Il paraît que la place de deuxième enfant (dans une fratrie de trois) est souvent la plus difficile. Autant cette théorie m’agaçait prodigieusement quand j’étais gamine (forcément, j’étais l’aînée !), autant maintenant que je suis maman, je veux bien le croire. Coincé entre une grande sœur qui prend pas mal de place et un petit dernier qui en prend tout autant, voire même un peu plus, Petitou n’est pas toujours très facile à cerner. Lui qui était le plus zen des bébés, en grandissant, son caractère s’est incroyablement complexifié. Plus secret que ses frère et sœur, plus introverti, il nous déroute souvent.

Notre relation n’a jamais été linéaire. Ce sont souvent les conflits qui nous font avancer. C’est sans doute sa façon à lui d’attirer notre attention, de tirer la sonnette d’alarme. La semaine dernière sur le bateau, Petitou qui était en compagnie de son meilleur ami n’a pas été très sympa avec son petit frère, même moi j’en ai pris pour mon grade. Heureusement, de retour à la maison, les tensions se sont quand même un peu apaisées, Petitou et Miniloup ont recommencé à jouer ensemble, j’ai même eu droit à deux trois câlins le matin.

Hier, Petitou est devenu fils unique le temps d’une soirée. Miniloup était chez la grand-mère d’un copain, Mamzelle restée dormir chez les cousins. Nous en avons profité pour fêter ça : petit resto à trois, puis une séance DVD tous les trois bien serrés sur le canapé avec un chouette film que Petitou ne connaissait pas, et que j’avais vu à son âge lors de sa sortie au cinéma : E.T.

Si vous aviez vu son sourire tout au long de la soirée ! C’était génial. On a retrouvé notre Petitou d’avant, détendu, gai, spontané. Idem ce matin où nous avons pris notre petit déjeuner en tête à tête tous les deux. Un vrai bon moment. On devrait faire ça plus souvent, avec chacun de ses enfants d’ailleurs. En tout cas, j’espère que cette petite pause lui a fait du bien, que ça l’aura quelque peu rassuré sur l’immense place qu’il tient dans nos cœurs.

41 Commentaires

  1. Moi j’étais la petite two.

    Et je confirme. C’est vraiment pas évident, mais j’ai pas l’impression d’en avoir souffert quand j’étais petite, ça a surtout été dur à gérer au lycée.
    Mais bon, les 2eme, c’est les meilleurs, quand même.

  2. pour l’instant, j’ai deux enfants et je me pose la grande question du troisième. Et j’avoue que la place du deuxième dans une fratrie de trois me pose question. Mais si je prends l’exemple de ma famille (où je suis l’aînée de deux garçons moi aussi), mon frère (le deuxième de la fratrie donc) n’a pas trop mal vécu et s’entend super bien avec mon dernier frère, mieux que moi même !

  3. Oui c’est super important ces moments sans les frères et soeur, je fais ça de temps en temps avec Marius.
    Mais tu m’inquiètes qd mm sur la place du milieu..dois je faire un numéro 3 du coup hein ? 🙂

  4. Je suis aussi d’accord avec cette place de second pas toujours facile à gérer. Le 1er est l’aîné, le grand, celui qui fait tout avant tout le monde, le dernier celui qui a besoin d’avantage d’attention. Le second cherche sa place entre les 2 autres, pas toujours évident, mais en grandissant tout s’équilibre et avoir 3 enfants (ou 4, j’en voudrais bien 4), c’est assez génial quand même 🙂

  5. Je connais cette place, çà fait 36 ans que je l’occupe ! Oui, je suis d’accord de les isoler de temps en temps et de les faire profiter de leurs parents seuls à tour de rôle, et inversement, les parents profitent à 100% de chacun de temps en temps. Je le fais avec mes deux enfants.

  6. Et oui ce n’est pas évident tout ça… trouver sa place… comment trouver le temps, l’énergie pour donner du temps à chacun… comment leur faire comprendre combien nous les aimons… c’est à peu près ce dont je vais aller tchatcher sur les Maternelles !
    ET puis je sais à quel point vous êtes des parents attentifs donc Petit Two va comprendre tout doucement…
    Et pour répondre aussi à certaines réactions, je pense que si on s’écoutait vraiment et si on se posait trop trop de questions, on n’aurait même pas d’enfants… et ça serait trop triste !

