Archives de la catégorie ‘Casablanca’

La meilleure confiture du monde

Par Shalima • 5 nov 2009 • Catégorie: À la Une, Casablanca, cuisine et bricolis, souvenirs souvenirs24 blablas

confiture de figues Aïcha

Oui, je sais, ça ne parle que de bouffe sur ce blog ces temps-ci (et aussi de robes qui rétrécissent mystérieusement, ceci expliquant peut-être cela). Mais que voulez-vous, l’hiver approche, les jours raccourcissent, il faut ce qu’il faut pour résister ! Et chez moi, la bouffe, c’est sacré. A tel point qu’il ne me faut pas plus qu’un tout petit pot de confiture pour me mettre en transe. Mais attention, pas n’importe quelle confiture… la meilleure confiture du monde, ni plus, ni moins. La confiture de figues Aïcha. Un véritable concentré de douceur ensoleillée à te coller la banane sur ta face le restant de la journée.

J’en ai récupéré un précieux échantillon chez mes parents le week-end dernier. Mon père, qui ces temps-ci retourne régulièrement au Maroc pour affaires familiales, ne manque jamais de rentrer avec sa valise pleine de bonnes choses de là-bas : des cornes de gazelle de chez Bénis, des amandes grillées, des olives, des Raddouj Cookies (d’appellation d’origine contrôlée) et… de la confiture Aïcha.

A vrai dire, je regrette qu’il n’existe plus l’ancien conditionnement en boîte de conserve gigantesque (un kilo, il me semble) de mon enfance. Quand on l’attaquait à grand coup d’ouvre-boîte tout rouillé, c’était la fête. Les fruits étaient encore entiers, confits dans leur sucre. Nous procédions à un partage équitable, mon père et moi : les fruits pour lui, le jus pour moi. Sur de la baguette fraîche légèrement grillée, c’était du bonheur à l’état pur. Moi qui en temps normal ne mangeais quasiment jamais de confiture, j’en faisais une cure tous les matins, jusqu’à épuisement des stocks.

Hier, rien qu’au “plop” du couvercle, je savais que j’allais me régaler. Tous mes souvenirs sont remontés brusquement à la surface, mes sens tenus en éveil par l’odeur du fruit mûr, la couleur ambrée de la marmelade, les petits grains qui crissent sous la dent, l’onctuosité de la texture, le sucre, oh oui, tout ce sucre sans lequel cette douceur moyen-orientale ne serait pas ce qu’elle est. Pour accompagner cette petite merveille, point de kesra dans ma huche à pain, ni même de baguette fraîche à peine toastée, mais un bägel décongelé et passé au four. Un mélange des genres des plus savoureux.

C’était parfait. Il manquait juste le bruit de fond de la circulation casablancaise, les roucoulades des pigeons derrière le moucharabié en béton de la buanderie du quinzième étage… et le rire de ma Mamisa.

confiture de figues Aïcha

confiture de figues Aïcha et bägels



Mon départ de Casa

Par Shalima • 2 mai 2008 • Catégorie: Casablanca12 blablas

Toutes les bonnes choses ont une fin, paraît-il. Je confirme, cette expression idiote est malheureusement vraie.

Ma semaine chez Mamisa est passée à la vitesse de la lumière. Nous avons beaucoup ri, beaucoup parlé, ma grand-mère m’a raconté des tas d’anecdotes croustillantes sur sa vie, que je me suis empressée d’écrire dans un petit carnet. J’ai compris que mon projet un peu fou de l’été dernier, la faire revenir en France, près de nous, était une erreur. La vie de Mamisa est ici, à Casablanca, dans son petit appartement au quinzième étage, avec vue sur le parc et sur la mer. Que même seule, il y a toujours quelqu’un pour veiller sur elle. Changer de vie, à son âge, ce serait lui faire perdre sa force, son indépendance. Même si ça me fend le coeur de la savoir si loin, et de la voir si peu.

