Bricoleurs du dimanche
Par Shalima • 30 sept 2009 • Catégorie: À la Une, bazar, cuisine et bricolis • 33 blablas •
La fièvre du bricolage s’est emparée de nous, ce week-end. Après avoir soigneusement préparé le terrain, à coup de comparatifs exhaustifs et plans sur papier millimétré, nous sommes allés dévaliser le Fly d’à côté pour parer notre salon des couleurs de l’arc-en-ciel. Quitte à y retourner l’après-midi même pour acheter des cubes Tootsie supplémentaires car le résultat ne nous satisfaisait pas complètement. J’ai toujours du mal à me rendre compte de la réalité des choses sur le papier.
Monter un cube Tootsie n’a rien de bien compliqué. MrChéri, rompu à l’exercice de la cuisine Ikéa et de l’armoire Castorama, s’est débrouillé comme un chef. En deux petites heures, c’était plié. Et c’est sans doute grisés par le succès – facile – que nous nous sommes attaqués aux étagères multicolores destinées aux chambres des Korrigans.
Car il faut le savoir, j’ai la passion – inassouvie – des étagères. J’aimerais en coller partout dans la maison, mais je ne saute jamais le pas. Pourtant, quand j’ai vu l’étendue des possibilités dans le rayon Tootsie, j’ai craqué. J’en ai achetées pas moins de 4 : une rose, une orange et une violette pour la chambre de Mamzelle, et une turquoise pour la chambre des garçons. Avec MrChéri, nous ne nous sommes pas méfiés… deux morceaux de bois, deux vis, ça devait être bête comme chou à fixer au mur.
Tu parles.
La vraie galère, oui.
Comme je le disais quelques lignes au-dessus, grisés par le succès des cubes, nous nous sommes attaqués aux étagères, le dimanche en toute fin d’après-midi, en commençant par la rose, prévue dans un angle de la chambre biscornue de Mamzelle. MrChéri a commencé par prendre les mesures, puis a percé deux trous, enfoncé les chevilles, et dégainé les vis. Mince, ça ne rentre pas. Pas de panique, je viens à la rescousse, il suffit de décaler un peu la vis de droite, vers la droite. Nouveau trou, nouvelle cheville. M*rde, ça rentre toujours pas. Le double décimètre dubitatif, on revérifie : toutes les mesures concordent, pourtant. Et ce screugneugneu de mur d’angle qui nous gêne dans la manœuvre, c’est pas possible un truc aussi mal foutu.
Empoignant une pince, MrChéri tente de tordre la vis pour la faire rentrer dans la charnière de l’étagère. Un morceau de plâtre se décolle du mur. Tout va bien. Il force un peu plus, et après une lutte acharnée, miracle, les deux vis rentrent dans les trous. Ouf. Sauf que l’étagère n’est pas du tout collée à la paroi, elle pendouille lamentablement dans le vide. Forcément, les vis ressortent trop du mur. Mais si on les resserre, il est absolument impossible de les faire rentrer dans l’étagère.
Une bordée de jurons plus tard, MrChéri dégaine l’artillerie lourde : la perceuse. Au diable ces foutues fixations invisibles, un bon gros trou dans le bois, ya que ça de vrai. Au moins tu vois quand tu serres les boulons à fond. Nouveaux trous, deux centimètres plus haut (le mur comence à ressembler à du gruyère périmé). Chevilles, vis… Mais c’est pas possible, il y a toujours ce bon sang de p*tain de crotte de décalage de 5 millimètres. Rhaaaaaaaaaaa…
De deux choses l’une, soit MrChéri est infoutu de percer droit… soit c’est le mur qui part en c*uilles.
Pour la paix des ménages, nous décidons de maudire l’architecte de la maison sur 23 générations. Et de remballer le matos. Ça fait deux heures que nous nous acharnons sur ce pauvre pan de mur, la nuit tombe, les enfants ne sont pas nourris et le résultat n’est pas beau à voir : des trous partout, le plâtre à vif, des traînées de peinture rosâtre sur fond blanc là où l’étagère a voulu passer en force. La chambre de Mamzelle ressemble à un chantier post-apocalyptique.
Je comprends mieux pourquoi je n’ai jamais assouvi ma passion des étagères. Trop ch*ant à poser. En attendant, nous avons quatre magnifiques étagères à revendre. Prix très attractif, pose non comprise. Si vous êtes intéressés, écrivez au blog, qui transmettra !



































