes allemands en goguette (et en chaussettes).

(Le pire dans l’histoire, c’est que je les ai portés, et les porte toujours beaucoup. Côté confort, il n’y a rien à redire, et c’est pas plus laid qu’une bête paire de chaussons, après tout.)

Eh bien, figurez-vous que cette année, j’ai remis ça. Et encore une fois, je n’ai pas fait les choses à moitié. J’ai jeté mon dévolu sur des CROCS.

Oui, des Crocs, ces trucs en plastoc au design alétoire, tout juste excusables quand ce sont des infirmières qui les ont aux pieds.

Des “chaussures” que bien évidemment je m’étais jurée de ne JAMAIS porter.

A ma décharge, je n’ai pas opté pour des sabots, mais pour des ballerines. Elles m’ont tapé dans l’œil (aïe) avec leur jolie couleur rouge et leurs bouts arrondis qui font des petons mignons. J’ai donc trouvé l’excuse bidon qu’elles seraient parfaites pour aller me baigner dans les lacs jurassiens. Et un peu honteuse, mais secrètement ravie, je les ai achetées. Pour ne pas me baigner une seule fois avec.

En fait, je les porte à la maison, et je dois bien avouer qu’elles sont mimis, archi confortables, inodores, tout ça, tout ça. Par contre ce que la pub ne dit pas, c’est qu’elles ont un léger défaut.

Elles COUINENT. Et pas qu’un peu. Comme pour me rappeler insidieusement que toutes mimis, archi confortables, inodores qu’elles soient, elles restent des CROCS, marque honnie entre toutes, et qu’elles se marrent bien du tour pendable qu’elles m’ont joué.

(au moins, comme ça, je ne risque pas de sortir avec)



L’âge ingrat

Par Shalima • 8 déc 2009 • Catégorie: À la Une, c'est moche, souvenirs souvenirs40 blablas

eh oui, c'est moi... en 1987 !

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais suite à mon coup de cœur pour le joli film de Riad Sattouf (Les Beaux Gosses), je vous avais proposé de me raconter votre pire honte collégienne. A mon tour de vous raconter maintenant la mienne !

En fait, je n’ai pas un mais deux mauvais souvenirs, finalement assez liés, et ayant comme point commun une apparence physique relativement incertaine. Grand classique des années d’adolescence, non ?

Petite fille, danse classique oblige, j’avais les cheveux longs. Ma mère, très garçon manqué dans sa jeunesse, avait souffert de s’être vu imposer les nattes jusqu’à ses 18 ans par un père hispano-autoritaire. C’est donc tout naturellement qu’elle m’a proposé de couper court une tignasse plutôt pénible à entretenir. J’ai ainsi opté pour la coupe à la garçonne vers 9-10 ans, et ma tête mi-figue, mi-raisin m’a suivie jusqu’en classe de quatrième.

A vrai dire, à cette époque, je me fichais un peu de mon allure générale. J’étais de toute façon persuadée que j’étais moche et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire pour y remédier. Mais avec l’âge, mon intérêt pour les garçons a grandi, plus vite que ma taille et mon tour de poitrine, et j’ai vite fait la dure expérience de l’ingratitude masculine.

Ainsi, en classe de cinquième, j’étais raide dingue du bellâtre de service. Un redoublant option bad boy, avec la panoplie complète allant de la mèche rebelle aux yeux bleus qui tuent, et le survêtement 3 bandes Adidas qui va bien. J’en ai noircies des pages de carnet intime sur ce garçon ! Il n’était pas dans ma classe, mais je le croisais le vendredi en cours d’EPS et parfois après la cantine. Bien entendu je me liquéfiais à chaque fois en sa présence, alors que lui, visiblement, ne percevait même pas de mon insignifiante existence. Mais un jour, la “chance” s’est présentée à ma porte.

Une de mes meilleures amies roulait des pelles entre midi et deux à un copain du frère de mon bellâtre. En 1987, c’était le seul réseau social dont on disposait, alors on exploitait le filon avec les moyens du bord.

Ce qui devait arriver arriva, mon amie fut chargée de passer le message comme quoi je me pâmais d’amour pour lui. Elle le dit tout d’abord à son petit copain qui le transmit à son propre pote qui s’empressa de le répéter en gloussant (j’imagine) à son frangin… La réponse du bellâtre ne se fit pas attendre bien longtemps, empruntant le chemin inverse jusqu’à mes oreilles impatientes.

Le verdict fut net, clair et sans appel : “Non mais ça va pas ? On a vu assez d’horreur pendant la guerre !

(gloups) (petit con)

Ce jour-là, j’ai commencé à étudier sérieusement l’idée de me laisser repousser les cheveux (et d’abandonner le port du survêtement 3 bandes Adidas en signe de protestation). Idée de génie qui a pris quelque temps mais qui a définitivement fait son chemin lorsque le trimestre d’après, je me suis faite jeter des toilettes des filles par deux grandes de troisième qui m’avaient prise pour un garçon.

Voilà donc mes souvenirs les plus cuisants de mes années collège… Mais rassurez-vous, après je suis devenue une vraie fille, j’ai investi dans un jeans neige et une mini-vague. Comme quoi, il suffit parfois d’un simple (ou d’un double) électrochoc pour que tout rentre enfin dans l’ordre !

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Sinon, un big big up pour les copines qui ont remporté chacune dans leur catégorie le prix coup de coeur de la rédaction ELLE hier : Isabelle – Mon Blog de Maman, Aude du Nectar du Net, M’zelle Fraise, sans oublier Big Beauty ! Et bravo aussi à Auntie Joe, ravie d’avoir recroisé ton chemin hier…