Mon dernier jour à Casa, mercredi, après une éprouvante expédition chez le dentiste, nous sommes allées déjeuner chez sa sœur et son ami. Pour l’occasion, nous avons débouché la bouteille de champagne planquée dans ma valise et bu joyeusement à notre santé. Il en restait un bon fond, alors nous avons ramenée la bouteille avec nous, et le soir nous avons trinqué, une dernière fois, pour mon départ. Un peu pompettes, nous nous sommes prises en photo, et puis Mamisa est allée se coucher, exténuée de sa journée. Moi je suis restée seule, au salon, contemplant cet endroit qui m’est si cher, peut-être pour la dernière fois.

Ce soir-là, j’ai mis du temps à m’endormir, même si je savais que la nuit serait courte. Le réveil a sonné à 5h, je me suis habillée en vitesse. Puis Mustapha, le chauffeur de taxi est venu me chercher. J’ai embrassé ma Mamisa à peine réveillée, et je suis partie.

Assise à l’avant du taxi roulant à toute berzingue dans la ville endormie, sans ceinture de sécurité, je n’ai guère eu le temps de me laisser aller à la nostalgie, j’étais bien trop cramponnée à mon fauteuil. Mustapha m’a déposée à l’aéroport, le jour se levait à peine et il faisait gris. J’ai passé sans encombre les différentes formalités douanières, j’ai attendu longtemps dans la salle d’embarquement glacée, puis je suis montée dans l’avion. Il a décollé, presque à l’heure. Aurevoir Casa, aurevoir Mamisa. Merde, pourquoi j’ai pas pensé à prendre des mouchoirs ??

(Mamisa en 1931)



Comment garder la ligne malgré un séjour au Maroc…

Par Shalima • 1 mai 2008 • Catégorie: Casablanca19 blablas

Même si votre grand-mère, du haut de son mètre cinquante et de ses quarante kilos toute mouillée a un sacré coup de fourchette, même si vous êtes dans un pays dont la réputation gastronomique n’est plus à faire, vous pouvez, avec un peu d’habileté, ne pas prendre de poids, voire même perdre un peu de tour de taille après un simple séjour d’une semaine.

Il ne s’agit pas pour autant de vous priver de toutes les douceurs que vous ne manquerez pas de trouver dans votre assiette : couscous, tajine de mouton ou de poulet, harira, crêpes arabes, ou encore cornes de gazelle et macarons, vous pourrez en manger, en toute quiétude. Ne refusez pas non plus le traditionnel thé à la menthe – 25 morceaux de sucre par théière – non seulement vous froisseriez votre hôte, mais en plus cela ne vous serait d’aucune utilité.

Inutile non plus de vous astreindre à plusieurs séances de sport quotidienne, ou à de longues marches forcées. Vous pouvez vous contenter de vous reposer, de faire la sieste tous les après-midis, et de prendre le soleil sur votre balcon, copieusement enduite de crème solaire et en lisant un bon livre. A la rigueur, vous pouvez vous contenter de pratiquer les 5 Tibétains tous les matins, mais uniquement dans l’optique d’avoir suffisamment d’énergie pour ne pas piquer du nez dans votre assiette dès que le soleil sera couché.

Non, la seule et unique méthode qui marche, la seule qui vous permettra de rentrer en France sans être obligée de changer de garde-robe, c’est de choper la traditionnelle, et inévitable TOURISTA.

Tourista que, malgré vos précautions, vous ne pouvez éviter d’attraper à chacune de vos visites chez votre bien aimée grand-mère. Vous avez beau ne consommer que de l’eau en bouteille, réduire votre consommation de fruits, vous n’y échappez pas, c’est systématiquement automatique, ou automatiquement systématique, aux alentours du 5ème jour, paf, la voilà.

Et ne venez pas vous plaindre que cela arrive pile le matin où vous avez décidé d’arpenter les souks avec votre guide Malika, ou que cela vous oblige à vous mettre à la semi-diète juste le jour où vous avez dévalisé la meilleure pâtisserie de la ville. Non, ne vous plaignez pas. C’est comme ça. Et puis, au moins, le jeans qui vous a coûté les yeux de la tête et dont l’achat a menacé l’équilibre budgétaire de votre doux foyer, même après une semaine d’agapes marocaines, vous pouvez encore le fermer. Et toc.

