Archives de la catégorie ‘carnet de santé’

Drame et varicelle

Par Shalima • 30 avr 2010 • Catégorie: Le blog, carnet de santé, famille story29 blablas

varicelle miniloup

Depuis que je suis maman, la varicelle, je m’en fais toute une montagne. Vieille réminiscence de ma propre enfance, sans doute.

A l’époque, le plus petit de mes frangins l’avait légèrement chopée pendant les vacances de Pâques. Il avait ensuite refilé une version un peu plus corsée à mon autre frangin, et j’étais arrivée en bout de course avec une varicelle puissance 15. Je m’en souviens comme si c’était hier : j’étais recouverte d’énormes boutons de la tête aux pieds, ça me démangeait horriblement, et je suis restée consignée à la maison deux bonnes semaines. J’avais 14 ans et ma plus grande trouille était de garder de vilaines cicatrices sur le visage (pour éviter de me défigurer définitivement, je me vengeais sur les boutons planqués dans les cheveux. Je ne vous dis pas le carnage.)

Alors forcément, je m’attendais au pire pour mes propres enfants. Et j’ai attendu. Dix ans. Pas l’ombre du moindre bouton durant ces dix dernières années. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir côtoyé de nombreux enfants malades, boutonneux et contagieux. Mais non, jusqu’à présent mes Korrigans résistaient encore et toujours à l’envahisseur.

Il a pourtant bien fallu que l’état de grâce cesse…

Le premier jour des vacances, samedi à l’aube, Miniloup se réveille couvert de pustules.

On est à quelques heures de notre départ à Hambourg, la valise est déjà bouclée, notre pédiatre est en vacances. Tout. Va. Bien.

(au secours !)

Moi je suis en mode panique complète version dramaqueen d’opérette :
Mais comment va-t-on faire ? On va être obligés d'annuler ! Tes parents ne vont jamais vouloir faire de la garde d'enfant malade chez eux ! Et si Mamzelle tombe malade à son tour dans un pays étranger ? onvatousmourir !!!onvatousmourir !!!"

Heureusement, j'ai épousé un homme pragmatique, et pendant que j’errais en me lamentant dans le salon, au milieu des valises éventrées, le cheveu défait et le chausson avachi, il a empoigné le téléphone, trouvé un toubib dispo pour la demi-heure suivante, habillé l’enfant et fui loin de son hystérique de femme.

Résultat, une heure après, on était rassuré, Miniloup était soigné, et nous étions prêts à mettre les voiles pour des vacances bien méritées.

Et cette varicelle, alors ?

Eh bien, une véritable promenade de santé : Miniloup n’a pas eu de fièvre et il a gardé sa légendaire pêche olympique. Mieux encore, il ne s’est quasiment pas gratté, et les boutons ont cicatrisé à la vitesse de la lumière. Non, vraiment je ne sais pas pourquoi je me suis fait un tel flip.

Ceci dit, je reste sur mes gardes. Le délai d’incubation étant de quinze jours, je surveille Mamzelle et Petitou de très près. Parce que si jamais on devait reproduire le schéma familial, je sens qu’on va beaucoup moins rigoler !



Comme dans Urgences, ou presque…

Par Shalima • 15 mar 2010 • Catégorie: Le blog, carnet de santé22 blablas

heartbeat

Je m’imaginais déjà en Docteur Benton au féminin, criant “Chimie, Iono, NFS !” plus ou moins dans cet ordre, courant à côté du chariot de réanimation, découpant la chemise de l’infortuné malade inanimé avec d’immenses ciseaux, ou avec les dents, et alors que l’électrocardiogramme sifflait sa complainte stridente, je me voyais dégainer d’impressionnantes plaques électriques, les frotter les unes contre les autres et shocker violemment mon patient pour tenter de faire démarrer son cœur.

Mais en fait non.

En vrai, on était un samedi matin, et au lieu de faire la grasse mat’ tranquille sous ma couette, j’étais assise dans une salle blafarde du centre de secours de mon bled, et à mes pieds gisaient des mannequins en plastoc qui ne ressemblaient même pas à Adriana. En face de moi, un jeune pompier en uniforme, pas bien réveillé, et à mes côtés, six autres personnes venues se former au maniement du défibrillateur cardiaque, comme moi. D’ailleurs, contrairement à moi, ces autres avaient déjà leur brevet de secouriste et répondaient facilement aux questions de notre formateur du jour. Moi je me tenais un peu en retrait, prenant tout un tas de notes et constatant l’étendue de mon ignorance en matière de premiers secours.

