Archives de la catégorie ‘carnet de santé’

J’ai craqué

Par Shalima • 3 jan 2012 • Catégorie: À la Une, carnet de santé20 blablas

Hier j’ai fait des infidélités à celui qui veille sur moi depuis près de douze ans. Lui qui m’a remise d’aplomb tant de fois, depuis ma première grossesse jusqu’à ma dernière entorse, sauvant mon genou, mon dos, trouvant même l’origine de mes méchantes migraines dans un petit nerf de rien du tout coincé entre deux cervicales. Je l’ai aimé d’amour mon ostéo chéri, mais hier, j’avoue, j’ai changé de crémerie. Je suis allée voir un des ses confrères, un petit jeune talentueux recommandé par ma Vava, celui-là même qui avait remis Mamzelle sur pied avant son concours de danse l’année dernière.

Il faut dire que j’avais vraiment besoin d’être reprise en main, et avec poigne. Mon genou gauche, toujours, avec en cadeau bonux, une douleur vive à la hanche droite m’empêchant de courir, et puis de nouveau des migraines, et un mal au dos récurrent. Tout ça sans rien faire de particulier, la faute à la vieillerie, quoi. Je l’avais vu manipuler ma fille, je savais qu’il était très branché sport, donc je me suis laissée tenter.

J’ai bien fait, je crois. Même si sa méthode est un poil plus radicale que celle de mon ostéo canal historique. Ce petit jeune, il n’a pas fait que me manipuler en douceur, il m’a fait craquer. Littéralement.

Et il m’a fait craquer de partout, pendant une heure. Le bassin, le genou, le dos, mais aussi la mâchoire (très drôle, ça, la manipulation de la mâchoire). Il a eu du boulot, on peut dire que j’ai bien rentabilisé ma séance (et celui de la patiente d’après, vu qu’on a allégrement dépassé les 45 minutes règlementaires). Paraît que je suis un brin tendue comme fille. C’est sans doute pour ça qu’à chaque craquement j’avais super envie de rigoler, ça devait être nerveux. (en vrai, j’adore cette sensation, je dois être un peu maso sur les bords)

Résultat ce matin, j’ai l’impression d’être passée sous un camion, et je suis interdite de danse et de running pendant une semaine. Mais sous les courbatures, je sens déjà que ça va mieux, je me sens moins gênée aux entournures, moins coincée façon mémé. Je ne suis pas encore tirée d’affaire, verdict dans trois semaines pour savoir si une autre séance est nécessaire, mais je sens qu’entre lui et moi, une grande histoire commence…

 



Tout ça pour ça

Par Shalima • 27 mai 2011 • Catégorie: À la Une, carnet de santé22 blablas

Mamzelle commence à être une habituée des Urgences. Limite connue comme le loup blanc, là-bas. Il y a eu sa chute tête la première dans l’escalier le lendemain de la naissance de Petitou, son purpura bizarroïde, son entorse au genou… et cette semaine pas moins de trois visites pour une banale main coincée dans une chaise pliante (aïe)

Tout a commencé samedi dernier à la fête d’anniversaire d’une de ses copines de classe. Main coincée donc, des cris, des pleurs, et un gros bobo. La main enfle, on y met de la glace, la main désenfle, les doigts bougent, on ne s’inquiète pas plus que ça.

Mais lundi matin, Mamzelle se plaint toujours de sa main. Alors MrChéri se fait un coup de flippe et va la récupérer à l’école en début d’après-midi pour l’emmener aux Urgences, histoire de vérifier que rien n’est cassé. Une heure et une radio après, nous voilà rassurés, ce n’est qu’une grosse contusion, ouf. Une dispense de sport pour 15 jours, un peu de glace et d’advil, et tout devrait rentrer dans l’ordre rapidement.

Sauf que mercredi midi, les Urgences rappellent. Le radiologue a examiné la radio (trois jours après, WTF ??) et il a comme un doute finalement. Une petite trace suspecte sur le scaphoïde. Peut-être une mini fracture. Il faut que Mamzelle y retourne le plus vite possible.

Sauf que bah, on est mercredi, les garçons sont aux quatre coins du bled en cours de danse, Mamzelle est invitée à l’anniversaire d’une autre copine d’école, MrChéri est à l’autre bout de la Bretagne, j’ai une pige urgente à rendre pour le soir même, mon Frangibus Barbus sur le point de débarquer. La bonne ambiance, quoi.

J’ai donc attendu 18h d’avoir récupéré toute ma marmaille (Frangibus Barbus inclus) pour filer aux Urgences avec ma Mamzelle sous le bras.