  7. Je vais le re re re re dire—–j’ai l’impression que sur la photo sous l’album de Gelluck il y a mon fils…comment on fait pour faire des petits garçons qui se ressemblent autant!

  8. Très touchant ton article, effectivement ça ne doit pas être facile d’être au milieu, mais après tout, chaque « place » doit être spéciale, sauf si tu passes le cap de 4 à mon avis 😉
    Chez moi nous sommes 2, du côté du père de ma fille, 4, et j’ai l’impression qu’à 4 il y a un mélange des genres, on ne voit pas « le grand, le milieu, le petit dernier » mais la ribambelle dans son ensemble …
    C’est super de pouvoir passer du temps avec chacun, ça doit leur faire beaucoup de bien, c’est chouette que tu aies pu le faire !

  9. Pour être moi même numéro 3, j’ai souvent vu numéro 2, nini fofolle, aller là où on ne l’attendait pas. Elle secouait régulièrement le cocotier sur lequel les parents s’étaient gentiment installés -avec numéro1 et numéro 3 affalés en dessous à l’ombre contents de leur sort- pour redefinir quelques règles qui lui convenaient mieux… Taux de réussite faible mais elle a gagné son surnom.
    Ce que Petitou à vécu hier et juste top. Il a des parents à l’écoute et attentionnés, en or quoi; … et ca, c’est merveilleux.
    Bravo les cousins ;o)

  10. c’est vrai que les 2ème ont souvent l’impression d’être moins aimé que l’ainé (qui réussit tout le 1er) et que le petit dernier qu’on a tendance à chouchouter…
    le tête à tête est sans doute le meilleur moyen de leur montrer toute notre affection 🙂

    Et plus tard ils diront que la 2ème place c’était bien cool finalement, les parents n’étaient pas sur leur dos pour qu’ils réussissent (comme sur l’ainé) ni pour s’assurer 100 fois qu’ils soient capables de faire quelque chose seul (comme pour le « petit » dernier) 😉

  11. J’ai 2 petits loulous et l’article m’a beaucoup touchée car je ressens le besoin de passer du temps avec chacun d’eux. Retrouver ma grande comme tu le dis « comme avant » et laisser mon petit bonhomme s’exprimer sans sa grande sœur qui veut bien faire mais décide un peu trop pour lui… Merci pour tes articles !!!

  12. Je n’ai pas vécu cette expérience directement (nous sommes 2 !) mais par procuration : mes 2 tantes ont eu 3 enfants, et cette théorie s’est vérifiée dans les 2 cas. Le 2ème, une fille chez l’une, un garçon chez l’autre, a toujours été un peu rebelle, provocateur, décidé à s’imposer entre un ainé « parfait » qui fait tout bien et un petit dernier, arrivé assez longtemps après, et considéré du coup comme une petite merveille. Mais au final, une fois « grands », tout se passe pour le mieux.

    En tout cas, rien de grave à mon avis. Et c’est chouette ce que tu as réussi à faire, un petit tête-à-tête avec son enfant, c’est une idée qui me plait ^^

  13. Je suis la petite dernière et mon frère le number two de la fratrie du côté de ma maman c’est toujours beaucoup occupé de moi (peut-être un peu trop) mais au final il se plaint toujours de la différence de comportement que ma maman a eu entre lui & moi…

  14. Etre le second n’est vraiment pas chose aisée et je sais de quoi je parle hein 😉 Mes parents n’ont jamais eu le temps d’accorder des pauses a chacuns de leurs enfants, ce qui fut parfois durs autant pour eux que pour nous. J’en ai souvent voulu à mes parents, je les ai malmenés, et puis en devenant mère a mon tour (tres jeune) j’ai compris une chose, quoi qu’il arrive ils seraient toujours la. Ha j’en ai eu des hauts et des bas, et ils m’ont jamais laissé tombée! Et puis le rat gondin est née, la il a fallu faire avec une adoleschiante qui avait eu son papa pour elle toute seule pendant 17 ans et demi, un mini rasta qui préférait le skate au bébé, ce n’est pas encore gagné hein, mais on y arrive au fur et a mesure. Comme la grande vit chez sa mere, son pere qd il l’a le week end prend des moments avec elle. Je fais pareil avec mon mini rasta qui vit pas mal chez son pere. Une fois par mois environ on va au cinoche ou resto ou autres, et se retrouver tous les 5 est devenu plus cool. On arrive même a s’octroyer des moments rien que le rat et moi! Bon je suis consciente que cet équilibre est achement fragile mais pour le moment on s’en sort pas trop mal!
    Bravo pour E.T excellent choix 😉