Raddouj's cochonneries

un petit déj arabe

Raddouj's cookies (2)

un petit déj (2)

(Cette petite plaisanterie m’a suivie jusqu’à Romans, le pays de la raviole où je n’ai fait que boire du coca. Et comme vous pouvez vous en douter, l’annonce de mon prix n’a rien arrangé à mes ennuis gastriques. Oenobioldiet battu à plate couture !!!!)



Une balade, les souks et Malika

Par Shalima • 29 avr 2008 • Catégorie: Casablanca22 blablas

Mardi matin, Malika vient me chercher pour aller faire les courses au souk.

Malika a dans les 45 ans, elle est couturière et parle très bien le français. Elle connaît ma grand-mère depuis des années, et elle est très copine avec ma tante, alors cette dernière m’a dit de ne pas hésiter à lui demander qu’elle me balade un peu. Comme durant mon séjour je suis très peu sortie, je l’appelle. Mamisa est rassurée de me savoir accompagnée dans cette grande ville, et avec Malika à mes côtés, aucune crainte de tomber dans un piège à touriste.

Nous prenons un petit taxi, direction le quartier des Habbous. C’est une sorte de médina, sur les hauteurs de Casa, à côté du palais du Roi. C’est là que je trouverai de quoi gâter mes korrigans, et mon rajel, lâchement abandonnés pendant une semaine.

le souk des Habous (2)

Nous commençons par une première échoppe où j’ai repéré une tunique et des babouches pour Mamzelle. Malika connaît bien le vendeur, et s’occupe de la négociation pour moi. Elle obtient un bon prix, affaire conclue, nous ressortons. Nous cherchons maintenant des gandouras pour Petitou et Miniloup. Là c’est beaucoup moins facile. Nous faisons 3 boutiques, en vain, les prix sont trop élevés au goût de ma guide. Elle marchande, sans succès. Ce n’est qu’à la 4ème que nous trouvons notre bonheur, comme quoi il ne faut jamais se décourager.

le souk des Habous (1)

Ensuite nous passons devant la pâtisserie la plus réputée de Casablanca : “Chez Bennis”. C’est un endroit magnifique, les murs sont recouverts de faïences colorées, et une multitude de gâteaux arabes recouvre les étals. Ça sent terriblement bon. Je fais le stock de cornes de gazelle et de macarons, 2 grosses boîtes qui feront le voyage jusqu’en France, pour le plus grand plaisir de toute la famille.

Chez Bennis (dehors)

Chez Bennis (dedans)

Après cette petite pause sucrée, nous continuons à arpenter le souk. Je trouve des petits bols en bois de tuya, Malika s’étonne que le vendeur me les fasse à si bon prix, d’habitude ce type-là ne marchande jamais. Il devait être particulièrement bien luné !

Nous finissons nos emplettes en revenant dans la première boutique, pour prendre des babouches pour MrChéri. 4 touristes françaises sont également en train d’essayer des babouches. Malika négocie en arabe, et en tire un bon prix (50 dirhams). Je n’en reviens pas, les françaises ont payé chacune leur paire… 100 dirhams ! Eh oui, le marchandage, c’est une vraie institution dans ce pays, il ne faut jamais hésiter à discuter et discuter encore, ça vaut toujours le coût coup ! (et être accompagnée d’une fille du pays, quoi de mieux ?)

le souk des Habous (3)

(d’autres photos de mon séjour à Casa, )



Une visite, des fleurs et VieuxHabits

Par Shalima • 27 avr 2008 • Catégorie: Casablanca9 blablas

Un matin, je suis dans la salle de bains en train de faire ma toilette (difficile de parler de douche, le maigre filet qui s’écoule par le pommeau ne le permet pas vraiment. Alors je ruse en remplissant des bouteilles d’eau chaude, histoire que le rinçage ne dure pas 3 plombes et que je ne finisse pas gelée dans la baignoire !)