La raison de ma présence, alors ? J’avais été invitée par la mairie, en tant que présidente d’association. Un défibrillateur venant d’être installé dans nos locaux, autant apprendre à s’en servir, au cas où… Heureusement, avant de nous pencher sur le fonctionnement même de la machine, l’accent a été donné sur comment se comporter en cas de besoin (le fameux Protéger - Alerter - Secourir) et procéder à une Réanimation Cardio Pulmonaire (RCP), avec ou sans machine. A nous les joies du massage cardiaque et du bouche-à-bouche ! Ensuite nous nous sommes entraînés sur les mannequins et nous avons fait des exercices de mise en situation. Les trois heures de formation ont passé à toute allure, c’était vachement intéressant.

Du coup, ça m’a donné envie de passer mon brevet de secouriste (le PSC1 qui vient de remplacer l’AFPS)… il ne me reste plus qu’à trouver un créneau disponible dans mon agenda un brin surchargé. En attendant, je peux faire ma maline, je suis la pro des électrodes. Le premier qui m’embête, je vous préviens, je le shocke !



Complètement glucose

Par Shalima • 5 fév 2010 • Catégorie: Le blog, carnet de santé, chuis crevée35 blablas

glucose

La semaine dernière, je me suis retrouvée coincée deux longues heures dans un labo d’analyse, histoire de tester ma glycémie en condition extrême : l’hyperglycémie provoquée par ingestion de 75g de glucose, (l’HPGO dans le jargon des pros).

Les femmes enceintes sont coutumières de ce traitement barbare, moi même je n’y ai pas échappé à chacune de mes grossesses. Quand j’attendais Miniloup (en 2005), c’est d’ailleurs à l’occasion de ce test que l’on a découvert que je faisais du diabète gestationnel. Diabète heureusement régulé par un régime draconien durant le dernier mois, et disparu à la naissance de mon petit Korrigan. Tout avait si bien fini qu’à vrai dire, je ne m’en souciais plus guère.

Sauf que le protocole normal, c’est de repasser une HPGO dans l’année qui suit l’accouchement. Petit détail que j’ai trèèès légèrement zappé. En même temps, allez vous coltiner 3h de rang dans un labo quand vous avez un enfant en bas âge (que vous allaitez, qui plus est). Donc j’avoue, le protocole m’était passé largement au dessus de la tête.

Voilà pourquoi, 4 ans après, à l’occasion d’une visite pour tout autre chose chez mon endocrino, vu qu’elle m’avait également suivie pour cette histoire de diabète, je me suis pris un bon petit rappel à l’ordre et la leçon de morale qui va avec. Plus question de me défiler, aucune excuse bidon à balancer, j’étais coincée.

Je me suis donc pointée au labo après avoir déposé les Korrigans à l’école, bien à jeun comme il faut. Comme je suis une vieille routarde de l’HPGO, j’avais tout prévu : mon Ipod, ma grosse écharpe en laine moelleuse qui fait très bien office d’oreiller si d’aventure j’avais envie de piquer un roupillon confortablement, et le Grazia de la semaine.

Hyyyper important, le Grazia, car on ne me la fait plus à moi. Mon labo doit être le plus ancien et le plus fidèle abonné à Camping Car Magazine, on y trouve tous les numéros depuis au moins 1992. Mais côté news fraîches, mode et people, de quoi se mettre les neurones au repos pendant qu’on vous pompe tout votre sang, c’est le désert complet.

De toute façon, ils m’ont très vite catalogué dans le registre des nanas chiantes… ils n’étaient visiblement pas habitués à procéder à une HGPO de 2h au lieu de 3 et sur une patiente pas enceinte de surcroît. D’où des appels téléphoniques pour joindre mon endocrino et avoir confirmation qu’elle ne s’était pas plantée dans sa prescription, puis auprès du big boss pour savoir quel code procédure il fallait entrer dans la machine. Ensuite, on m’a trimballé de pièce en pièce, sans savoir où me caser pendant deux heures. Puis j’ai malencontreusement fait tomber le petit flacon à pipi dans les toilettes. Et j’ai renversé la bouteille de désinfectant. Non mais attendez, je ne l’ai pas fait exprès, hein, c’est juste que de bon matin, à jeun, j’ai autant de dextérité qu’une huître manchote !