Sauf que (c’était la journée des sauf que) le médecin voulait qu’elle passe un scanner de la main, et que 18h, voyez, c’est trop tard pour passer un scanner. Alors après une heure d’attente, on est rentrées, avec ordre de revenir le lendemain matin, tôt.

(en langage de docteur qui fait passer des scanners, tôt c’est 9h, on aurait pu plus mal tomber, en fait)

Donc rebelote le jeudi matin, tôt, 9h, troisième visite aux Urgences, troisième dossier à remplir, troisième bracelet fluo au nom de Mamzelle à accrocher au poignet (elle commence une collection, c’est color block à souhait, super tendance pour cet été)

Et on attend.

On attend.

On attend.

On attend encore.

Mamzelle est installée sur un brancard, avec une couverture et de la lecture. Mais elle trouve le temps long.

En même temps, ça fait 3h qu’on attend dans le couloir, hein, je la comprends.

Il est midi, et elle n’est toujours pas passée. Le stock de vieux J’aime Lire piqués à l’accueil est épuisé. Elle a faim. Elle s’ennuie.

Je m’échappe quelques instants pour récupérer le pique-nique dans la voiture (c’était sortie de classe prévue ce jour, et nous avions espoir qu’elle puisse les rejoindre après le scanner) et j’appelle mon Frangibus Barbus en renfort pour qu’il nous droppe la DS et mon chargeur d’iPhone.

Forcément quand je reviens, le brancardier est là, et on court jusqu’au scanner histoire de pas louper notre tour.

En cinq minutes l’affaire est pliée, faut juste attendre encore une heure pour avoir les résultats.

Mais on s’en fiche, on a du matos pour passer le temps, à manger aussi, et qu’est-ce qu’une heure de plus quand ça fait déjà trois heures et demi qu’on poireaute, hein ?

Sauf que (ah tiens, encore ?) Mamzelle se retrouve privée de pique-nique aussitôt le paquet de chips entr’ouvert… Une infirmière lui interdit de manger, parce que si jamais on doit l’opérer (hein, quoi, comment, qué opération ?), il faut qu’elle soit à jeun depuis plus de huit heures.

Heureusement, le doc revient mettre fin à notre calvaire. Ma puce n’a rien. Zéro fracture. Elle a même le droit de manger ses chips avec les doigts, si elle veut.

Tout ça pour ça, me direz vous ? Ben finalement, c’est pas plus mal, parce que trois visites aux Urgences et 4h30 d’attente valent mieux que six semaines de plâtre. La sécu pleure un peu du portefeuille, mais maintenant le radiologue peut dormir sur ses deux oreilles, nous aussi, tout est bien qui finit bien.

(et ma fille a une chouette collec de bracelets fluos)
(elle est pas belle la vie ?)
(la trousse, on avait déjà, c’était juste pour illustrer le propos, hein)



Béquilles et imprévus

Par Shalima • 14 avr 2011 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, danse26 blablas

béquilles

La semaine dernière, en jouant dans la cour de récré avec ses copines, Mamzelle s’est fait mal au genou, comme ça, sans raison apparente (pas de chute, pas de coup). Au départ, on a mis ça sur la fatigue des nombreuses répétitions hebdomadaires à l’approche de son concours de danse. Mais quand le lendemain, malgré la glace et l’arnica son genou était toujours gonflé et qu’il lui était impossible de poser le pied par terre, nous avons pris l’affaire bien plus au sérieux.

Un ami kiné nous a reçu chez lui après son boulot et a diagnostiqué une légère entorse, vite confirmée par un ostéo consulté en urgence le lendemain matin. Alors on a ressorti les béquilles qui prenaient la poussière au grenier depuis deux ans, on a investi dans une belle attelle et on a dévalisé la pharmacie en compresses et gel niflumachin. Il ne manquait plus qu’une demi-douzaine de cierges à l’attention de Ste Rita pour que la panoplie des cas désespérés soit complète.

Parce qu’à deux semaines du concours, à mon humble avis, l’affaire semblait hélas pliée.

C’était sans compter sur le caractère de winneuse de ma fille. Du genre à sortir du cabinet d’un ostéo pas franchement optimiste sur son éventuelle participation au concours en maugréant “m’en fiche, je le ferai quand même“. Et chacun sait que le pouvoir de l’esprit sur le corps est parfois étonnant. Ainsi la miss récupère bien plus vite que prévu. L’attelle posée de samedi à mercredi a fait des miracles, hier ma fille gambadait le genou libre avec ses béquilles, et aujourd’hui jeudi, la voilà qui marche presque normalement, sans aucune aide.