J’entends qu’on sonne à la porte et que Mamisa discute longuement. Mais je n’ai pas le temps de sortir, décemment habillée, que notre visiteur est déjà parti. Je retrouve ma grand-mère dans l’arrière-cuisine, en train de disposer une multitude de magnifiques roses jaunes dans des petits vases. Quand je lui demande quel est donc cet admirateur secret, elle éclate de rire.

“C’est VieuxHabits, un type qui fait le tour du quartier et achète aux gens le bric à brac qui ne leur sert plus. Moi je lui vends des choses de temps à autres, comme des chaises, l’autre jour. Tu sais, moi, des chaises, j’en ai plein, elles ne me servent plus, alors je lui en ai refilé quelques unes, pour trois fois rien. Moi ça me débarrasse, et lui, il arrive à les revendre quelques dirhams de plus. Alors depuis, VieuxHabits il m’aime bien, il passe chez moi de temps en temps et m’apporte des fleurs.”

Ma grand-mère finit ses bouquets, et ajoute, en riant : “Mais tu sais, c’est un filou. Ces fleurs, là, il les a prises chez quelqu’un de sa famille qui a une stalle au marché central, ça ne lui a rien coûté ! Mais moi je m’en fiche, ça me met un peu de gaieté dans l’appartement…”

une des roses de VieuxHabits

(d’autres photos de mon séjour à Casa, )



Un déjeuner, le restaurant et Mme Ronchon

Par Shalima • 26 avr 2008 • Catégorie: Casablanca12 blablas

Aujourd’hui samedi, nous sommes de sortie. Nous allons au restaurant avec Mme Ronchon.

Mme Ronchon est une européenne, voisine de ma grand-mère depuis des années et des années. Ça fait 20 ans que je la connais, et à chaque fois, c’est la même chose, cette femme ne fait que se plaindre, elle a les plus grands malheurs du monde qui s’abattent sur elle, vraiment, elle n’a pas de chance. Quand j’étais petite et que j’allais au marché avec ma Mamisa, si on la croisait sur le trottoir, ça ne loupait pas, on en avait pour 20 minutes à supporter ses jérémiades. Il faisait humide ? Ses articulations la faisaient souffrir. Il y avait du vent ? Ses yeux ne le supportaient pas. Il faisait beau ? Elle avait la tête dans un étau. Etc, etc.

N’empêche, ma grand-mère n’a guère plus qu’elle comme voisine. Ses autres copines sont soit rentrées en France, soit mortes, malheureusement. Alors elle continue à la voir. Parce qu’en dehors de ses inévitables plaintes, cette femme est terriblement cultivée et intéressante, finalement. Veuve très jeune, elle a profité de sa liberté et de son héritage pour voyager, partout et tout le temps. Mais les années ont passé, elle a vieilli et se retrouve seule, sans famille, dans son petit appartement.

Dès qu’elle a su que j’étais arrivée, elle a débarqué, nous étions encore en pyjama. Mais pas question pour elle de rester trop longtemps, elle n’était pas tranquille, vous comprenez, sa bonne la vole, elle ne peut quitter son appartement sans crainte que la filoute ne commette un nouveau larcin. La voilà repartie aussi vite qu’elle est arrivée, non sans nous avoir invité le lendemain au restaurant, afin que nous puissions discuter plus longuement.

Nous retrouvons donc Mme Ronchon au coin de la rue, ce samedi midi, à La Cascina. Mamisa aime bien manger là, c’est tout près de chez elle, la cuisine est bonne et les serveurs sont très gentils. Nous commandons chacune un gratin de fruits de mer, et entamons la conversation.

Mme Ronchon commence par demander comment je trouve Casablanca, 9 ans après ma dernière visite. Elle s’étonne de ma réponse : je trouve que finalement peu de choses ont changé. Mais comment, vous ne trouvez pas que la circulation est démentielle ? (elle l’a toujours été, à mon avis). Et puis, vous savez, ici il n’y a plus rien, plus RIEN, plus de distractions, plus de culture, plus RIEN ! S’en suit une longue série de jérémiades. Mme Ronchon ne faillit pas à sa réputation.

