Et vogue la galère…
Ah, la recherche d’emploi, c’est tout un poème… notamment la première et incontournable étape administrative : l’inscription aux ASSEDIC en vue d’une potentielle indemnisation chômage.
Ma précédente expérience, il y a 10 ans, ne m’avait pas laissé un très bon souvenir. J’étais jeune diplômée, je n’avais jamais bossé, je n’avais droit à aucune indemnité. Malgré tout, impossible d’y couper, si je voulais un minimum de couverture sociale, il fallait que je m’inscrive chez les demandeurs d’emploi.
A cette époque, il fallait se pointer là-bas aux aurores, pour être parmi les premiers à l’ouverture. Ensuite, on prenait un ticket, comme chez le boucher, et on attendait, attendait, attendait. Quand enfin venait votre tour, on vous refilait un dossier à remplir, chez vous, et on vous invitait à revenir le déposer, dûment complété, en suivant la même procédure (attente-ticket-attente-attente-attente). Malheur à vous si vous oubliiez ne serait-ce qu’un élément, c’était immédiatement retour à la case départ (mais sans toucher 20 000 Frs, faut pas exagérer non plus).
Heureusement, en 10 ans, cette vénérable institution a su évoluer avec son temps, et c’est tant mieux. L’inscription se fait de chez soi, sur internet ou par téléphone, vous pouvez pré-remplir votre dossier en ligne, et cerise sur le gâteau, on vous envoie une convocation pour un rendez-vous avec un horaire ultra-précis. Finies les heures d’attente aléatoires ! J’ai même eu la surprise, après m’être inscrite sur internet, d’avoir le coup de fil d’un agent charmant, me demandant quelques précisions pour éviter de perdre trop de temps lors de notre rendez-vous. C’est beau le progrès quand même…
Je me pointe donc lundi, pile à l’heure de ma convocation, dans leurs nouveaux locaux, bien plus clairs et spacieux que ceux d’il y a 10 ans. J’ai mon dossier sous le bras, mes attestations de congé parental, et un classeur lourd de toutes mes fiches de paye depuis 1999. Prudence est mère de sûreté, non ?
Je passe à l’heure, mon interlocutrice est tout sourire, je commence à me détendre. Après les questions d’usage, je commets ma première erreur : je lui parle de mes droits d’auteur touchés cette année. Que n’ai-je pas dit ! son visage se ferme instantanément et je la vois me classer mentalement dans la rubrique “enquiquineuse à complication potentielle”. Elle me soupçonne d’avoir voulu gruger et les allocs, et le fisc. Que nenni ma brave dame, j’ai tout déclaré, moi, nanméo ! Mais dans le doute, elle va demander confirmation à un collègue. Elle revient 2 minutes plus tard, avec de bonnes nouvelles et le sourire retrouvé. Les droits d’auteur, c’est bon, ça passe. Comme si je ne le savais pas…
On continue avec l’étude de mes droits. Ouhlala, c’est compliqué. Très compliqué. TROP compliqué, STOP, on arrête tout ! De toute façon, on atteint déjà la limite de la demi-heure d’entretien règlementaire. Quoi, vous n’êtes pas contente ? Ah mais madame, vous n’aviez qu’à pas enchaîner congé maternité avec congé parental et vous faire licencier en plein milieu, il y a 2 ans !! J’y comprends rien à votre dossier moi !
Me voilà donc éjectée en salle d’attente avec ordre de constituer un dossier vraiment complet : si je veux des sous, je dois aller réclamer des attestations sécu qui datent de ma seconde grossesse (2003, c’était hier), et aussi photocopier mes 13 derniers bulletins de salaire (j’ai les originaux avec moi, mais ça ne compte pas).