Pour autant la partie ne semble pas encore gagnée, elle est encore gênée dans ses mouvements et son appréhension rend ses gestes maladroits. Prudence étant mère de sureté, j’ai commandé une genouillère à la pharmacie. Le plus dur sera sans doute de l’empêcher de reprendre la danse trop vite. Il faut pourtant qu’elle se repose encore jusqu’à la semaine prochaine et qu’elle reprenne en douceur pour la dernière ligne droite. Et après ? Ben on verra !

(je vais commander un semi-remorque de cierges, et je reviens)

★ ★ ★ ★ ★

Bonus on se remonte le moral comme on peut : après avoir lu sur mon blog un vieux billet sur les sucettes tache-langue, Sandrine du site Cgood.fr m’a envoyé une immense boîte de la version bicolore de ce bonbon maléfique dans l’idée de me faire changer d’avis sur le sujet. Peine perdue, je trouve ça toujours aussi dégueu. En revanche, à la vue de ces 150 sucettes semi radioactives, mes Korrigans ont tellement hurlé de joie que je pense avoir toutes mes chances de remporter l’award 2011 de la best mummy of the universe. Ma copine Dom appelle ça de la corruption, moi je dis juste : aux grands maux les grands remèdes !

sucettes tache-langue bicolores
(merci Sandrine, vous avez fait des heureux !)



MrChéri fighte les crevasses avec Apaisyl

Par Shalima • 2 fév 2011 • Catégorie: billet sponsorisé, carnet de santé55 blablas

kit anti-crevasses apaisyl
(billet sponsorisé)

Il n’a pas l’air, comme ça, mon MrChéri, mais en vrai c’est un petit être drôlement fragile… des mains. Dès que le thermomètre chute, c’est sa peau qui trinque. Elle tire, se dessèche, et finit immanquablement par craquer. Le pauvre, je le plains vraiment, parce qu’il ne passe pas un hiver sans crevasse !

Et les crevasses, ça fait un mal de chien. C’est super dur à s’en débarrasser, en plus : au moindre frottement ou lavage de mains, la plaie s’ouvre de nouveau et saigne à qui mieux mieux (heu, j’espère que vous n’êtes pas en train de manger devant votre écran, là ?). Alors pour éviter d’en arriver là, tout l’hiver il se tartine soigneusement les mains avec une crème bien riche. Pour être sûr de ne pas oublier, il sème ses tubes comme les petits cailloux du Petit Poucet. On en retrouve partout : sur la table de nuit, dans la salle de bains, dans l’entrée, dans la voiture, dans la poche de son blouson…

Mais parfois, cet armada de compétition ne suffit pas à éviter les mains abîmées. Jusqu’à présent, quand l’inévitable se produisait, il protégeait la plaie avec un pansement, mais c’était loin d’être efficace, puisque la peau ne respire pas des masses là-dessous, et à chaque fois qu’il se lavait les mains, ça remouillait le pansement, retardant d’autant la cicatrisation.

Du coup, quand on m’a proposé de tester le kit Apaisyl Crevasses, j’ai immédiatement pensé à lui.

Dans ce kit 2-en-1, on trouve un pansement liquide qui forme un film protecteur, permettant de combler la crevasse pour stopper sa progression, qui évite sa réouverture et soulage la douleur, et enfin, qui favorise la cicatrisation. On trouve également une crème prévention hyper hydratante, qui apaise les sensations de tiraillement et d’inconfort, et qui permet ainsi de prévenir la formation des crevasses. Les formules ont bien évidemment été testées cliniquement sous contrôle dermatologique.

Durant le mois de janvier, MrChéri a utilisé essentiellement la crème prévention, avec succès, puisqu’aucune crevasse n’est apparue. Je l’ai également utilisée, j’ai beaucoup aimé sa formule qui pénètre facilement, sans coller. Par acquis de conscience, MrChéri a quand même voulu tester le pansement liquide, histoire de voir de quoi il retournait.

Il a ainsi pu apprécier la facilité d’application, la discrétion du film transparent, et surtout sa résistance à l’eau et au savon. Au bout d’un certain temps, le film s’élimine petit à petit, il suffit alors de remettre un peu de produit par dessus. Comme le flacon est tout petit, on peut le trimballer partout, c’est hyper pratique. Le seul bémol qu’il a trouvé, c’est l’odeur du produit, à l’application (en effet, je suis allé sniffer le flacon, c’est assez fort). Mais une fois sec, ça ne sent plus rien.