  15. Etant fille unique, je ne sais pas qu’est ca fait d’être à la 2ème place, ni d’être l’aidée ou la cadette… Mais en tout cas, l’être « à plein temps » unique est peut être l’une des plus dures choses « en famille » dans le sens où tu te retrouves seule, tu n’as personne que tu peux considérer « soeur/frère » à moins que ta meilleure pote le soit, mais moi, je suis pas dans ce délire là ! Alors, vaut mieux en avoir 2 ou 3, c’est toujours plus sympa en grandissant, malgré les petits conflits.

  16. Moi qui etait dans cette situation là j’ai A-DO-RÉ !!!
    on en demandait ebaucoup a ma grande soeur,
    on surprotegeait mon petit frère et moi on m’aimait telle que j’étais! aucune pression.

    le plus dur c’est d’être comparée à sa grande soeur ce qui n’est pes forcément le cas de Petitou.

    J’espère que je penserais à menager du temps pour celui du milieu, je prends note 🙂

  17. m’en parle pas, ma 2ème est parfois rude avec nous! et j’entends tjs cette fichue phrase: « c’est la 2ème c’est normal » comme si y avait pas de solution ça m’énerve!
    je fais ça aussi moi réserver un moment avec chacune de mes filles, car avec 3 filles rapprochées on fonctionne souvent en tribu et on se déplace en groupe ^^ alors elles ont droit chacune à leur journée sans cantine et leur journée rien qu’avec maman, elles adorent!

  18. Tient, je ne m’étais jamais posé la question, on était deux (j’ai un frère) et je ne suis enceinte que du 2ème. Et je ne penses pas avoir de 3ème.

    Mais je suis d’accord sur le fait de prendre du temps avec chaque enfant séparément, c’est déjà un peu ce que je comptais faire avec les miens !

    Surtout histoire de rassurer le plus grand avec l’arrivée du second, lui montrer que des fois il peut encore être tout seul avec les parents ou avec moi et qu’on l’aime fort !
    Bises

  19. j’ai beaucoup aimé ton article , et la soirée rien qu’à lui;
    j’ai trois garçons, (grands maintenant, nés en cinq ans)
    à la naissance du dernier, mon deuxième a voulu régresser mais nous lui avons dit qu’il était grand , comme le grand frère;
    dès lors il a tout mis en oeuvre pour être meilleur que l’ainé ;il est devenu perfectionniste, exigeant, et l’est toujours puisqu’il doctorant en physique en ce moment ;^^

  20. J’ai 3 enfants, et récemment, j’ai passé un week-end toute seule avec la Miss N°2. Quel plaisir pour elle que pour moi. Oui, à refaire avec elle, et aussi avec mon aînée et mon petiot !
    Ton article est très joli, et m’a vraiment parlé !

  21. Je suis l’aînée, mais de 2 frères jumeaux, donc par définition arrivés en même temps. Mon enfance/adolescence a été rythmé par les moments où je prenais toute l’attention (la plus grande, celle qui ouvre la voie), mais aussi par des moments où je devais m’effacer, 2 garçons turbulants du même âge prenant évidemment beaucoup de temps/place/attention aussi. Je ne peux pas dire que j’en ai souffert, mais je sais que ça a façonné ma personnalité (je suis très discrète et réservée, et préfère observer que diriger).

    Mais je suis persuadée qu’il est important pour chacun des parents de réserver du temps en one to one pour chacun de ses enfants, pour lier une relation qui a son propre sens et ses souvenirs. Je me suis promis de faire attention à ça plus tard, quand je serai maman 🙂

    Très chouette article !