Nous la laissons parler, que faire d’autre ? Heureusement, très rapidement, elle embraye sur les nombreux voyages extraordinaires qu’elle a pu faire du temps de sa folle jeunesse : cette passionnée d’archéologie et de civilisations anciennes a visité la Russie du temps de la guerre froide, la Chine avant et après la mort de Mao, le Tibet en 1976, l’Iraq en 1990 et surtout l’Iran, son pays préféré qu’elle a arpenté de nombreuses fois, dont la dernière il y a 5 ans. Et là, je l’avoue, elle me scotche. Elle sait être passionnante quand elle parle d’autre chose que de ses insomnies et de ses petits soucis de santé. Elle est très calée en géopolitique, me donne son point de vue sur la guerre en Iraq, les relations israelo-palestiniennes, la Turquie. J’ai du mal à en placer une, mais j’ouvre grand mes oreilles, fascinée par ce curieux personnage.

Et puis, on nous amène le dessert, et le charme est rompu. Forcément, je mange une salade de fraises, alors ça lui rappelle ses embarras gastriques. Aïe, si j’avais su, j’aurais commandé du riz au lait !!

(d’autres photos de mon séjour à Casa, )



Un dîner, la harira et Saïd

Par Shalima • 25 avr 2008 • Catégorie: Casablanca18 blablas

Le soir tombe, Mamisa regarde un épisode de ‘Plus Belle la Vie, le son de la télé à fond les ballons, et moi je lis le ELLE de la semaine dernière, ravie de rattraper ainsi mon retard de lecture. Mamisa me demande si j’ai faim. Pas vraiment, le couscous de Raddouj, suivi d’une belle salade de fraises et d’un thé à la menthe à la marocaine ce midi m’ont rassasiée pour la journée.

le couscous de Raddouj

Soudain, on sonne à la porte. Mamisa éteint la télé hurlante et va ouvrir, un peu étonnée d’une visite aussi tardive. C’est Saïd, le concierge de l’immeuble. Il vient me souhaiter la bienvenue et s’assurer que nous n’avons besoin de rien. Et il n’arrive pas les mains vides, il porte un grand sac rempli de surprises ! Sa femme nous a préparé un dîner typiquement marocain !! De la harira encore chaude, des crêpes arabes et des dattes !!

Nous le remercions chaleureusement, ravies de ce repas inattendu. Saïd éclate de rire, et me dit “tu sais, ta mamie, c’est comme ma maman !” et puis il repart, tout content. Mamisa m’explique que Saïd est un type vraiment gentil, toujours prêt à lui rendre service. Il est très peu payé (1800 dirhams – 250€ – par mois pour lui, sa femme et ses 3 jeunes enfants), alors elle n’hésite pas à lui demander des coups de main, pour ceci, pour cela, en échange de fabors, histoire d’arrondir ses fins de mois. Ma grand-mère sait qu’elle peut lui faire confiance et tout le monde y trouve son compte. Mais ce soir, c’est cadeau… et on a de la chance, la femme de Saïd est une sacrée cuisinière !!

Nous nous dépêchons de nous mettre à table pour vérifier cela. Effectivement, la soupe est un véritable délice, elle fleure bon la coriandre, je me ressers une autre assiette. Les crêpes sont bien épaisses, je ne peux en manger que 2, je me ferai réchauffer les autres demain au petit-déjeuner. Après quelques dattes, je sens que je vais exploser ! Moi qui voulais faire une petite diète ce soir, c’est raté, héhé. Mais pour rien au monde je n’aurais voulu rater ce dîner inattendu.

les crêpes arabes

Raddouj's cookies (1)

Je suis vraiment touchée par la gentillesse et l’accueil des Marocains… ma Mamisa me le confirme, et me dit “mais oui, ici, tu vois, on s’occupe bien de moi, on est gentil… qu’est-ce que j’irais faire en France, toute seule, dans le froid. C’est pas pareil, tu sais.”

(d’autres photos de mon séjour à Casa, )