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apaisyl et amilab

Pour vous permettre de tester vous aussi ce kit rudement pratique, ainsi que la crème pour les mains et le stick pour les lèvres Amilab, je vous propose un petit jeu. Pour participer, c’est tout simple vous laissez un commentaire ci-dessous en m’indiquant bien pour quel produit vous jouez :
- un soin 2-en-1 Apaisyl Crevasses
- une crème pour les mains Amilab
- un lot de 2 sticks à lèvres Amilab

Une seule participation par personne, et vous avez jusqu’à samedi 5 février, 20h pour participer… Après, comme d’hab, je procéderai à un tirage au sort qui désignera les 3 gagnant(e)s.

Bonne chance à toutes et tous !

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Petits malades

Par Shalima • 7 jan 2011 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, famille story16 blablas

colo

Ce début d’année démarre en trombe sous le signe des méchants microbes. C’est MrChéri qui a ouvert le bal en fin de semaine dernière avec une sorte de crève mutante, j’ai rapidement pris le relai lundi avec un rhume éclair, et depuis mercredi c’est au tour de Miniloup et Mamzelle de traîner la patte. Rien de grave, point de gastro ni de grippe, mais pas mal de fièvre qui les rend complètement HS. Alors je ne vais pas vous la faire complainte de la maman free-lance, Isa l’a très bien fait à ma place, et en plus, j’ai eu de la chance, j’ai bouclé mes urgences juste avant que mes deux petits malades ne soient privés d’école.

Nous finissons donc la semaine tous les trois, à la maison, dans une folle ambiance kleenex / pyjama / canapé / DVD / coloriages / siestes, tandis que le doliprane, les comprimés d'homéopathie et l’advil coulent à flot. En cette fin d’après-midi, une certaine accalmie sur le front des éternuements et des frissons laisse envisager que nous allons peut-être bien passer un week-end dans une forme olympique. A moins que Petitou ne s’y mette lui aussi ? J’ai senti comme une pointe d’envie quand il est parti à l’école, tout seul, ce matin.



Mamzelle et le Docteur Baba

Par Shalima • 29 déc 2010 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, famille story31 blablas

drbaba

Oh le joli Noël que nous avons passé, au calme, en famille… Après la douce nuit du 24, parents et enfants ont ouvert les cadeaux, puis nous avons passé la fin d’après-midi à nous balader dans la neige, sous un soleil vif et glacé.

Les Korrigans étaient au taquet, les joues rosies par le froid, excités par cette belle journée. La soirée s’annonçait donc calme, une douche rapide, un dîner léger et au dodo.

Il s’en est fallu de peu pour que cela se passe ainsi. Il aurait suffi que Mamzelle mette ses chaussons avant d’aller à table. Mais non, ma mistinguette avait faim, et elle s’est précipitée pieds nus à table… et a croisé d’un peu trop près la vieille petite bibliothèque en chêne. Un hurlement, et ma fille à terre, se tordant de douleur. Une fichue écharde, longue de plusieurs centimètres, enfoncée sous l’ongle du petit orteil, le traversant sur toute la longueur.

Bon, je vous la fais courte, sans (trop de) détails sanguinolents. On a essayé dans un premier temps de retirer l’écharde avec une pince à épiler, puis avec une aiguille, en vain. Tout le monde commençait à s’énerver, Mamzelle pleurait de plus belle, alors avant que quelqu’un n’empoigne le couteau à pain ou tout autre arme tranchante avec des velléités de remake de Massacre à la Tronçonneuse, j’ai exigé qu’on nous emmène aux urgences le plus vite possible.

En cinq minutes, escortées de MrChéri et son père, nous y étions, cinq minutes après Mamzelle, tremblante de trouille et de douleur, était examinée par un docteur du genre débonnaire, aux faux airs d’Aldo Macione, usant de tout son humour pour tenter dérider notre jeune donzelle en détresse. Sans grand succès, à vrai dire. Mais elle a eu de la chance (dans son malheur), le service des urgences était très calme ce soir-là, le docteur a pu très vite s’occuper d’elle. Un coup de désinfectant, un peu de crème anesthésiante sur l’orteil, on a attendu qu’elle fasse effet, puis les choses sérieuses ont commencé.

La fichue écharde faisant de la résistance et menaçant de rompre et s’émietter à tout moment, le Docteur a préféré y aller petit à petit, avec une sorte de pince à épiler très fine et à bouts plats (il a laissé l’énorme clé à molette dans son tiroir, ouf). Mais impossible de choper la bestiole. Alors au bout d’une dizaine de minutes, il a appelé un infirmier à l’aide, et il y est allé franco.