  22. Tu as raison, on a souvent tendance a traiter les fratries comme un package immuable. Je le vois avec mes 2 neveux qui sont frère et sœur avec un an d’écart, toujours collés l’un à l’autre qui « subissent » souvent le même traitement parce que c’est plus « pratique ». C’est bien de savoir s’aménager des moments avec chacun d’eux pour réussir à capter leurs personnalités propres…

    Contente que tu aies passé un joli moment avec ton Petitou en tous cas <3

  23. Chez nous c’est 3 qui est dans cette situation, petit jambon entre 2 grandes sœurs bien bavardes et présentes, et 2 petits frères jumeaux tourbillonnants !!
    Pas facile ….
    J’essaie d’en prendre un le midi de temps en temps pour un dej en tête a tête, et à partir de 10 ans on va au resto les 2 parents-1 enfant pour les anniversaires !
    Mais que c’est dur de trouver un moment pour chacun … Pourtant on sait bien que notre coeur de maman se dilate pour chacun de ses enfants … Mais pas son temps !
    Surtout qu’ils ont tous besoin de notre précieux temps pile au même moment !
    Enfin bref, on n’est pas sorties de l’auberge !

  24. Je me suis retrouvée dans cet article, car j’ai 3 loupiots, 2 garçons et une petite dernière. Et en effet, notre number 2 est celui qui nous donne le plus de fil à retordre. Il se met en quatre pour attirer notre attention d’une façon ou d’une autre, mais c’est souvent maladroit et la patience nous manque pour le comprendre vraiment. Vraiment pas facile à gérer!

  25. Très joli billet… où je retrouve quelques souvenirs de famille. Moi qui suis l’aînée, j’ai tout de même été bien obligée de constater assez vite que la/les place(s) du milieu (quel que soit le nombre d’enfants, chez nous on est 6), c’est assez compliqué. Et ça se vérifie dans beaucoup de familles.

    Chez nous, mes parents avaient institutionnalisé, comme un rituel, le moment que tu racontes : chaque semaine, ils dînaient en tête à tête avec l’un de leurs enfants (à partir de 3 ans, il faut quand même pouvoir converser un peu :-)), à tour de rôle. Bon, on n’allait pas au resto (« mon père c’est pas Rotschild », comme dirait Gad), mais on avait le droit de choisir le menu et le programme de la soirée.
    J’ai remis en cause pas mal de choses de l’éducation parentale (surtout qu’en tant qu’aînée, j’ai bien essuyé les plâtres), mais ce rituel, j’en garde vraiment un beau souvenir, et j’ai très envie de le mettre en place à mon tour quand mes enfants seront un peu plus grands !

  26. Très touchant ton article, j’ai comme souvent à la lecture de tes billets la larme à l’oeil. Je suis l’aînée à la maison, et j’ai plutôt le sentiment inverse, qu’on autorise à mon frère plus de choses, qu’il a le droit de faire plus de choses que moi à son âge. Au niveau de nos parents, je les trouve très égalitaires… Par exemple, à chaque vacances, mon père prend une journée pour sortir avec mon frère, ma mère fait pareil avec moi. C’est assez drôle et ça nous permet de nous retrouver. Quand j’étais plus petite, on s’arrangeait à partir en colo à une semaine d’intervalle, comme ça on avait chacun une semaine tout(e) seul(e) avec nos parents, et eux avaient une semaine tout seul tous les deux. Je trouve que votre petite soirée était une bonne idée, parfois ça fait du bien (:
    Bises & belle journée à toi !
    Delphine

  27. J’ai eu les yeux qui picotent tout au long de ma lecture. Comme souvent quand tu consacres un billet à Petitou en particulier, sans doute parce que je m’y retrouve dans ma relation avec la mienne. Et je suis, comme souvent, bien d’accord avec toi. Sans le vouloir, la place qu’on accorde au 2nd n’est pas la plus facile, et celui-ci (celle-ci pour moi) nous le rappelle souvent un peu brutalement. Ce qui est bien c’est de s’en rendre compte ; dans nos vies à 100 à l’heure, réserver un temps à chacun n’est pas évident, mais on devrait le faire plus souvent comme tu dis. Je vais m’essuyer les yeux. J’aime bcp le titre 😉

  28. :dot: Merci pour tous vos commentaires ! Je suis désolée de ne pas avoir eu le temps d’y répondre, mais je les ai tous lus avec attention, je ne pensais pas que ce billet vous ferait autant réagir… ça me touche beaucoup… merci !

  29. C’est pareil ici même s’ils ne sont que deux, ils me font clairement comprendre qu’ils nous voudraient pour eux tout seul… j’essaie d’aménager du temps avec chacun séparément mais ce n’est pas toujours évident, par contre c’est sourire garanti !

  30. Moi je garde dans la tête cette phrase entendue dans les maternelles : être celui du milieu, c’est comme être la tranche de jambon dans le sandwich, c’est le meilleur !

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