Pas le temps de me lamenter sur mon triste sort, j’enchaîne avec mon rendez-vous ANPE. La conseillère, en tongs, est plutôt sympa. Elle décrypte mon CV en 2 temps 3 mouvements, et arrive même à me trouver un code ROME qui va bien (il y a 10 ans, on n’y était jamais arrivé). Et la sentence tombe : “Bon, vu votre profil, on ne va rien pouvoir faire pour vous, hein. Va falloir réactiver votre réseau relationnel (?) et vous débrouiller toute seule. Allez quand même faire un tour à la CCI, on ne sait jamais, ils pourraient ptêtre vous filer des infos ?”. Et puis c’est tout. En 10 minutes, mon entretien est torché. Aurevoir et à bientôt jamais.
Retour à la case départ, sans toucher les 20 000 Frs, après avoir évité de peu la case prison. Il ne me reste plus qu’à essayer de piocher une bonne carte communauté.
Finalement, les choses n’ont pas vraiment changé, en 10 ans. Même si désormais il y a la radio dans la salle d’attente…





























Elles étaient tellement belles, les illusions du début de ton post…
Allez, courage ! A côté, je sais que je suis chanceuse d’être une simple jeune diplômée sans long parcours bizarroïde, mais je comprends quand même !! Faut suivre les démarches à la lettre chez eux, sinon, ça rentre pas dans les cases et c’est pas bon !
Sinon, pour la démarche pour retrouver du travail, c’est surtout de la persévérance… Alors doublement courage
erff…. ca me rappelle des souvenirs pas si lointains (et encore, t’imagines ce que ça peut donner avec des feuilles de paie italiennes et une formulaire E301….)
Par contre, vendredi : congé mat
Edifiant !
Tellement prévisible et consternant !
Je ne te connais pas beaucoup mais je sais qu’il en faudra plus pour te décourager !
Excuse-moi ton billet m’a beaucoup fait rire même si en soi ce n’est pas drôle… mais tellement vrai ! C’est quand même une chance, en France, de pouvoir recevoir des aides à l’emploi et allocations chomage certes, mais quelle galère ! (à vrai dire je ne connais personne pour qui le dossier est passé du premier coup sans encombre…)
Bon courage en tout cas et tiens nous au courant pour la suite !
c’est horrible cette démarche, moi, la dernière fois, ça m’a tellement serré la gorge de n’entrer dans aucunes cases que j’avais plueré en sortant (alors que rien de neuf, en fait, mais bon, j’attendais un bébé et je venais de me faire virer pour grossesse sans pouvoir le prouver…)
allez va, active ton réseau, si les auteurs entraient dans des cases, ça se saurait!
(hug)
Alala, les rendez-vous ANPE… Je suis en plein dedans moi aussi, même si ma situation est moins compliquée que la tienne.
Le coup de “On ne peut rien pour vous,” j’y ai eu droit, mais je m’y attendais. A vrai dire, j’ai préféré tomber sur un conseiller réaliste que sur un pointilleux qui me propose tout et n’importe quoi pour faire monter ses chiffres.
Bon courage !
Oh punaise, c’est un brin pénible… Je compatis, bon courage pour les dossiers complets auquels il manque toujours une pièce, ça va te rappeler des bons souvenirs de faisage de passeport…
Même combat, même galère!!
On les aura un jour, on les aura!
Bon courage!
Ça me rappelle de joyeux souvenirs tout ça ! Bon courage, ça ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.
J’espère que tu trouveras rapidement. Même si tu décris tout ceci avec humour, c’est quand même pas top-drôle.