Autant vous dire qu’on n’était pas trop de quatre pour maintenir ma fille. C’était juste horrible de l’entendre hurler sans savoir combien de temps ça allait durer. Moi je ne voyais pas trop ce qu’il se passait, j’étais occupée à lui tenir les mains, en lui disant de les serrer fort fort fort quand elle avait mal (elle m’a broyé les phalanges) et à lui faire faire la respiration du petit chien (oui, bon, ça va, hein, c’est tout ce qui m’est venu à l’esprit à ce moment-là). MrChéri et l’infirmier lui tenaient les jambes et le pied. Et enfin, je ne saurais dire au bout de combien de temps, le docteur a réussi à extraire l’écharde. Une putain d’énorme écharde !!

(âmes sensibles s’abstenir) :

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Une fois l’objet du délit éliminé de la circulation, Mamzelle a très vite repris ses esprits, et a commencé à plaisanter avec le docteur. Celui-ci lui a raconté qu’il était également connu sous le nom de Docteur Baba, et qu’il avait écrit un petit livre pour les enfants hospitalisés : “Yuki le petit panda aux urgences“. Et après l’avoir félicité pour son courage, il lui a dédicacé un exemplaire. C’était complètement surréaliste… Nous ne sommes pas prêts d’oublier cette étrange soirée de Noël !

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Drame et varicelle

Par Shalima • 30 avr 2010 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, famille story29 blablas

varicelle miniloup

Depuis que je suis maman, la varicelle, je m’en fais toute une montagne. Vieille réminiscence de ma propre enfance, sans doute.

A l’époque, le plus petit de mes frangins l’avait légèrement chopée pendant les vacances de Pâques. Il avait ensuite refilé une version un peu plus corsée à mon autre frangin, et j’étais arrivée en bout de course avec une varicelle puissance 15. Je m’en souviens comme si c’était hier : j’étais recouverte d’énormes boutons de la tête aux pieds, ça me démangeait horriblement, et je suis restée consignée à la maison deux bonnes semaines. J’avais 14 ans et ma plus grande trouille était de garder de vilaines cicatrices sur le visage (pour éviter de me défigurer définitivement, je me vengeais sur les boutons planqués dans les cheveux. Je ne vous dis pas le carnage.)

Alors forcément, je m’attendais au pire pour mes propres enfants. Et j’ai attendu. Dix ans. Pas l’ombre du moindre bouton durant ces dix dernières années. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir côtoyé de nombreux enfants malades, boutonneux et contagieux. Mais non, jusqu’à présent mes Korrigans résistaient encore et toujours à l’envahisseur.

Il a pourtant bien fallu que l’état de grâce cesse…

Le premier jour des vacances, samedi à l’aube, Miniloup se réveille couvert de pustules.

On est à quelques heures de notre départ à Hambourg, la valise est déjà bouclée, notre pédiatre est en vacances. Tout. Va. Bien.

(au secours !)

Moi je suis en mode panique complète version dramaqueen d’opérette :
Mais comment va-t-on faire ? On va être obligés d'annuler ! Tes parents ne vont jamais vouloir faire de la garde d'enfant malade chez eux ! Et si Mamzelle tombe malade à son tour dans un pays étranger ? onvatousmourir !!!onvatousmourir !!!"

Heureusement, j'ai épousé un homme pragmatique, et pendant que j’errais en me lamentant dans le salon, au milieu des valises éventrées, le cheveu défait et le chausson avachi, il a empoigné le téléphone, trouvé un toubib dispo pour la demi-heure suivante, habillé l’enfant et fui loin de son hystérique de femme.

Résultat, une heure après, on était rassuré, Miniloup était soigné, et nous étions prêts à mettre les voiles pour des vacances bien méritées.

Et cette varicelle, alors ?

Eh bien, une véritable promenade de santé : Miniloup n’a pas eu de fièvre et il a gardé sa légendaire pêche olympique. Mieux encore, il ne s’est quasiment pas gratté, et les boutons ont cicatrisé à la vitesse de la lumière. Non, vraiment je ne sais pas pourquoi je me suis fait un tel flip.

Ceci dit, je reste sur mes gardes. Le délai d’incubation étant de quinze jours, je surveille Mamzelle et Petitou de très près. Parce que si jamais on devait reproduire le schéma familial, je sens qu’on va beaucoup moins rigoler !