Pour couronner le tout, je me suis faite houspiller pour finir mon infâme gobelet de sucre concentré semi-liquide qui menaçait de cristalliser si je ne me magnais pas un brin. Je me suis donc dépêchée, au risque de tout gerber illico sur le comptoir. A côté de ça, je peux vous dire que les multiples prises de sang qui ont suivi, c’était de la gnognotte.

Non, vraiment, cette délicieuse matinée m’a rappelé de sacrés souvenirs. Et en partie aussi, pourquoi quand on me demande pour la 75ème fois si je n’ai pas envie de “faire un petit quatrième”, je réponds illico : “non mais ça va pas la tête ??” (oui, je sais, vous m’enviez mon sens de la répartie)

PS: au fait, les résultats ? Tout va bien, ma glycémie est au top.



Un baume doudou pour Miniloup

Par Shalima • 30 déc 2009 • Catégorie: Le blog, carnet de santé, j'ai testé13 blablas

babynaturals - baume enfant eucalyptol - euphia

Voilà une fin d’année qui rime un peu trop avec antibios… aucun de mes trois Korrigans n’y a échappé, et ils sèment allègrement leurs miasmes à tout vent, des fois qu’en partageant cela apaise leurs souffrances. Malheureusement, à part engendrer des dégâts collatéraux du côté parental, il n’en est rien, mes petits continuent à cracher leurs poumons et moucher à qui mieux mieux.

Le plus atteint est sans conteste Miniloup, qui comme je vous le disais en début de semaine a écopé d’une bronchite plutôt sévère. Il est vraiment bien pris, l’entendre respirer à grand peine et enchaîner quintes de toux sur quintes de toux est un véritable crève-coeur. Alors tous les moyens sont bons pour le soulager. Je trouve que la vapeur à fond dans la salle de bain ainsi que quelques gouttes d’huiles essentielles d’eucalyptus et de lavande dans une coupelle près de son lit la nuit sont les méthodes de grand-mère les plus efficaces. Mais j’ai également découvert un baume pour enfant pas mal non plus, tout ça grâce à Euphia qui m’a envoyé le mois dernier un petit colis de produits naturels pour bébés et enfants à tester.

Ce baume pour enfant à partir de 3 ans, 100% naturel et certifié Cosmébio, contient de l’eucalyptol, du beurre de karité et tout un tas d’huiles essentielles bio ( pin sylvestre, romarin, niaouli, ravintsara, myrte). Grâce à ce cocktail détonnant qui te dégage les bronches en moins de deux, Miniloup respire mieux, c’est vraiment bluffant. Moi qui avais pleuré le retrait du Vicks spécial bébé il y a quelques années (risque de convulsion chez les tout petits à cause de l’eucalyptus), je suis ravie de retrouver un baume dans le même style qui convienne aux enfants entre 3 et 6 ans. Parce qu’au dessus de 6 ans, j’utilise sans souci du Vegebom, j’étais un peu coincée pour mon petit dernier. Et là, c’est efficace et sans risque pour lui. Bref, je vous le recommande chaudement !

(pour les bébés bébés, il existe un baume sans eucalyptol, mais je ne l’ai pas testé) (et sinon, le reste de la gamme, beaucoup plus traditionnelle, est très chouette aussi. Les gels lavants, les laits de toilette et les huiles de massage pour bébés et enfants sentent hyper bon et ne contiennent aucun parabens, SLS, silicone, colorants ou parfums synthétiques, c’est du 100% bon !)



Périple et péripéties

Par Shalima • 27 déc 2009 • Catégorie: Le blog, Noël, carnet de santé, chuis crevée, famille story17 blablas

clermont ferrand sous les nuages
(Clermont Ferrand sous les nuages, le 24/12 au trop petit matin)

La famille de MrChéri habitant majoritairement la région parisienne et la mienne étant plutôt établie dans la moitié sud de la France, nous avons opté dès le début de notre histoire commune pour une répartition des fêtes de fin d’année aussi diplomatique qu’équitable : une année avec les uns, l’autre année avec les autres.