Ah oui, en effet ! y a un peu de progrès quand même, ils arrivent à te trouver un code ROME ! L’ANPE tout un poème… je n’ai eu qu’un mois à les fréquenter (et c’est pas grâce à eux que j’ai décroché mon 1er job c’est sûr vu qu’ils me proposaient des postes qui n’avaient rien à voir avec ma formation) et mon homme, qui est resté 4 ans inscrit chez eux, avait fini par se faire entendre en faisant un siège et en refusant de partit tant qu’on ne lui aurait pas proposé au moins un stage (on lui répondait toujours qu’il était trop diplômé pour y avoir droit) ce jour là il avait apporté toutes ses lettres de refus de candidature (une pile sur ses genoux qui faisait 25 cm de haut), il a réussi comme ça à décrocher une place en formation AFPA (qui a débouchée sur un emploi très vite). Comme quoi faut pas désespérer et surtout ne pas avoir peur de les secouer un peu (beaucoup).
Courage Shalima! Pas drôlifiques ces démarches, malgré ton écriture joyeuse.
T’as de la veine ils t’ont trouvé un code ROME au moins ^^
(
Moi ils n’avaient même pas réussi.
Et quand j’ai expliqué ma réorientation professionnelle ils m’ont dit “ok mais les banques et les assurances elles mettent rarement des annonces chez nous alors faudra chercher toute seule”. Aussi.
Donc à ce stade j’avais un vague dégoût du système. Déjà.
Mais pour que je les déteste vraiment, il y a 2 jours ils ont mis le paquet: ils me réclament 700 euros de soit-disant trop versé pour une période de formation qui était censée être rémunérée par les Assedics justement. C’est gagné je les hais vraiment. Et perdre 15 mn de mon forfait pour les entendre me dire que non non y’a pas d’erreur.
Bon courage Shalima
(
tu vas faire quoi ? prendre une assistance juridique… ou rembourser ?
Refais un bébé ça sera peut être plus simple
non ??
Bon et bien courage … Je pense fort à toi …
Je remarque tout de même qu’ils ont refaits également leur plaquette … dommage effectivement que derrière les bonnes intentions affichées, ça ne suive finalement pas.
Courage !
Je suis dans le même cas que toi, il y a 10 ans: jeune diplômée et pas vraiment d’expérience professionnelle (si on peut appeler 6 mois de l’expérience). Je n’ai le droit alors à aucune indemnité. Je me suis inscrite mais je n’ai toujours pas eu de convocation. J’appréhende un peu car le métier (documentaliste en entreprise) que je souhaite exercer possède un code rome un peu fourre-tout. Bon courage et bonne chance dans tes recherches.
Ouais, ils ne peuvent rien pour toi, ce qui ne va pas les empêcher de bien te faire ch–r: justificatifs de recherche d’emploi (lettres de refus…), RDV téléphoniques de suivi etc, des fois que tu toucherais la tune tout en te tournant les pousses au frais du “prince”.
Mon Chéri a adoré, entre son inscription assédics/anpe et la signature de son nouveau contrat de travail, il s’est passé à peine 2 mois, il a dû rendre compte de sa recherche d’emploi au moins 4 fois. Je ne parle même pas des entretiens qu’il était obligé d’aller passer, pour des boulots ne correspondant pas à ce qu’il cherchait, tout refus entraînant une suspension voire une radiation…
Tout ça pour rien:il devait commencer à être indemnisé le 5 juillet et a signé un CDI le 2, donc s’est payé le luxe de les envoyer balader!!
Oh mon dieu! les pouces, pas les pousses!!! (vais me cacher)
MOi je te dis l’anpe c’est trop de la bouse. Quand je suis allée à mon entretien obligatoire, ‘javais 19 ans , ej venais de me faire virer de la société géniale et le monsieur chargé de t’aider à trouver un emploi à rien trouvé de mieux à faire que de me faire pleurer. Pendant au moins 1/4h en disant que j’étais bonne à rien et que j’étais vraiment pas faite pour travailler dans la banque… Heureusement que je ne l’ai pas écouté!
D’abord, je remarque que les plaquettes ANPE ont le code couleur de ton blog et ça, c’est balaize. Je pense que peut être tu peux leur coller des ptits zozios dessus
))) Ceci dit, par rapport à il y a 6 ans (c’est pas si loin), ils te suivent à la loupe, c’est limite du harcèlement. J’y étais avec mon bidon qui grossissait au fil des rendez-vous. Le mec avait été plutôt sympa.