Tous les deux ans, donc, nous fêtons Noël de mon côté, avec mes parents, mes deux frères, mais aussi mon oncle et ma tante, mes trois cousines, leurs maris et leurs enfants. Soit à ce jour vingt trois personnes qu’il faut bien caser quelque part. Il y a deux ans, nous avions loué un gigantesque gîte en Centre Bretagne, cette année, ma cousine étant enceinte jusqu’aux oreilles de son troisième enfant, nous avons décidé de tous nous retrouver en Auvergne pour lui éviter de trop longs trajets. Le gîte choisi et réservé semblait idéal : un peu paumé dans la pampa auvergnate, mais pas trop, il pouvait tous nous accueillir sous le même toit et disposait d’une grande salle commune.

Sauf que trois jours avant de débarquer en force, le propriétaire du gîte n’a rien trouvé de mieux que d’annuler notre séjour. Motif : le grand froid de la semaine précédente avait gelé les installations sanitaires. Ah. C’est pas comme si ce genre de température était inhabituel dans cette région mais bon, devant le fait accompli, que faire à part écumer les autres gîtes du coin pour essayer de nous reloger ? A trois jours de Noël, ce n’était pas une mince affaire, je nous voyais déjà annuler nos retrouvailles et passer un réveillon en comité restreint dans mon salon.

En effet, nous n’avons trouvé aucun gîte disponible. Finalement, mon oncle et ma tante ont proposé de tous nous accueillir pour les repas dans leur grande maison sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, et en réquisitionnant leurs copains à droite et à gauche, chacun a pu trouver un endroit pour dormir. Nous avons donc tous débarqué mercredi soir, tout contents de nous retrouver.

N’allez pourtant pas croire que nous étions sortis d’affaire… non, non, non. C’était sans compter sur une attaque foudroyante de microbes en tout genre. Dès le matin du 24 décembre, après une nuit en pointillés, rythmée par les quintes de toux et les pleurs d’enfants, nous sommes partis en urgence chez le pédiatre du coin. En 5 minutes montre en mains, les diagnostics étaient posés : angines pour Mamzelle et Petitou, et bronchite carabinée pour notre Miniloup. Vu qu’il toussait à s’en décoller la plèvre, on était plutôt soulagés d’avoir échappé à la grippe A.

Malgré tout, à grand renfort d’antibios et de sirop antitussif, nous avons passé un excellent séjour en Auvergne. Les Korrigans ont été gâtés comme il se doit, et leurs parents aussi. Nous avons ri, nous avons bien mangé. Trois belles journées qui sont finalement passées à la vitesse de la lumière. Nous voilà déjà de retour en Bretagne… prêts à repartir pour fêter le passage en 2010 ! Un réveillon de la Saint Sylvestre dans les Landes chez des copains, 76 invités dont un bon tiers d’enfants.

C’est qu’on ne change pas une formule qui gagne. Qui a dit que les vacances c’est fatigant, déjà ?



Mon oeil !

Par Shalima • 15 déc 2009 • Catégorie: Le blog, carnet de santé, famille story38 blablas

mon oeil !

Mamzelle se plaignait d’avoir mal aux yeux, le soir. Après inspection méthodique et compte-tenu de l’absence de rougeurs et d’irritations, notre pédiatre a orienté notre petite plaignante vers les urgences ophtalmiques. C’était la semaine dernière, alors que j’étais partie faire la dinde à Paris avec d’autres copines blogueuses.

C’est donc MrChéri qui s’est chargé de la consultation, se prenant au passage une bonne avoinée pour avoir zappé un rendez-vous de contrôle il y a deux ans. Ambiance. L’ophtalmo fait passer tout un tas de tests à notre demoiselle, et découvre qu’elle souffre d’une légère hypermétropie mais surtout qu’elle ne voit rien de loin ! Ceci expliquant les maux du soir, après une journée passée loin du tableau.

Cette baisse aussi brusque de la vision l’étonne un peu, il veut en savoir plus, et redonne rendez-vous pour faire un examen complet du fond de l’œil.

Ça, c’était hier. Je suis allée chercher ma fillette à l’école après la cantine, je lui ai collé une goutte de collyre spécial dans chaque œil toutes les 5 minutes, puis on est parties toutes les deux au cabinet de l’ophtalmo. Ma poulette ne voyait pas grand chose avec ses pupilles archi-dilatées, et le soleil éblouissant n’arrangeait guère les choses, mais elle est restée stoïque, sans se plaindre (ça aurait du me mettre la puce à l’oreille).