Ensuite, effectivement, si on devait compter sur l’ANPE pour trouver un boulot, le nombre de chômeurs serait doublé
La seule fois où j’ai eu affaire à l’ANPE , c’était il y a 8 ans et c’était de très très courte durée…
Mon pauvre papa galère avec eux depuis bientôt 2 ans :-S Il fait des stages bidons, c’est tout…
Bon courage !
Je ne suis pour le moment jamais passée par là mais ça fout les j’tons ce “parcours”…
Heu et sinon, je ne sais pas c’que c’est un “code Rome” mais ça a l’air bien… humhum…
En Suisse, beau pays où il flotte tout ce qu’il peut en ce moment, nous avons le chômage. Si, si. Et des dialogues de sourds. Aussi. Et des employés de la caisse chômage qui en savent moins que toi. Et une administration fédérale qui prend des décisions incompréhensibles et illisibles (c’est du français, mot à mot, mais ensemble, ça ne donne rien), des RDV O-BLI-GA-TOI-RES au cours desquels il ne se passe … rien, etc., etc., etc. Des demandes de recherche d’emploi qu’on exige que tu fasses comme infirmière quand t’es vendeuse, ou presque. Mais, bi-nationale suisse/italienne, je me dis qu’en Suisse, on est mal loti, mais on obtient (des fois!) quelque chose avec l’administration, parce qu’en Italie… Par exemple, je n’ai plus de passeport italien, parce que JE N’ARRIVE JAMAIS A AVOIR LES PAPIERS QU’IL FAUT QUAND JE VAIS AU CONSULAT (alors que j’amène ceux qu’on m’a demandés la fois d’avant)… et je ne suis pas la seule. Morale: l’administration, ça semble être partout la même chose, kafkaïen! Et, en plus, la plupart du temps, on est mal reçus. Et pourtant, ne sont-ce pas nos petit impôts qui les paient ces gens-là?
Houuuu, rien que de te lire je frissonne de trouille à l’idée qu’il va falloir que je m’y remette aussi en rentrant en France.
Bon courage en tout cas pour la suite des démarches et le débrouillage toute seule…
Finalement pour l’ANPE tu as eu de la chance. SI SI ! Moi ils m’avaient collée direct dans un cabinet de consultants. Je n’en ai pas trop parlé encore, mais ce cabinet devant m’aider à retrouver du travail, me harcelait tellement que j’ai craqué vraiment et commencé une vraie dépression.
D’où arrêt maladie dès la mi février, quasi jusqu’à ce que je retrouve du boulot toute seule.
Ce que tu feras toi aussi (te débrouiller toute seule, comme tout le monde, ces gens là sont rarement là pour nous aider vraiment…)
Bon courage !
Je suis en plein là dedans et pourtant je ne dois pas avoir une situation aussi compliquée que la tienne. Ou alors, c’est eux qui rendent tout compliqué ? Parce que moi la case départ, on joue avec votre dossier, j’y suis passée…
En tout cas, ils réussissent au moins une chose : nous dégouter du chômage et avoir envie de travailler !
@ Shalima : j’en suis à mon 2e RDV ANPE mensuel
J’arrive pas à trouver dans la branche que je veux et comme je vais bientôt déménager, je mise plutôt sur de l’intérim et des CDD, mais même là je suis surdiplômée ! Où va le monde… !
Allez, on va y arriver
AH les assedics et l’anpe!! des sacrés coquinoux!! moi ils m’ont proposé un cdi de 10heures, ils se moquent du monde parfois!
[...] Et pour cause, ce matin j’avais rendez-vous au Pôle Emploi de mon bled pour le suivi de ma recherche d’emploi (en vrai, pour justifier ma recherche d’emploi, la nuance est de [...]