Après une heure à poireauter dans la salle du presque même nom, c’est enfin notre tour. Mamzelle s’installe dans le grand fauteuil, et l’examen du fond de l’œil commence… L’ophtalmo confirme une hypermétropie très très légère, qui ne nécessite d’ailleurs pas le port de lunettes. Puis il procède à un examen plus général. Il diffuse des lettres au loin. Mamzelle n’en voit aucune. Il bidouille sa machine. Mamzelle ne voit toujours rien.

Il se tourne vers moi, l’air complètement neutre :

“Votre fille est passée en moins de deux ans de 10/10 à 4/10 à chaque œil… bizarre, non ?

Puis il se tourne vers elle :

“Dis-moi, tu as beaucoup de copines dans ta classe qui portent des lunettes ?
- Heu, oui, plein…
- Et toi, ça te plairait de porter des lunettes ?
- …

Le petit sourire penaud et la mine écarlate de Mamzelle ne laissent pas vraiment de place au doute…Surtout que ce n’est pas la première fois que notre princesse au petit pois nous fait le coup (le second effet Saint-Malo ?).

Quoi qu’il en soit, le médecin a gardé son calme et son professionnalisme jusqu’au bout, et lui a prescrit dans la foulée un bilan orthoptiste. Faudrait pas qu’on passe à côté d’un truc, hein…

(la suite au mois de janvier, donc)



Le Chlorure de Magnésium (MgCl mon ami)

Par Shalima • 25 nov 2009 • Catégorie: Le blog, bazar, carnet de santé, famille story46 blablas

chlorure de magnesium

J’ai entendu parler du chlorure de magnésium (MgCl pour les intimes) il y a quelques temps déjà, mais je n’avais jusqu’à présent jamais testé. Mes copines suisses m’en avaient dit grand bien, comme quoi c’était souverain en début de rhume ou de toute autre maladie infectieuse, que ça permettait de mieux lutter contre les microbes, qu’on récupérait bien plus vite, bref que c’était top efficace et que ça se trouvait dans n’importe quelle pharmacie, bien planqué derrière le comptoir, pour un prix défiant toute concurrence (genre 1,50€ le sachet).

Vous me voyez venir avec mes gros sabots, vues les maladies à répétition qui sévissent dans ma petite famille, je ne pouvais pas ne pas tester ce truc de grand-mère présenté comme miraculeux !

La pharmacienne m’avait conseillé de le prendre en traitement préventif, mais un peu par flemme, j’avoue, je n’ai pas eu le temps de mettre son conseil à exécution, et j’ai été rapidement mise devant le fait accompli. Dimanche, j’ai commencé à sentir des frissons de mauvaise augure, et entourée comme je l’étais de scarlatine et de larhyngite, je me suis précipitée sur mon petit sachet orange. Une cuiller à café dans un verre d’eau, et j’étais prête à lutter à armes égales contre le méchant envahisseur.

On m’avait prévenu, le chlorure de magnésium, c’est pas bon.

Doux euphémisme…

LE CHLORURE DE MAGNESIUM C’EST CARREMENT INFECT, OUI !!

Ah non mais vraiment, je ne m’attendais pas à un truc aussi ignoble ! Plus amer qu’une demi-bouteille de Suze avalée tiède et cul-sec, du genre à t’euthanasier la papille gustative et la trachée en toute impunité. Les Korrigans me dévisageaient d’un air médusé, alors je me suis retenue de ne pas tout recracher sur mes chaussettes, et j’ai essayé tant bien que mal de faire passer le vieil arrière-goût de destop en buvant un demi-litre d’eau et en boulottant ensuite la moitié d’une baguette de pain. Courageuse et digne, quoi.

Mais tu parles d’une épreuve, dire qu’il y en a qui arrivent à faire avaler ça à leurs enfants… Chapeau !

Parce qu’au final, il faut bien l’avouer, c’est dégueu, mais c’est efficace. Diablement efficace. Mon rhume a été stoppé net dans son élan. En ces temps de phobie grippale, je dis ça, je dis rien, mais ça peut être une sacrée corde à rajouter à son arc préventif…

(mais la prochaine fois, je n’oublie pas de le diluer dans du jus de fruit !)